7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:00

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Alors que commence avec l'année 2010,
l'année Internationale de la Biodiversité, nous pouvons nous poser des questions sur de nombreuses nouvelles technologies qui menacent l'équilibre mondial. Je parle bien sûr des OGM et des multiples implications qu'ils imposent.

Le 5 Janvier, Arte a repassé le fameux documentaire "Le monde selon Monsanto" de quoi se raviver la mémoire. Je ne peux que vous inviter à voir ce documentaire si vous l'avez loupé et à faire un tour sur le blog de la réalisatrice Marie-Monique Robin.

Dans quel monde allons-nous? Heureusement des personnalités politiques combattent les entreprises qui, comme Monsanto, désirent prendre le contrôle de la biodiversité. Corinne Lepage est, avec le CRIIGEN, une des plus ferventes défenseuses de l'indépendance de la recherche vis-à-vis de groupe qui ne cherche que le profit.

Mais sans l'appuie prononcé de la population, ces personnalités ne pourront rien face au rouleau compresseur financier de Monsanto. Il nous faut nous mobiliser pour empêcher les dérives d'une technologie dont nous ne connaissons pas tous les risques.

Il existe plusieurs moyens de montrer nos réticences face aux OGM mais le meilleur est sans doute d'adhérer au CRIIGEN ou à Greenpeace. Il faut que nous nous battions si nous voulons protéger la biodiversité, richesse de notre patrimoine environnemental.

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Publié par David Guillerm - dans environnement
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Christophe Rabiet 09/01/2010 16:56



OGM : le MON810 objet d'une nouvelle polémique


Alors que le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), instance créée par la loi sur les OGM, avait estimé fin 2009 que « les inconvénients d'une mise en culture du MON 810 l'emportent sur les
avantages », il semble revenir aujourd'hui sur ses analyses. Il a en effet émis de vives réserves sur une étude menée par le CRIIGEN, qui démontre la toxicité des variétés de maïs Mon810 et
Mon863.


La polémique sur le MON810, OGM qui fait actuellement l'objet d'un moratoire sur le sol français, vient de connaître un nouvel épisode. Le 11 décembre dernier, une étude menée par des chercheurs
du Criigen et des universités de Caen et de Rouen, dont le professeur Gilles-Eric Séralini, démontrait la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés de la firme américaine Monsanto- les 
MON810, MON863 et NK603. Publiée dans l'International Journal of Biological Sciences, l'étude démontre que ces variétés d'OGM auraient un impact nocif sur les reins, le foie et le cœur des
mammifères. "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés" a souligné Gilles-Eric Séralini, de l'université
de Caen. En effet, les résultats de cette recherche montreraient qu'à "chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication
alimentaire chimique, ont des problèmes". D'autres effets se faisant ressentir sur le coeur, les surrénales, la rate et les globules sanguins auraient également été constatés par les chercheurs.
Bilan : les auteurs de l'étude demandent une "interdiction ferme" de l'importation et de la culture de ces variétés de maïs.


Ces résultats sont aussitôt dénoncés par l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), qui promeut les OGM -elle souhaitait d'ailleurs que les OGM soient « placés au coeur
des priorités du grand emprunt national »-. L'AFBV estime donc que cette étude n'apporte "aucune nouvelle preuve" de la toxicité du maïs de Monsanto et ne serait qu'une "nouvelle analyse
statistique et une nouvelle interprétation de données déjà existantes, en quelque sorte recyclées, et bien connues depuis longtemps".
De son côté, le député UMP de la Moselle François Grosdidier décide le 15 décembre de saisir le Haut Conseil des Biotechnologies, estimant que les résultats de l'étude "confirment le bienfondé du
moratoire" décidé en France sur le maïs Mon810. Et ajoute qu'il est "urgent d'exiger l'extension du principe de précaution à toutes ces variétés de maïs autorisées pour la consommation animale et
humaine dans l'Union européenne". Or, le HCB a rendu mercredi 6 janvier un avis dans lequel il estime que l'étude du Criigen « ne permet pas d'imputer aux 3 OGM une quelconque
toxicité ». Avec des arguments proches de ceux de l'AFBV, il explique que l'étude "n'apporte aucun élément scientifique recevable susceptible d'imputer aux trois OGM ré-analysés une
quelconque toxicité hématologique, hépatique ou rénale", précise-t-il dans son  communiqué.


"Plus d'inconvénients que d'avantages "

Une position qui détonne avec l'avis remis par le HCB quelques semaines plus tôt. En effet, le Haut Conseil s'était montré très réservé sur les études relatives aux risques du MON 810, les
estimant insuffisantes. L'avis pointe les lacunes du dossier, notamment sur deux aspects fondamentaux : l'évaluation toxicologique et les apports  nutritionnels de cet OGM par rapport à
un maïs conventionnel. Le HCB avait ainsi contredit les arguments « pro-OGM » de l'autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA), qui expliquait dans une étude parue en juin
2009 que le MON810 est « sans risques pour la santé humaine et animale et ne constitue pas une menace pour l'environnement ». Enfin, le Haut Conseil avait conclu que cet OGM « 
présenterait plus d'inconvénients que d'avantages ».


Alors pourquoi prendre aujourd'hui une position différente ? Corine Lepage, qui a déposé en mai dernier un recours auprès du Conseil d'Etat pour contester la composition du HCB, explique cet
avis par un manque de partialité des membres du conseil scientifique... « L'avis du HCB est scandaleux, il affirme qu'il n'y a rien de nouveau dans cette étude, pourtant parue dans une
grande revue scientifique internationale. Il peut ne pas être d'accord, mais certainement pas affirmer qu'elle n'apporte pas d'éléments nouveaux ! », rétorque-t-elle. Par ailleurs,
l'avocate estime que le conseil scientifique a accepté un cahier des charges biaisé s'agissant des évaluations menées. « Les analyses ne portent que sur le principe actif et non les
adjuvants, c'est donc insuffisant. Par ailleurs, lorsqu'on découvre que le MON 863 fait maigrir les rats mâles et grossir les femelles, le conseil estime que si on prend la moyenne des deux,
l'effet n'est pas significatif !! C'est aberrant d'un point de vue scientifique », commente-t-elle.


Recours contre la composition du HCB


Mais surtout, sur les 24 membres du conseil scientifique, 20 seraient ouvertement pro-OGM selon elle. « La majorité d'entre eux a pris publiquement position en faveur des OGM. Or, lorsque 3
membres du CRIIGEN ont postulé, ils ont été refusés au motif de leur non-indépendance. » Une sur-représentation qui se justifierait, selon les pro-OGM, par le fait que la communauté
scientifique est majoritairement favorable aux OGM... Ce à quoi Corine Lepage rétorque qu'un équilibre des positions est nécessaire, et que par ailleurs, certains des membres experts sont
« directement impliqués dans le développement des OGM". Une situation propice à des conflits d'intérêts, à laquelle s'ajoute le lobbying très actif des semenciers au sein de ce type
d'instances publiques. Le député UMP François Grosdidier avait lui aussi pointé du doigt ces pratiques lors du vote de la loi sur les OGM à l'Assemblée, évoquant notamment la pression exercée sur
les parlementaires par le biais des syndicats agricoles...Quand au sénateur UMP Jean François Le Grand - président du groupe de travail sur les OGM du Grenelle, puis de la Haute Autorité
provisoire sur les OGM-, il avait du jeter l'éponge pour ne pas avoir pris position en faveur des OGM, lors du passage de la loi au Sénat. Le sénateur avait alors évoqué son "indignation"
et  sa "révolte" face au comportement des élus de son propre camp et aux méthodes de « désinformation » utilisées pour « l'intérêt économique de quelques-uns ».


(Source : novethic.fr)



David Guillerm 09/01/2010 17:09


merci pour ces info christophe!


       

 

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