27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 10:00

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.
 

>> Lire le texte de l'appel <<

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Publié par David Guillerm - dans Monde
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commentaires

Strange 03/12/2009 10:45


Rachida dati s'est complètement trompé lors de cette interview ! Une grosse boulette ! ==> Rachida dati s'emmêle les pinceaux

Assez étrange pour quelqu'un comme elle !


Rudy 19/11/2009 12:44


C'est toujours difficile de faire le bon choix... A la fois j'ai tendance à critiquer ouvertement les politiques mais je ne suis pas à leur place ! Je ne peux que conseiller et non ordonner.
J'aimerai simplement qu'ils prennent du recul et qu'ils aient une vision du futur.



David Guillerm 19/11/2009 12:13


Effectivement rien est gagné. Pourtant, je pense que nous devons séparer les choses en deux parties.

Une partie est l'engagement de chaque citoyen. Nous devons faire tous des efforts, tous les jours pour que les choses changent. L'engagement associatif est un vecteur intéressant et je fais moi
même parti d'une association pour la promotion du TER. Les efforts doivent également se faire dans la vie quotidienne pour réduire notre impact.

La deuxième partie est l'engagement des politiques. Mais quand je parle d'engagement je parle d'un vrai engagement. C'est trop facile de dire aux citoyens qu'il faut faire des efforts. Le travail
des politiques c'est de faire changer le monde economique. C'est d'imposer des nouvelles normes aux entreprises car nous consommons ce que nous trouvons. Lorsqu'il n'y aura plus que des voitures
non polluante (la voiture electrique etant polluante suivant la production electrique: nucléaire, charbon...) et bien les gens rouleront avec ces voitures mais tant qu'il y aura des voitures
polluantes et moins chères, les citoyens continueront à les acheter.

Le problème aujourd'hui cest que les politiques sont très influencés par le monde économique et ne font pas toujours les bons choix. (plan de relance automobile alors que ca aurait du porter sur
les transports de l'avenir...)


Rudy 19/11/2009 11:44


Je suis d'accord qu'on va jouer notre avenir, cependant je n'accorde pas une entière confiance aux dirigeants politique.
Les interets économiques sont trop fort pour persuader de nombreux présidents et autres de changer radicalement.
Il nous faut agir, faire quelque chose de concret qui ai un impact, depuis le début on parle mais on ne fait de choses assez grandes.
Je sais bien qu'on pourrait me dire, c'est facile de parler derrière son ordinateur, mais j'essai moi personellement d'agir à mon niveau avec des petits gestes simples quotidiens comme le tri et
éviter un maximum la voiture pour priviligier les transports en commun.


Rudy 18/11/2009 10:19


Un accord ? Comment trouver un accord qui satisfasse à la fois les pays en pleine croissance comme la chine et les pays en crise tel que les USA? Ca va être un vrai casse tête !
Copenhague 2009


David Guillerm 18/11/2009 17:00


Effectivement ca semble difficile mais il faut que tout le monde soit prés à faire des concessions si nous voulons avancer. C'est l'enjeu de notre futur qui est dans la balance!


       

 

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