9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 09:00

Wikileaks.jpgLe fameux site Wikileaks, qui est au cœur des médias depuis deux semaines avec la révélation de plus de 250 000 fiches diplomatiques des USA, est peut être sur le point de provoquer la 1e guerre du web. En effet, depuis l’arrestation de son dirigeant, Julian Assange, les hackers du web ont décidé de venger la pression des gouvernements du monde sur le site Wikileaks qui bouscule la diplomatie mondiale.

 

Hier, un groupe de hackers, les Anonymous, ont lancé une opération Payback  (vengeance) pour saturer les sites des anti-Wikileaks comme MasterCard, Visa ou encore paypal. Ces attaques interviennent après les attaques incessantes depuis les révélations de Wikileaks pour bousiller le site. Reporters Sans Frontières s’est également indigné de la tentative de censure à l’échelle internationale du site Wikileaks dont la vocation première est la transparence.

 

Les attaques à l’encontre de Wikileaks montrent à quel point le site dérange sur les informations et les petits arrangements qu’il divulgue. C’est la Real Politique qui est dévoilé au grand jour. Outre les commentaires sur les dirigeants du monde qui prêtent à sourire, le site a publié des fiches importantes qui pourraient poser des problèmes quand à la sécurité national car des organisations terroristes pourraient s’en servir. Pourtant, ceci ne justifie en rien les attaques répétées contre le site. D’autres solutions auraient été à envisager.

 

La situation observée actuellement entre les anti-Wikileaks et les pro-Wikileaks semblent montrer une nouvelle fois une fracture entre les citoyens et le monde politique. Si c’est la première fois que l’on observe une telle attaque internationale contre un site Internet, c’est aussi la première fois que l’on voit se mettre en place une résistance à une telle échelle. Des milliers de sites miroirs sont installés sur les serveurs des internautes pour empêcher la suppression des informations de Wikileaks sur le web et le site lui-même appelle les citoyens à se mobiliser.

 

Si le site dévoile parfois des informations très délicates, il permet surtout de mettre au grand jour de pratiques peu éthiques et peu transparentes des Etats. L’écho médiatique qui ressort de cette affaire montre à quel point les citoyens veulent en savoir plus sur les pratiques des dirigeants qu’ils élisent. La situation actuelle ne montre cependant rien de bon sur la fracture toujours grandissante qui se construit entre la classe dirigeante mondiale et les citoyens.

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Publié par David Guillerm - dans Web
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