17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:00

A l'issue d'une table ronde avec l'ensemble de la filière, le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a appelé mercredi 15 juillet les industriels à respecter l'accord sur le prix du lait, conclu le 3 juin.


Cet accord signé après de longues négociations entre producteurs, entreprises privées et coopératives, prévoit un prix moyen du lait en 2009 situé entre 262 et 280 euros pour 1 000 litres, un prix déjà inférieur à celui réclamé par les éleveurs, confrontés à une baisse des prix de près de 30 % sur un an. Mais, selon les agriculteurs, Entremont, troisième opérateur laitier en France, qui est en difficulté et cherche un repreneur, paie encore en dessous de ce prix.

"Nous souhaitons le plein respect de l'accord qui a été conclu le 3 juin. Le plein respect, ça veut dire le respect par tous les industriels concernés, (...) y compris par Entremont", a indiqué M. Le Maire lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion sur la crise du lait. Pour le secrétaire d'Etat chargé de la consommation, Hervé Novelli, cet accord "doit être tenu parce qu'il est très important dans cette période de glissade des prix. (...) Même s'il n'est pas complétement satisfaisant, il arrête, comme l'ont remarqué l'ensemble des participants, la dégringolade".


GROUPE DE TRAVAIL FRANCO-ALLEMAND


Le ministre de l'agriculture a par ailleurs annoncé mercredi la création d'un groupe de travail franco-allemand pour réfléchir à une régulation "plus souple" et "plus efficace" du marché laitier européen. Ce groupe de travail "sera ouvert à tous les autres Etats membres", a-t-il indiqué.


La France et l'Allemagne sont les principaux producteurs de lait au sein de l'Union européenne. La France, qui milite pour une régulation des marchés à l'échelle européenne, souhaite la mise en place de nouveaux instruments de régulation. "La France sera en pointe dans ces travaux de nouvelle régulation", a souligné M. Le Maire. Selon lui, ce nouveau système sera "mieux que les quotas, avec des instruments plus souples et plus efficaces que ce que nous avons maintenant".


Mardi, lors de la séance inaugurale du Parlement européen, des centaines de producteurs de lait européens ont convergé vers Strasbourg pour réclamer des prix plus justes, une baisse des quotas laitiers et une maîtrise de la production. L'European Milk Board (EMB) et la Coordination européenne Via campesina (ECVC), qui ont organisé la manifestation, réclament comme "mesure immédiate" un gel "d'au moins 5 % des quotas laitiers".

Le Monde

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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