15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:12

Le gouvernement français s’est essayé à une irréelle carrière de contorsionniste depuis le début de la semaine. Après avoir longtemps dramatisé une perte du précieux triple A, nos ministres cherchent depuis quelques jours à préparer les français à une dégradation imminente de la note de la dette française.  Nathalie Kosciusko-Morizet nous a même balancé ce matin sur France Info un « on peut vivre sans le triple A ».


Cette perte qui se traduirait sans aucun doute par une hausse des taux d'intérêt et donc de notre dette déjà de plus de 1650 milliards d'euros serait un coup dur pour le gouvernement et le Président Sarkozy. Il a d’ailleurs donné le ton lundi dans une interview au Monde, assurant que «ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable».

 

Si la dégradation de la note de la France n’est plus si importante, nous serions donc en droit de demander des comptes au gouvernement qui nous a fait passer la pilule de deux plans de rigueur ces dernières semaines sous prétexte que ce tripe A était vital pour le pays.

 

Et effectivement, cette note est extrêmement importante. La comparaison de NKM de la France avec les USA pour minimiser la perte prochaine de ce sésame est inquiétante car nous n’avons pas la même structure économique que ce pays.

 

Pire, cette minimisation montre à quel point la politique selon Sarkozy et son gouvernement se résume à du court terme et à des intérêts électoraux plutôt qu’aux intérêts durables des français. Le premier budget de la France est déjà aujourd’hui le remboursement des intérêts de la dette, qu’en sera-t-il si les taux augmentent ?

 

J’espère que le gouvernement essayera de maintenir son objectif de maintien du triple A.

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Publié par David Guillerm - dans France
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