27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:30

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Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, la situation de François Bayrou, dans sa volonté de faire vivre son courant politique, est compliqué. Plusieurs hypothèses existent et le MoDem et les soutiens de François Bayrou doivent trouver la solution qui sera la plus efficace pour défendre nos valeurs et nos idées.


Nous ne pouvons pas soutenir Nicolas Sarkozy. Son bilan et ses valeurs ne correspondent pas à nos attentes. Cependant, soutenir François Hollande n’aurait de sens que si nous avions un accord de gouvernement. Cet accord fermerait malheureusement les portes à la reconstitution d’un grand pôle centrale au cœur de la vie politique française.


François Bayrou doit-il alors appeler à voter blanc ? Je ne pense pas qu’un vote blanc soit nécessairement la meilleure solution même si nous voulons sa reconnaissance. Durant la campagne présidentielle qui s’achève, on nous aura, lors de nos tractages et actions, beaucoup reproché la position assez flou de Bayrou. Je ne dis pas qu’il faut que nous retombions dans la bipolarisation mais plutôt que nous affirmions une position tranchée.


Ainsi, je pense que François Bayrou devrait soutenir l’alternance en expliquant pourquoi. Il a plusieurs fois évoqué la rupture qui existait entre Nicolas Sarkozy et les Français. Cette rupture doit lui faire dire que les Français aspirent au changement, que l’époque Sarkozy est terminée.


Pour autant, je n’appelle pas François Bayrou à faire un chèque en blanc à François Hollande. Je pense qu’il doit affirmer qu’il a compris, d’après les résultats du 1er tour de la présidentielle que les Français  voulaient un changement, et qu’au sein des finalistes, seul François Hollande incarne celui-ci.


Ce changement n’est pas nécessairement le meilleur. Nous connaissons les lacunes du projet Hollande. Notre leader pourrait alors se positionner dans un rôle d’observateur vigilant, c’est-à-dire, dans une opposition constructive. Celle-ci nous permettra sans aucun doute de reconstituer un pôle politique central, éloigné de l’influence néfaste des extrêmes, et prêt à gouverner.


Cette position prendra en compte l’aspiration des Français tout en les prévenant que l’élection de François Hollande ne sera pas celle de la facilité pour le pays. François Hollande risque de se prendre un retour de bâton violent avec ses promesses de campagne que la conjoncture rendra impossible à appliquer.

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Publié par David Guillerm - dans France
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