9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 11:35

Interview de Benoît Schmatz réalisée dans le cadre des Elections Nationales des Jeunes Démocrates.

 

n546004001_169321_6742-225x300.jpgBenoît Schmaltz, membre de l’équipe « Libres et Engagés !» et blogueur démocrate fait parti des finalistes du Concours Jeune Cicéron. La finale de ce concours de discours aura lieu le 12 juin à 14 heures au Sénat. Tout le monde peut assister à cette finale après s’être inscrit sur le site du concours. L’équipe « Libres et Engagés !» est fière de compter parmi ses membres Benoît Schmaltz et le félicite. Voici un court entretien pour découvrir Benoît :

 

Bonjour Benoît, peux-tu te présenter ?

 

Je suis un jeune homme qui a beaucoup bougé en France, ce qui fait que je suis d’un peu nulle part mais comme à chaque fois, j’ai adopté l’endroit où j’étais… et j’espère que Lyon a fait de même en retour. Donc on va dire que je suis Lyonnais pour l’heure. Je me suis toujours intéressé à l’Histoire, à la politique, aux idées et aux représentations du monde… c’est de là sûrement qu’est venu mon engagement politique au départ. L’expérience m’a amené à voir les choses de manière un peu plus pratique, moins intellectuelle, plus terre-à-terre, mais j’espère avoir gardé tout mon idéal et un léger côté romantique.

 

Quel est ton parcours professionnel ?

 

Pour l’instant je suis en 2° année de doctorat, environ à mi-parcours, et donc l’idéal j’aimerais enchaîner sur la carrière universitaire mais c’est un vrai chemin de croix. Alors je crois que je termine ma thèse sans pouvoir devenir professeur et bien, je choisirai entre l’école des avocats et la fonction publique.

 

Quel est ton parcours politique et ton engagement au sein du MoDem ?

 

Question complexe, et assez personnelle aussi. J’ai adhéré pour la première fois au Parti Socialiste quand j’avais 19 ans, en 2003. J’ai très vite été lié aux animateurs du courant de DSK, socialisme et démocratie, dont la branche jeune était particulièrement active à Lyon. De 2003 à 2006 j’ai donc travaillé au sein de ce réseau pour le faire progresser au MJS et au PS. J’ai beaucoup appris en 3 ans. J’ai découvert un monde dont j’ignorais absolument la réalité humaine, les arcanes, les choses plus ou moins belles et agréables. Mais j’ai aussi découvert le débat d’idées, la défense de convictions, la critique aussi et la remise en question. Bref, c’est une étape importante de mon développement, tant politique que personnel, car ce sont des relations humaines très particulières en politique. Très difficiles parfois, mais très grisantes aussi. Nous avons eu quelques combats, congrès bien sûr, mais surtout le référendum (en interne comme en externe) puis les primaires où je soutenais bien sûr DSK.

 

C’est à cette dernière occasion que j’ai épuisé ma volonté de militer au sein du parti socialiste. C’était le cas de beaucoup, y compris parmi ceux qui sont restés. L’attitude François Bayrou, sa position entre Sarkozy et Royal font que, après les législatives jusqu’auxquelles je me sentais encore en lien avec mon ancienne formation, j’ai pu rejoindre son nouveau mouvement. Le fait que j’avais déjà des contacts avec les Jeunes UDF de l’époque, qu’on s’entendait bien, qu’une réunion m’a beaucoup plu (notamment en discutant avec François-Xavier dont c’était aussi la première réunion, on est frère de Modem lol) et qu’ainsi j’ai été immédiatement intégré. C’est pour cette raison et parce que j’avais un peu d’expérience que je suis devenu administrateur transitoire à Villepinte, après quoi j’ai travaillé autant que possible avec le bureau national, je suis élu dans les instances de ma fédération, chez les jeunes et au modem. Pour le reste, et bien, disons que l’avenir nous le dira mais comme chacun, je partage une certaine circonspection, parfois un peu pessimisme, mais quand on enrage de certaines choses qui ne vont pas, c’est aussi bien de se motiver pour agir. Je crois que la démarche actuelle en est une belle illustration, une belle occasion

 

Le concours Jeune Cicéron porté cette année sur le thème de l’écologie, peux-tu nous parler de ta vision sur ce thème ?

 

 Et oui, un beau sujet pour ce concours, très beau sujet. Sur l’écologie en tant que tel je crois que c’est un donné, scientifique, une chose qu’on doit accepter et trouver comment nous y accommoder au mieux. C’est cette idée que nous n’avons pas le choix qui est capitale. Il y a des limites physiques et on ne peut donc rien concevoir d’infini. C’est aussi inéluctable que la gravitation. En revanche, je refuse d’en faire une doctrine, ce que font certains écologistes, qui y voient absolument tout, comme l’attitude écologiste déterminait tout le fonctionnement d’une société. C’est un peu marxiste comme idée d’ailleurs, c’est aussi dangereux, je n’aime pas les -ismes en général.

 

Le fait est donc qu’un jour où l’autre nous serons remis à notre place, dans les limites imposées par la force des choses. L’alternative est de laisser la physique faire le travail, mais elle pourrait bien le faire par la manière forte, avec violence. Ou alors de décider nous-mêmes de se mettre en conformité avec les éléments. Si cette seconde option s’impose dès qu’on réfléchit un peu, elle suppose un effort d’adaptation qui dépasse pratiquement tout ce qui a été fait jusqu’à présent en temps de paix. Pis encore, il se pourrait que ce temps de paix, précisément, ne dure pas. L’épuisement des hydrocarbures est en effet un défi immédiat peut-être plus grave pour la civilisation que le réchauffement ou les populations diverses.

 

L’écologie pour moi, c’est un ensemble d’informations dont les techniciens doivent tirer des conclusions, des outils, des principes, que le politique devra ensuite employer au mieux.

 

 Entretien réalisé le 3 Juin 2010.

 

Vous pouvez retrouver Benoît Schmatz sur Facebook en cliquant ici.

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