24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 10:00

  ÉLECTIONS EUROPÉENNES 


Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, Corinne Lepage (MoDem), était mercredi à Douai, en compagnie d'Olivier Henno, son suppléant.

 


Journée de terrain dans le Cambresis et le Douaisis, mercredi, pour Corinne Lepage et Olivier Henno. La candidate MoDem et son suppléant avaient organisé une conférence de presse au buffet de la gare, afin de parler des Européennes.

L'ancienne ministre de l'environnement a expliqué avoir ressenti une grande désespérance chez les gens qu'elle a pu rencontrer. Mais elle veut cependant croire qu'un avenir est possible et que l'Europe sera là pour répondre aux attentes des Français.


Concernant la crise que connaissent les producteurs de lait, elle a estimé qu'il fallait leur assurer un revenu décent, ne plus permettre la vente à perte.

Puis ajouté qu'il fallait mettre en place un redéveloppement de l'agriculture. Ceci passe notamment par la production des biocarburants et la chimie verte.


Pour Mme Lepage, l'agriculture peut être « un vecteur de développement formidable ».


Lors de son périple dans la région, elle a aussi pu visiter des entreprises qui vont bien, relocalisent ou réhabilitent des sites pollués. Elle a également rencontré des hospitaliers à Arras et Calais, des représentants de la justice, et évoquer le problème des migrants. Sachant que l'Europe finance déjà de nombreux projets, elle s'est interrogée sur le fait de savoir ce qu'elle pouvait faire de plus et appelé de ses voeux une Europe de proximité.


De son côté, Olvier Henno a parlé de l'avenir du secteur industriel, auquel il croit, « car on ne peut pas faire que du tertiaire ».


Pour ce qui est de l'automobile, il a estimé que les entreprises n'avaient pas assez anticipé, pas assez investi dans les nouvelles technologies. Un manque de vision à long terme que Mme Lepage reproche aussi à nos dirigeants actuels, estimant que le plan de relance verte français est notoirement insuffisant, tout comme le plan solaire. Pour elle, il faudrait mettre en place un second plan de relance, et qu'il soit coordonné au niveau européen.
Elle note encore que les salariés de l'automobile avec qui elle a pu s'entretenir ne manquaient pas d'idées pour diversifier les activités de leurs entreprises. Chez Faurecia, spécialiste des sièges auto, on pourrait ainsi se lancer dans les sièges tout court. Quant aux fabricants de pneus, ils pourraient les recycler. Et comme le Nord, particulièrement touché par la crise, se situe au coeur de l'Europe, il pourrait servir de plateforme expérimentale de cette reconversion. Mme Lepage a conclu son intervention sur le fait qu'il fallait « redonner la pêche à nos concitoyens, et qu'il existait un futur construit et non pas subi ». • J-F. G.

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