3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 09:30

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(image de WWF)

La fuite de gaz sur sa plateforme d'Elgin de la compagnie Total nous rappelle une nouvelle fois que l’impact de l’homme sur l’environnement est considérable. Pourtant, les thèmes de l’écologie et du bouleversement climatique semblent totalement écartés de cette campagne présidentielle.

 

Je n’ai pas l’impression toutefois que l’urgence écologique soit moins élevée qu’auparavant. J’ai même le sentiment que le développement durable et la conversion à une économie verte est plus que jamais nécessaire pour préserver nos ressources et les partager. Dans son dernier film "La soif du monde", Yann Arthus-Bertrand nous rappelle ainsi qu’il y a encore aujourd’hui 800 millions d'humains qui s'abreuvent d'eau contaminée…

 

L’écologie politique s’est aujourd’hui effacé, certainement parce qu’Eva Joly n’a pas la carrure pour l’élection présidentielle, mais je pense que le problème est plus profond. Le greenwashing des entreprises et des politiques a lassé les Français.

 

Je continue pourtant à y croire. Comme beaucoup de ma génération, je reste très attentif aux problématiques posées par l’environnement et je crois que le développement durable doit être l’ossature de tous les projets. Je pense que le développement durable à sa place dans l’élection présidentielle, c’est pourquoi, je vous présente, comme l’a fait Yann Wehrling, les propositions que François Bayrou et notre mouvement porte pour la transition verte. C’est une occasion de réfléchir tous de cet enjeu.


1.  Financer les politiques de développement durable : créer un fonds d’investissement dédié au développement durable, alimenté par les quotas carbone issus du protocole de Kyoto, l’investissement privé, et l’épargne populaire. Il investira dans l’efficacité énergétique du logement et des transports, dans le capital des projets industriels d’énergie renouvelable, la recherche dans le domaine des énergies nouvelles, et la restauration et la préservation de la biodiversité ; Créer un malus environnemental sur les produits de consommation les plus nuisibles à l’environnement

 

2.  Créer un consortium européen de l’énergie renouvelable, à l’image d’EADS, en lien avec nos partenaires européens

 

3. Moduler dans un cadre européen l’impôt sur les sociétés en fonction de leurs performances environnementales ;

 

4.  Rénover le bâti ancien pour limiter nos émissions de CO2 : simplifier et amplifier significativement le mécanisme des certificats d’économie d’énergie ; 

 

5.  Créer un organisme public / privé pour accompagner les projets de rénovation énergétique, intervenant directement auprès des particuliers propriétaires ou des entreprises pour les conseiller dans les travaux les plus efficaces à envisager et pour faire le suivi des travaux afin que ces derniers soient effectués avec le plus d’efficience possible ; 

 

6.   Moduler la taxe sur le foncier bâti en fonction de la performance énergétique des bâtiments ;

 

7.   Conforter l’indépendance de l’Agence de Sureté Nucléaire en intégrant des experts européens et en donnant aux citoyens la possibilité de poser des questions avec obligation pour l’agence de donner une réponse publique ;

 

8.   Stabiliser et simplifier les règlementations administratives et fiscales pour les énergies renouvelables sur les 20 prochaines années ;

 

9.  Préserver la biodiversité : limiter l’imperméabilisation des sols en France à terme à 10 % maximum du territoire, en modulant notamment les dotations de l’Etat en fonction de la maitrise de l’étalement urbain ;

 

10. Organiser un débat sur l’avenir de la production électrique en France, dès le début de la mandature, dont l’objectif est de définir un scénario et une feuille de route à un horizon 2030, avec des rendez-vous d’étape tous les 3 ans. Cette feuille de route devra assurer à la fois l’approvisionnement électrique nécessaire, réduire le plus possible le recours aux énergies carbonées en visant un développement massif des énergies renouvelables qui devraient atteindre en 2030 40% de la production électrique française ; Pour le nucléaire, énergie de transition, la garantie de sécurité des installations est non négociable.

 

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