9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 18:09


PARIS — Plusieurs ténors PS dont Ségolène Royal ont saisi mardi la main tendue de François Bayrou pour un "dialogue", tandis que Claude Bartolone, proche de Martine Aubry, voit un infléchissement dans la position du président du MoDem mais attend sa confirmation par l'ensemble de ce parti.


François Bayrou a précisé mardi matin les conditions du dialogue qu'il avait proposé dimanche à l'opposition pour préparer une "alternance crédible", suggérant un travail public au sein d'un "parlement" où les partis seraient représentés par des personnalités de leur choix.


Ségolène Royal s'est dite "disponible" pour rencontrer le président du MoDem: "Je suis disponible. Pourquoi pas? C'est pas interdit de rencontrer François Bayrou", a déclaré l'ex-candidate à la présidentielle. "L'alternance se fait forcément avec les centristes. J'ai toujours pensé cela", a ajouté Mme Royal qui avait défendu cette position au Congrès de Reims contre tous les autres courants.


Le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, a également apporté son soutien "total et entier" à la proposition du député des Pyrénées Atlantiques, qui, selon lui, va "permettre un débat constructif dans la clarté, la transparence et le respect de l'identité de chacun".


Membre du courant "L'Espoir à gauche", qui avait accueilli au côté de Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, lors des journées d'été à Marseille, M. Rebsamen estime que "la confrontation des idées" favorise "le rassemblement nécessaire à l'alternance" et propose d'"associer" à ce débat le radical de gauche Jean-Michel Baylet et l'ex-leader communiste Robert Hue.


Vincent Peillon, leader de l'Espoir à gauche, se "réjouit" aussi que depuis Marseille les choses aient "beaucoup bougé". Organisateur des journées de Marseille, l'eurodéputé entend récidiver en organisant "fin octobre-début novembre" une rencontre à Dijon allant des communistes au MoDem et axée sur l'éducation.


Favorables à un dialogue avec le Mouvement démocrate pour "parler des convergences et des divergences", des proches de François Hollande estiment, de leur côté, qu'il faut débattre des sujets "délicats" comme "la politique économique, sociale ou fiscale, pour voir s'il y a accord".


Claude Bartolone, proche de la première secrétaire Martine Aubry, constate auprès de l'AFP, qu'"il y a un bougé de la part de François Bayrou", mais "maintenant ce dont on a besoin c'est de savoir s'il s'agit d'un bougé personnel de François Bayrou ou de l'ensemble du MoDem".


"J'attends le congrès du MoDem pour voir ce qui va réellement en sortir", notamment en vue des régionales, "on ne va pas tomber dans une situation où les MoDem régionaux discutent avec les uns ou les autres, et choisissent là des alliances avec les socialistes, ailleurs non", ajoute-t-il.


"Il y des tonalités différentes dans cette organisation, certains venant de la droite", insiste le député de Seine-Saint-Denis.


Le MoDem doit fixer sa stratégie électorale entre la mi-octobre et la mi-novembre, avant son Congrès extraordinaire les 5 et 6 décembre à Arras.


Mme Aubry n'a pas encore répondu à l'offre de dialogue de M. Bayrou.

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Publié par David Guillerm - dans France
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