12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:06
Le retour de la France passe mal à l'Assemblée.

Le retour programmé de la France dans le commandement intégré de l'Otan fait des vagues auprès des députés, de gauche comme de droite.

Samedi à Munich, Nicolas Sarkozy a confirmé sa décision de réintégrer la France dans l'ensemble des structures militaires de l'Otan. Le retour de la France, sortie du commandement intégré sur décision du général de Gaulle en 1966, devrait être officialisé lors du sommet de l'Alliance à Strasbourg et Kehl les 3 et 4avril prochains. Mais ce tournant dans la politique étrangère de la France passe mal dans la classe politique. A gauche comme à droite des voix s'élèvent pour dénoncer la fin de l'indépendance française et un «alignement sur les États-Unis». Tandis que François Bayrou demande un référendum, les socialistes exigent un débat et un vote au Parlement. Tout comme une partie des députés de la majorité.

Un des plus hauts postes pour la France

Le gouvernement a décidé de multiplier les rencontres afin de préparer les esprits. Les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée auditionneront demain le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer. Nicolas Sarkozy a plusieurs fois posé comme conditions à la réintégration dans l'Otan, que la France obtienne des postes au plus haut niveau de l'organisation et que l'Europe de la défense fasse des progrès en parallèle. Sur le premier point, il serait question que Paris occupe l'un des deux plus hauts postes militaires, celui de commandant en chef responsable de la modernisation des structures et des doctrines de l'alliance, basé à Norfolk, aux États-Unis. Ceci reste suspendu à l'accord de l'ensemble des 26 pays alliés.

Source: Le Télégramme.

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Publié par David Guillerm - dans France
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