28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 14:40

Comme je vous l’annonçais la semaine passée, et avec quelques jours de retard, voici le premier  billet d’une suite de portraits autour de sociétés finistériennes. Je commence donc cette série avec une interview de Sophie Le Douarin-Deniel, créatrice et dirigeante de la société bookBeo que j’affectionne particulièrement et dont je vous avez déjà parlé en 2010. Depuis cette date, de nombreux projets ont été réalisées et même récemment un petit buzz autour de vaches QR codées.


Cette interview vous permettra de comprendre le concept des QR code et de connaître les projets d’une start-up finistérienne qui a de l’avenir.

 

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bookBeo est née avec la montée en puissance des Smartphones, ces téléphones connectés à internet. Pour nos lecteurs, pouvez-vous nous faire un bref rappel de votre société et de son activité ?

 

Sophie : bookBeo est née de l'idée d'ajouter des contenus virtuels à un objet réel (au départ : le livre).


Début 2008, l'iPhone connecté au web et son système d'applications, ouvre la voie de nouveaux usages en mobilité et notamment la possibilité d'augmenter la réalité. Qu'il s'agisse d'un lieu, d'un objet, d'une brochure, où que l'on soit et à n'importe quel moment, le mobile qui tient en permanence dans notre poche nous permet d'accéder à des suppléments d'information, des jeux, des essayages ou simulations virtuelles.


Outre l'application mobile, bookBeo développe une plateforme de gestion et de création de contenus virtuels et choisit le code 2D comme lien le plus simple et le moins onéreux à apposer sur un support physique.

 

Concrêtement, comment fonctionne un beocode ?

 

Sophie : Le beoCode est un code doté de sa particule "beo" propre à bookBeo. beo est un mot breton qui signifie vivant. En effet, nous associons aux beoCodes des contenus multiples (multi-composants vidéo, photo, site web, formulaires, jeux …) et modifiables dans le temps (dynamiques).


Non seulement les imprimés prennent vie parce qu'ils sont augmentés de contenus vidéo, mais en plus, ces contenus sont modifiables en fonction de critères choisis par l'administrateur des contenus et en toute indépendance du document réel.


Ainsi, un article ou une plaquette commerciale pourvu d'un beoCode pourra porter toutes les promotions durant l'année sans être modifié.

 

 

Le Finistère a récemment lancé sa marque Finistère en partenariat avec la marque Bretagne. Vous faites partis des premières entreprises à obtenir ce label. Pouvez-vous nous en parler ? Que vous apporte-t-il et qu’est-ce que votre entreprise lui apporte ?


Sophie : bookBeo est né sur le territoire du Finistère. C'est tout naturellement que nous portons les couleurs de cette marque. Elle nous apporte la force des co-ambassadeurs de la marque. Nous lui apportons des possibilités de communication innovante et un partage accru des valeurs de la marque au niveau national et international.

 

Depuis votre lancement, vous avez signé de nombreux partenariats de prestige. A qui s’adresse votre concept ?

 

Sophie : Ce concept s'adresse à tous. Il devient pertinent et nécessaire lorsque l'information doit être contextualisé pour  être prise en compte.


ex1 : derrière un même code sur un packaging, le contenu supplémentaire est visible dans la langue du mobinaute - les consignes de sécurité sont ainsi prises en compte immédiatement.


ex2 : derrière un code dans un musée, le contenu supplémentaire est en langue des signes et destiné aux sourds et malentendants.

 

Plusieurs projets de développement au-delà des codes 2D font également partis du développement de vos sociétés comme handitag ou des bornes interactives. Pouvez-vous nous en parler ?

 

Sophie :   Le concept de bookBeo va au-delà des codes 2D. Il s'agit d'innovation dans les usages en mobilité. D'où des développements comme handitag (Réalité Augmentée pour un public handicapé) ou encore qrbrest.fr : site internet présentant une carte interactive permettant aux visiteurs de préparer leurs parcours de voyage et d'emporter les informations choisies et géolocalisées sur leur mobile.


Nous avons travaillé sur ce nouveau paradigme du touriste mobile à la demande de l'office de Tourisme de Brest qui avait identifié une demande de choix de parcours.

 

bookBeo fait partie de ces nouvelles générations de société qui se développent à la fois sur leur marché intérieur mais également à l’international. A quel niveau d’internationalisation êtes-vous ?

 

Sophie : Très tôt, dès 2009, nous avons fait une étude de marché sur le territoire japonais. C'est au Japon qu'est né le QR Code ; en 1994, et l'internet mobile est apparu dès les années 2000.


Notre solution bookBeo (plateforme-cloud de contenus virtuels, Qr Codes et application mobile) a été perçue comme très innovante et permettant une nouvelle exploitation des QR Codes dans les domaines culturels (musées, édition) et marketing (publicité mobile ciblée).


Nous avons été jusqu'à l'implantation d'un bureau au Japon, mais les événements récents nous ont obligé à étendre notre politique internationale à l'Asie du sud est, et mi-2012 nous prévoyons une étude de marché aux USA.


Nous sommes présents sur les salons internationaux (nom du salon de Singapour ?) et signons des partenariats d'affaires avec des agences locales.


Premier partenariat opérationnel depuis mars 2011 : Set Japan et le design des Qr Codes.

 

Les beocodes évoluent très rapidement et on voit déjà apparaitre des codes illustrés. Pourquoi ces évolutions ? Comment sera les codes de demain ?

 

Sophie : Le design des codes permet de donner davantage de sens au visuel et au contenu qui y est associé. Il prend dans certains cas la dimension d'un logo.


Ex : notre code beoCom et utilisé sur nos éléments de communication (site internet, page facebook, compte twitter…).


Non seulement le contenu virtuel représente une publicité vidéo pour bookBeo et un formulaire de mise en contact, mais en plus, le visuel du code nous définit comme entreprise installée au bord de la mer et affiche notre symbolique de spirale (symbole de la vie en Bretagne) qui survole au-dessus de l'eau illustrant ainsi le concept de Réalité augmentée.

 

Book Beo

Quels sont les projets de bookBeo dans les années à venir ?

 

Sophie : bookBeo a l'ambition de se développer sur des usages grand public. Nous proposons la création de contenus augmentés à associer à des objets personnalisés (badges, bijoux, photos, cartes de visite…).

Côté  futur, nous croyons à la dématérialisation des écrans et nous travaillons toujours plus sur la force des contenus virtuels qui seront posés sur des objets réels, des histoires imprimées, des lieux de visite …

Le mobile deviendra l'outil miniaturisé de projection du virtuel sur le réel.

 

Pour visiter le site de bookBeo, ça se passe par ici.


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Publié par David Guillerm - dans Finistère
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