11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 11:45

economie-ecologie-ab541.pngL’écologie pour l’écologie, le développement durable et la planète est sur le point de disparaitre, bienvenue à l’écologie marketing et commerciale… Ce que nous pouvions redouter est arrivé. L’écologie s’est transformée en mode et en simple outil commercial. Beaucoup de militants de cette cause s’en félicitaient au départ, se disant qu’ainsi chacun prendrait conscience des enjeux, mais nous sommes tous aujourd’hui obligés de constater que c’est un échec.

On nous met aujourd’hui du vert partout, de la voiture écolo qui produit des kg de CO² et d’autres gaz polluants à la lessive et au réfrigérateur.  L’environnement est devenu un simple argument marketing pour faire acheter : « un geste pour l’environnement » ou tout simplement pour donner bonne conscience aux entreprises « nous plantons des arbres pour réduire notre impact carbone ».

L’écologie ne profite pas de cette situation car comme tout effet de mode, il passera. Déjà les consommateurs ne supportent plus la culpabilisation systématique pour faire acheter plus cher. Non, la maturité de l’écologie et du développement durable n’a pas été atteint.

Il y aura maturité seulement quand les entreprises utiliseront ces méthodes comme mode de vie afin de travailler en équilibre avec l’environnement et lorsque ce mode de vie ne sera pas un prétexte marketing. C’est-à-dire lorsque le développement durable se sera plus mentionné sur la communication d’un produit mais que celui-ci respectera un cahier des charges durable.

Les politiques doivent répondre à ces enjeux

La faute de cette situation est également partagé par les politiques. Le système libéral pousse les « joueurs » à profiter de chaque faille et dans ce domaine, les failles sont nombreuses. Strictement rien ne définit aujourd’hui ce qu’est une lessive écolo, une voiture écolo… ou du moins, le cahier des charges est bien léger.

La maturité de ce secteur passera par une définition claire et nette d’une écologie exigeante et respectueuse. Par une réglementation beaucoup plus poussée des secteurs marketing et de la communication afin d’arrêter les mensonges commerciaux. La maturité passera également par la suppression des faux labels écolos et par l’instauration d’un ou deux labels universels qui seront enfin de véritables gages de respect de l’environnement.

Il est tellement simple d’entourer un produit du label écolo que ca en devient lamentable. Lorsque l’on sait qu’une voiture, de la peinture polluante au caoutchouc des pneus qui sont récupérés dans des conditions inhumaines, se revendique écolo, il y a de quoi se poser des questions…

Lorsque l’écologie passera par le respect de l’environnement, des populations du monde et surtout par le respect du consommateur, alors et seulement alors, elle commencera à entrer dans sa phase de maturité.

Partager cet article

Publié par David Guillerm - dans environnement
commenter cet article

commentaires

Fanal Safran 02/06/2010 16:42



C'était prévisible et tout ce que tu dis est vrai. On est allé du "le siècle sera religieux ou pas", à "la planète doit être verte où pas". Et films catastrophes pour aider un peu plus à faire
frémir. On adore avoir peur.


Il y a plus d'un an je me disais et disais à quelques amis sur la toile, que nous avions vécu cela dans les années 90-95. Alors que la préoccupation environnementale était partout, les
écologistes ont lassé le monde et les Français surtout, à force de slogans sont devenus dubitatifs.  Et tu as raison : c'est du commerce maintenant. Et qui veut des éoliennens partout dans
nos provinces ? On n'a aucune sagesse. Mais l'industrie de l'éolien est lancée... en coup de vent.



       

 

Recherche

logos

logos

logos

 

Instagram