27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 11:00

090219-manifestation-lille-pauchet.jpgDepuis plusieurs semaines, les grèves montent en puissance en Europe. Les pays les plus touchés sont ceux, comme la Grèce, qui sont en difficultés financières. Cette crise sociale intervient après la crise économique de 2008 et 2009.

Elle intervient après que le chômage soit monté en puissance en Europe et que les banques aient reçu de nombreuses aides. Les Etats sont très endettés et ne veulent plus faire de gestes financiers comme ils ont pu le faire pour éviter que toute l’économie ne s’écrase.

La crise sociale ne résulte pas uniquement de la dernière crise économique. Depuis de nombreuses années, on nous parle de libéralisation, de dérégulation du marché. Les ouvriers ont été les premiers touchés par une économie qui privilégie les capitaux aux hommes. Aujourd’hui, ce sont les cadres et les classes moyennes qui sont touchés par les délocalisations car le niveau de formation des pays en développement est de plus en plus élevé.(cf les théories d'Emmanuel Todd).

D’ailleurs, de nombreuses entreprises ont profité de la crise pour licencier et délocaliser certaines de leurs productions. L’économie tire depuis plusieurs années sur la couverture sociale de nos Etats. L’Allemagne a radicalement cassé une partie de sa protection sociale pour rester compétitive dans l’économie mondiale et on essaye de faire la même chose dans les autres pays européens. La France n’est pas épargnée.

Face à ces enjeux et face à l’urgence sociale, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Il faut cesser de déréguler les marchés et de pratiquer une libéralisation à outrance du commerce international car ce néo-libéralisme ne profite qu’à une minorité. Les riches deviennent toujours plus riches tandis que les autres s’appauvrissent.

Nous devons permettre aux pays en développement de construire leur marché intérieur afin d’améliorer le niveau de vie de leur population et ainsi le rapprocher du notre. Par ricochet, des mesures allant dans ce sens réduiront la tension qui existe entre pays développé et pays en développement.

Il nous faut également défendre aujourd‘hui un nouveau modèle de société basé sur des structures locales comme les régions porteuses d’identités et sur des structures supranationales comme l’Union Européenne pour défendre nos acquis sociaux et environnementaux.

Il existe véritablement des réponses au désarroi des ouvriers, salariés, cadres et autres professions menacés par l’abaissement du niveau de vie dû à une mondialisation ratée (cf les théories de Joseph Eugene Stiglitz). Il nous faut repenser notre modèle de société. Je ne parle pas de révolution mais d’un rééquilibrage des territoires.

Nous avons beaucoup à faire mais il faut que chaque citoyen prenne conscience que les vieux schémas non plus de sens, que voter systématiquement pour le même parti sans regarder un programme nous mène au mur. La réussite de chacun passe par la réussite de tout le monde.

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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commentaires

Orange pressé 27/02/2010 13:41


Photo prise à Lille, bien évidemment !


David Guillerm 02/03/2010 17:42


Et oui ;-)


       

 

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