7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 22:20

On peut clairement voir dans cet article que Bernard Poignant, Maire de Quimper et Eurodéputé PS, appelle de façon indirecte au vote MoDem pour les Elections Européennes du 7 Juin 2009. C'est la seul manière pour la Bretagne d'avoir encore un Eurodéputé!

Bruno Joncour est candidat aux Elections Européennes en duo avec Sylvie Goulard qui est la tête de liste du Mouvement Démocrate, présidé par François Bayrou, dans le Grand-Ouest.



PS. Bernard Poignant à la pointe de la fronde (Le Télégramme).

Le PS est à nouveau en ébullition. En cause: le mode de désignation des candidats aux européennes. «Je n'ai jamais vu ça», tonne Bernard Poignant, le maire de Quimper!

Député européen depuis deux mandats, Bernard Poignant ne sera pas candidat aux européennes du 7juin prochain. Il n'a cependant pas tourné la page, loin de là, au point de se retrouver au coeur de la fronde qui agite le PS. En cause: le mode de désignation des candidats. «Déjà au congrès de Reims, j'étais intervenu pour mettre en garde contre cette méthode. Je l'ai redit au comité national et je suis allé le répéter à Martine Aubry. Mais je me suis fait renvoyer dans mes buts!», lâche un Bernard Poignant très remonté.

«Méthode détestable»

La méthode choisie pour la désignation des candidats repose sur la colonne vertébrale et talon d'Achille du PS: les motions. Tant de voix, tant de places. «C'est une méthode détestable et très jacobine, lâche-t-il. Seuls les sous-chefs de motions ont négocié sur le thème «J'ai eu tant de voix au congrès, j'ai droit à tant de places sur les listespour les européennes». Et à quoi aboutit-on? A des parachutages purs et simples dans certaines régions où débarquent des candidats que les électeurs ne connaissent pas. Avec cette méthode, ajoute-t-il, on se prive de compétences. Il n'est pas normal qu'on écarte du Parlement européen quelqu'un comme Gilles Savary, notre meilleur connaisseur des services publics. Il est éliminé par le système. Je n'ai jamais vu ça ailleurs que dans cette élection».

«Nos régions valent autant que nos motions», soutient encore le maire de Quimper, tout en soulignant que ce n'est nullement par réflexe régionaliste qu'il réagit ainsi. «Le problème, dit-il, est le même partout. Dans le Centre, le Sud-Ouest, les Dom-Tom...».

Finistère: zéro!

Pour la pointe bretonne, le solde sera assurément très négatif. Le Finistère, qui compte deux députés européens sortants (Bernard Poignant et l'UMP Ambroise Guellec, ex-ministre) n'en aura plus un seul, faute de candidats à des places éligibles. Pour être représentée à Bruxelles, la pointe bretonne ne peut éventuellement compter que sur Bruno Joncour, maire de Saint-Brieuc, en seconde position sur la liste centriste. Encore faudrait-il que cette formation obtienne 15 ou 16% des voix dans le Grand Ouest, ce qui est loin d'être acquis. Or, quels seront les grands dossiers de la nouvelle mandature qui va s'ouvrir en juin? Bernard Poignant les énumère: la renégociation de la politique agricole commune, la politique de la pêche, le programme-cadre recherche-développement et le redimensionnement des fonds structurels européens. Autant dire que la Bretagne sera particulièrement concernée et qu'elle aurait besoin d'élus qui se plongent résolument dans tous ces dossiers. Ce sera loin d'être le cas. Au passage, cette sous-représentation amène une fois encore à s'interroger sur le poids de l'Ouest breton dans les partis politiques, toutes tendances confondues. Au fil des ans, il s'effiloche.


René Perez

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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