30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:17

Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, veut revenir sur la prime à la performance des fonctionnaires instaurée sous Nicolas Sarkozy. La prime de fonctions et de résultats, qui concerne 55.000 fonctionnaires, consiste en une indemnité versée aux fonctionnaires selon leur performance, avec une part liée à leur fonction et une autre à leurs résultats. Sous la pression des syndicats, Marylise Lebranchu accepte l’idée de ne plus tenir compte des résultats.

 

Cette annonce est surprenante. On nous déclare une nouvelle fois qu’un tel dispositif de prime à la performance ne serait pas adapté à la fonction publique pourtant le principe de performance permet d’assurer l’efficacité de toutes les organisations humaines.

 

Sans prime à la performance, l’administration n’a aucun moyen de pousser ses fonctionnaires à mieux travailler.  Un fonctionnaire qui travaille le moins possible se fera rouspéter durant son entretien annuel, mais ca s’arrêtera là. Il ne risquera ni licenciement, ni impact sur son salaire. De cette manière, on pousse une nouvelle fois le système vers le bas.

 

Les syndicats sont importants dans notre société mais il ne devrait pas se tromper de combat. L’Etat français et son système sont sclérosés et endettés. L’ensemble de notre système social est menacé par cette situation. Augmenter les charges sur les entreprises et les particuliers est loin d’être une solution pérenne. Nous devons améliorer l’efficacité et la performance de l’administration pour faire mieux avec autant.

 

 La prime à la performance des fonctionnaires dans sa forme actuelle est peut être à améliorer, mais en aucun cas cette dernière doit être supprimée car elle apporte un début de réponse dans le perfectionnement de notre système. 

 

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Publié par David Guillerm - dans France
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