5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 11:10

Jour après jour, et cela se constate d’autant plus du fait que nous sommes en période électorale, je me pose des questions sur le sens critique des gens. Nous sommes aujourd’hui dans une société hyper-connectée où la communication et les petites phrases priment sur les analysent approfondies et sur l’esprit critique. On accepte tous rapports « scientifiques » et « intellectuels » comme véridiques.

Les élections auront lieu le 14 et le 21 Mars 2010. Pourtant, on a du mal à réveiller les français sur les questions régionales car il y a une véritable lassitude vis-à-vis des politiques. Pourquoi ? C’est assez simple, les citoyens en ont marre d’être pris pour des cons !

De nombreux politiques ne répondent pas et plus depuis longtemps aux attentes de la population et se perdent dans des guerres de clans, de places... Cette absence de réponse est accentuée par la politique éditoriale de la plupart de nos journaux nationaux et régionaux qui privilégient les petites phrases et les petites attaques plutôt que de traiter des vraies questions de société.

Les médias français ne font plus leur boulot depuis longtemps et la plupart des politiques ne font plus campagne sur le fond (Quand Europe Ecologie offre une boussole à François Bayrou histoire de faire un coup de com, c’est tout simplement pathétique).

Lorsque le Télégramme s’épanche sur la guerre de place entre Bernadette Malgorn et Jacques Le Guen pour être Tête de liste régionale en Bretagne (UMP), que le Ouest-France titre pour le lancement de la campagne des élections régionales « Régionales : en attendant l’élection présidentielle » ou qu’une émission matinale du service publique  considère les régionales comme une petite élection, comment veut-on que les citoyens s’impliquent ?

Depuis 2007 et aujourd’hui encore on accuse les politiques d’être obsédé par la présidentielle. Obsession qui est sûrement réelle pour certains mais qui est surtout alimenté par des journalistes qui n’ont plus d’esprit critique et d’analyse et qui passent leur vie à relancer les politiques sur cette question.

 C’est le boulot des journalistes de recadrer la campagne des régionales, de dire qu’un politique raconte de la merde quand c’est le cas. On nous refait le coup des Présidentielles avec un affrontement droite-gauche qui n’intéresse personne et en attendant on ne parle pas de programmes, on ne parle pas des idées.

On voudrait empêcher les citoyens de décider avec des sondages à la pelle qui déclarent haut et fort que l’élection est déjà finie. Les résultats des européennes de 2009, totalement différents des pronostiques, ne semblent pas avoir changés le moins du monde la mentalité d’une profession qui est réduite à faire du flash info. On voudrait lisser les choix des français avec des sondages nationaux qui n'ont aucun sens dans une élection régionale. Reprendre les accusations de casier judiciaire de l’affaire Soumaré sans la moindre analyse au préalable c’est de la connerie mais vous comprenez, il faut faire du buzz…

Aujourd’hui, j’ose encore espérer que les citoyens sont capables d’avoir un esprit critique, qu’ils iront lire les programmes de chaque liste avec un sens de l’analyse qui ne les laissera pas béats devant des montagnes de promesses impossibles. C’est des programmes concrets qu’il faut pour chaque région de France, des projets qui répondent aux attentes des français.

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Publié par David Guillerm - dans France
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commentaires

BREIZ VENT/MAREES 05/03/2010 12:16



JE suis d'accord que nousavons maintenant  dépassé les moments des débats et des critiques en tout genre.
Laissons un peu de temps au sielnce et à la réflexion.
Et dans un troupeau de montons..blancs il peut y en avoir un noir ! qui refuse de rentrer dans le rang et garde son libre arbitre.
Les débats des hommes politiques comme ceux des journalistes sont à l'heure actuelle, source de méconaissance et de confusion.
La course à la place... laisse peu de place aux véritables questions, que voulons nous pour nos régions ?
Dans le peu d'espace de liberté qui reste de  possibilités financières "libres"( à peine 30% du budget  global ? )pour imaginer une autre façons de concevoir l'avenir.




       

 

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