25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 13:10

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Christine Lagarde, ministre française de l'économie s'est jetée à l'eau aujourd’hui et s’est déclarée candidate pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international (FMI). Cette candidature intervient après plusieurs jours de spéculation et alors qu’une incertitude de poids pèse toujours sur les épaules de Lagarde : l’affaire Tapie.


Affaire Tapie


La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) doit se réunir le 10 juin pour savoir si elle ouvre ou non une enquête sur Christine Lagarde qui est accusée d'abus d'autorité. Dans cette affaire, François Bayrou avait d’ailleurs été l’un des premiers à signaler cet abus et le PS avait suivi.


On voit pourtant un retournement de situation étrange concernant la candidature de la ministre de l’économie au FMI. Le PS, par la voix de Martine Aubry et François Hollandes, a apporté son soutien à Christine Lagarde contrairement au MoDem qui s’y oppose depuis le départ. Cette situation est assez insolite quand on sait que le Parti Socialiste était monté au créneau sur l’affaire Tapie et monte régulièrement au créneau pour s’opposer à la politique économique du gouvernement. Dans le cadre du FMI, le PS défendrait donc la même ligne que l’UMP nous montrant par la même occasion l’inexistence la plus total de vision économique original du parti qui se réclame de l’alternance en 2012.


Les pays émergents


De plus, dans cette affaire, nos politiques devraient nous montrer un chemin un peu plus raisonnable. Lors de sa nomination, en 2007, Dominique Strauss-Kahn avait assuré que son successeur devrait venir d'un pays émergent, pour mieux refléter les nouveaux équilibres de la mondialisation.


Ces pays émergents méritent d’ailleurs cette direction et pourraient apporter des idées neuves dans cette institution si souvent décriée. Les ambitions sont claires et se dessinent par la multitude de candidats à la succession de DSK. Une candidature de Christine Lagarde n’irait donc pas forcément dans le sens de l’histoire.


Quel FMI pour demain ?


Le FMI, sous l’impulsion de la crise financière de 2008 et la direction de DSK, aura commencé une mue progressive en étant un peu moins dur et en aidant les pays dans le besoin à avoir une capacité d’investissement. Quelle vision Christine Lagarde peut-elle apporter demain au FMI si elle en prend la direction ?


On justifie sa candidature par la crise de la dette au sein de l’Union Européenne, pourtant, ce n’est pas le gouvernement français qui aura témoigné de son grand amour pour l’Europe ces dernières années privilégiant toujours plus l’Etat plutôt que notre formidable espace régional.


Dans cette affaire, je ne comprends pas bien la stratégie du PS. Celui-ci semble avoir un réflexe franco-français pour garder la direction d’une institution de prestige entre nos mains donnant en même temps la vision d’un mouvement politique qui ne sait pas trop où il en est sur son projet économique. Le discours de la constance aurait été de s’opposer, comme François Bayrou l'a fait, à une ministre qui applique depuis 2007 une politique économique qui ne nous semble pas bonne et qui plus est, semble être plongée dans une affaire Tapie assez sombre.

 

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Publié par David Guillerm - dans France
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