19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:25

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Copé et Fillon sont dans un bateau, l’un tombe à l’eau, qui reste-t-il ? Cette célèbre histoire pourrait prochainement s’appliquer à l’UMP après le cafouillage sur les résultats de l'élection du président de l’UMP.


La situation rocambolesque de l'élection interne de l'UMP a atteint son comble hier soir lorsque chacun des deux candidats, François Fillon et Jean-François Copé ont revendiqué la victoire du scrutin tout en accusant le camp adverse d’avoir fraudé. Les commentaires ont afflué sur la toile : mieux qu’une téléréalité, un scénario du tonnerre… L'ex-ministre Bruno Le Maire a estimé de son côté que "le surréalisme c'est bien pour un dimanche soir" mais "ça ne doit pas durer très longtemps".


L’UMP avait en tout cas beau jeu de railler le PS lorsque les socialistes organisés leurs propres élections internes, ils ne font pas beaucoup mieux et le scrutin de l’UMP n’est pas sans rappeler le congrès de Reims des socialistes.


Ces soupçons de fraudes, ces accusations et la tentative de putsch sur l’UMP donnent en tout cas une image détestable de la politique. Les militants UMP se sont mobilisés pour aller voter mais cette situation désolante n’est pas respectueuse de leur engagement.


En tout cas, s’il y a fraude, le parti devrait décider de remettre en place des élections et vu ses moyens, il pourrait envisager de faire réaliser un vote en ligne par une société privée spécialisée dans le domaine. L’UMP éviterait en tout cas la cacophonie de dimanche soir.


On va observer dans les prochaines heures, et sans doute les prochains jours de nombreuses tractations. Jean-François Copé pourrait facilement abuser de sa place actuelle pour que l’élection penche dans son sens. Quant à François Fillon, il ne semble pas décidé à laisser les rennes du parti à son concurrent.


Pour ma part, j’ai du mal à voir un avenir rayonnant pour l’UMP avec ces deux candidats. Jean-François Copé est un mec détestable, opportuniste et professionnel de la langue de bois tandis que François Fillon, plus modéré et proche des centristes, ne me semble pas prêt à gérer un parti.


L’élection de l’UMP est donc une affaire à suivre car les rebondissements ne sont certainement pas terminés… 

 

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Publié par David Guillerm - dans France
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