26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 10:00

Le conseil culturel de Bretagne, les associations Dihun, DivYezh, Diwan, Eskolim, l'association des enseignants en breton, ne se contentent pas d'une reconnaissance, dans la Constitution, des langues régionales.

Ce premier pas n'est pas suffisant et ces associations veulent le rappeler au gouvernement, au lendemain du remaniement ministériel qui a conduit Frédéric Mitterrand au poste de ministre de la Culture. Cette loi sur les langues, longtemps annoncée par le gouvernement, ne vient pas. Elle était pourtant inscrite dans les projets de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

Au mois de mai, une rencontre a eu lieu avec un groupe de députés à l'Assemblée nationale, mais cela ne suffit pas. Pour Paul Molac, président de Div Yezh et chargé de suivre ce projet au conseil culturel, les points essentiels suivants sont à inscrire dans cette loi: l'organisation systématique de l'enseignement des langues régionales; que les communes ne puissent plus s'opposer aux inscriptions des enfants dans des écoles bilingues; que les compétences linguistiques soient données aux régions; la mise en place d'une politique de formation et de recrutement d'enseignants bilingues; une nouvelle définition de la parité; que 20% des programmes scolaires soient consacrés aux régions; le développement des langues régionales dans les crèches, centres aérés, activités sportives, formations pour adultes; des télévisions et radios régionales dotées de grilles spécifiques; le développement de la signalétique et de l'accueil bilingue dans les administrations et services.

Pour le conseil culturel de Bretagne, les langues régionales doivent être des langues sociales et de communication vivantes.

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