7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 12:00


En clôture du Congrès d'Arras (Pas-de-Calais), dimanche 6 décembre, François Bayrou a prononcé son discours en saluant le travail accompli, en vue d'élaborer le projet humaniste du Mouvement Démocrate qui a été publié sous la forme d'un petit livre.

Le Président du Mouvement Démocrate est aussi revenu sur l'état actuel de la France, notamment sur l'identité nationale et sur les élections régionales de 2010.

Concernant l'identité nationale, François Bayrou a reproché au président de la République de s'en prendre lui-même à l'identité nationale de la France : "L'identité de la France ne serait pas ce qu'elle est si nous ne respections pas les valeurs républicaines qui ont fait de nous un peuple de citoyens. La République, c'est un projet en soi et pas seulement un slogan au fronton des édifices publics".

 


"Liberté, égalité, fraternité, à l'intérieur de nos frontières et dans le monde, tel est le projet de la République française. Et chaque fois que nous y manquons, et spécialement chaque fois que le président de la République y a manqué, il a porté atteinte à l'identité nationale française", a-t-il affirmé, ajoutant que ce fut le cas "chaque fois qu'il a été manqué à la fraternité entre peuples, et je pense au discours choquant de Dakar". Ce fut aussi le cas "chaque fois qu'il a été porté atteinte à la laïcité", a-t-il aussi rappelé en faisant référence, sans le citer, au discours de Latran (2007) sur les "racines chrétiennes de la France".


François Bayrou a enfin dénoncé les "choix de préférence pour mettre des proches du pouvoir dans les situations de responsabilité, quand ce n'est pas les membres de sa famille", faisant notamment référence à la candidature, finalement retiré, du fils du président, Jean Sarkozy, à la tête de l'Etablissement public de la Défense.

Sur les élections régionales, le Président du Mouvement Démocrate a décliné la proposition de Ségolène Royal d'alliance au premier tour : "Si nous avions répondu +oui, vous nous donnez quelques postes et nous venons+, cela aurait signifié que nous sommes prêts à soutenir le PS. Ce n'est pas notre choix", a-t-il notamment affirmé.

"Notre choix est de construire dans le dialogue. Mes offres de dialogues, ce n'est pas l'acceptation du ralliement ou de la disparition", a-t-il poursuivi, "il faut bien que tout le monde comprenne que tous ceux qui accepteraient de se rallier, ils choisissent de disparaître".  "C'est sympathique comme signe d'ouverture, mais cela ne correspond pas à la force des choix qui sont les nôtres".

"La génétique de notre famille politique, c'est que cette famille a deux noms. Le premier, c'est indépendance, et le second, c'est main tendue. Et nous voulons tenir les deux bouts de la chaîne", a-t-il encore affirmé.


François Bayrou a conclu : "Ne vous y trompez pas, les élections qui viennent, pas seulement les régionales, mais les grandes échéances nationales, seront très difficiles parce que les forces, les puissances qui se sont conjuguées autour du pouvoir actuel et autour de Nicolas Sarkozy, puissances de toute nature, politique, financière, médiatique, ne laisseront pas facilement le pouvoir changer de main".


Evoquant "tous ceux qui veulent changer de projet pour la France et qui mesurent la difficulté de cette entreprise", il a conclu : "on aura besoin de tout le monde".

 
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Retrouvez ici l'album photo du Congrès d'Arras !

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