17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:30

Le gouvernement a donné ses 14 engagements pour la réforme des retraites. Maintenant, à nous de comparer ceux-ci avec nos propres engagements et à construire des propositions pour défendre nos positions.

 

Les 14 engagements du gouvernement:

 

Le ministre du Travail Eric Woerth a transmis dimanche aux partenaires sociaux un document d'orientation sur la réforme des retraites, qui servira de base à une nouvelle phase de concertation à partir de lundi. Le gouvernement s'y engage notamment à sauvegarder le système de retraites par répartition et à assurer le retour à l'équilibre financier de ce système à moyen terme. Voici les 14 engagements pris par le gouvernement.

Pour restaurer la confiance dans le système de retraite :

 

- Sauvegarder le système de retraite par répartition. "Même s'il est nécessaire d'encourager les dispositifs d'épargne retraite, basculer dans un système par capitalisation ne permettrait pas de résoudre les déséquilibres" actuels.

- Assurer le retour à l'équilibre à moyen terme.

- Ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités d'aujourd'hui, dont le pouvoir d'achat restera garanti par l'indexation de leurs pensions sur les prix.

- Ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités de demain.

- Améliorer la compréhension et l'information des Français sur leurs futures retraites.


Pour répondre à la cause démographique du déséquilibre :

- Écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français ou augmenterait le chômage : "Résoudre le problème des retraites par une hausse massive des prélèvements serait incompatible avec cet objectif. Le gouvernement écarte donc toute hausse générale des impôts ou des cotisations sociales."

- Répondre à un déséquilibre démographique (vieillissement de la population) par des solutions démographiques. "Apporter une solution principalement démographique (...) en augmentant la durée d'activité est la seule solution à la fois juste et efficace. Sans préjuger du levier utilisé (augmentation de la durée de cotisation, recul de l'âge légal de départ), c'est la voie que retient le gouvernement." Le gouvernement écarte dès aujourd'hui l'idée d'introduire une "super-décote" à partir de 60 ans (système dit de "l'âge pivot"), car cela aboutirait à baisser les pensions de retraite.

- Changer les règles de manière très progressive. "Aucune règle ne changera du jour au lendemain. Le changement sera au contraire progressif. L'augmentation de la durée d'activité s'étalera sur plusieurs années."

- Tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus difficile. Le gouvernement proposera aux partenaires sociaux de prolonger le dispositif "carrières longues", qui permet à ceux qui sont entrés tôt sur le marché du travail de partir à la retraite avant les autres, et étudiera avec eux les ajustements nécessaires. Il tiendra également compte de la pénibilité propre à certains parcours professionnels, en s'appuyant sur la définition des partenaires sociaux.

- Mettre fin à la spécificité française en matière d'emploi des seniors. Le gouvernement encouragera la mise en place de "changements profonds" en matière de politique des ressources humaines, de conditions de travail et de déroulement de carrière.

 

Pour renforcer l'équité et la solidarité du système :

- Adapter les mécanismes de solidarité des régimes de retraite à la réalité des besoins sociaux. "Le gouvernement s'assurera que ces mécanismes correspondent à la réalité des besoins sur le marché du travail, en particulier en matière de chômage non indemnisé."

- Augmenter les ressources par un effort financier supplémentaire de certains revenus. "Afin d'assurer une répartition équitable de l'effort, le gouvernement mettra notamment en place une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. S'agissant des particuliers, cette contribution ne donnera pas droit à restitution au titre du bouclier fiscal." Ces prélèvements supplémentaires seront affectés au financement des mécanismes de solidarité, à travers le Fonds de solidarité vieillesse (FSV).

- Poursuivre la convergence entre les régimes de retraite du secteur public et du secteur privé : "L'équité de la réforme suppose que l'augmentation de la durée d'activité concerne l'ensemble des Français, du public comme du privé."

 

Pour assurer le succès de la réforme dans la durée :

- Organiser des rencontres périodiques avec les partenaires sociaux pour s'assurer dans la durée que les conditions de succès de la réforme sont respectées.

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commentaires

David CABAS 25/05/2010 14:02



Mais bien sur !


Explique moi pourquoi on a voté la loi Giscard Pompidou du 3 janvier 1973 ?Oui je sais inflation et autres ! Mais de fait on a donné le pouvoir aux banquiers !


Avant cette date il y a une faible dette publique ! Et depuis la dette grimpe composé en grande partie de taux d'interets !


A part si tu es banquier toi même, je ne vois pas comment tu peux dire que les banques font leur métier, le métier des banques c'est pas de jouer dans les casino de la finances et de pomper les
gouvernement avec des taux d'interet injuste mais bien de faire vivre l'économie physique et la c'est clairement pas le cas !


Et l'accélération de la dette s'est le transfert de la dette du privé vers le publique !


Nous ne pouvons pas accepter cela plus longtemps !


Nous devons changer le systéme !


David CABAS
www.davidcabas.fr


 


 



David Guillerm 25/05/2010 14:11



Avant cette date nous étions dans les trentes glorieuses et dans la période de reconstruction et d'essor économique donc l'Etat gagné de l'argent et remplissait ses caisses. En 1973, il y a eu le
premier choc pétrolier qui a renversé la situation. L'Etat a voulu continuer à vivre avec le même train de vie alors que l'économie a ralenti donc la dette a explosé.


Je ne suis pas banquier mais j'ai déjà travaillé dans une banque et la plupart des banques en France sont des banques de dépots qui ne jouent pas avec les marchés financiers mais qui prêtent de
l'argent aux particuliers et aux entreprises.


Bien sûr qu'il y a des abus sur le marché financier et qu'il faut mettre des barrières et des limites pour éviter cela mais si la dette des Etats augmentent s'est parce que les Etats
empruntent  pour pouvoir payer leur interêt, nous sommes entrés dans un cercle vicieux et il faudra bien à un moment en sortir. Rien n'oblige les Etats a emprunter à part le fait de
vouloir payer toujours plus de choses.


Si les Etats sont aujourd'hui bloqués et contraints par les banques, ils en sont les seuls responsables.



David CABAS 25/05/2010 03:45




Retraites : mettre fin aux faux débats !


 


Nous ne devons pas céder au chantage injuste à la dette !


 




La dette de la France est injuste, elle n'est pas le résultat de trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites... Mais elle est bien le résultat de la
destruction de l'économie physique, et le pillage des établissements bancaires avec de lourds intérêts composés sur la dette depuis la fin du crédit public productif de la Banque de France.
La loi Giscard Pompidou du 3 janvier 1973 puis le traité de Maastrich interdit au gouvernement d'émettre de la monnaie et oblige de fait de s'endetter avec des taux d'intérêt aux banques
privés !




 


Chaque jour nous subissons un bourrage de crane qui appelle les citoyens au bon sens avec de mensonges patentés, comment garder une retraite à taux plein si la population vieillie etc etc !


 


Nous devons sortir de la mentalité monétaire, la mentalité calculette, c'est bien la peine de faire de si grande étude pour apprendre à faire des divisions. Nous devons apprendre les principes de
l'économie physique.


 




Une économie à taux plein d'emploi sans chômage ! Et oui c'est minimum avant de parler de rallonger le temps de travail !




Un retour à l'économie productive, et non une économie de financier et de commerce ! Une économie productive peut permettre de redistribuer les vrais fruits de la croissance physique.
L'argent n'est pas un richesse, personne ne vit en mangeant des billets.




 


Ceci suppose de sortir de la logique de pillage de notre système actuelle.


 


La force publique et nos responsables politiques doivent reprendre la main sur les intérêts financiers, nous devons remettre en place la loi Glass Steagall à la Française afin de séparer les
banques par activités. Les banques de dépôts séparer des banques d'affaire et des compagnie d'assurance afin de remettre les banques à leurs place, travailler pour faire vivre l'économie physique
et non jouer l'argent dans la spéculation et les casinos financiers.


 


Citoyens, nous devons nous organiser pour mettre en place une alternative. Vous voulez vous battre pour connaître les agissements des intérêts bancaires et financiers alors rejoins moi sur
facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


 


David CABAS


http://david.cabas.over-blog.fr






David Guillerm 25/05/2010 13:47



Les banques gagnent leur vie avec les intérets c'est normal. Le problème aujourd'hui c'est que les Etats ont multiplié les emprunts donc les interêts ont explosé. La faute de la dette revient
donc bien aux politiques et non pas aux banques qui font leur boulot, c'est tout.


Il faudra régler le problème de la dette si nous ne voulons pas aller dans le mur et prendre cette question à la légère est un manque de sens et de réalité politique.


Concernant les retraites, oui bien sûr qu'il faut d'abord réformer sur le travail avant de changer l'âge légal. Le MoDem dit la même chose sur cette question.


En France, les banques sont toujours séparés et les banques de dépots et d'affaire ne sont pas les mêmes. D'ailleurs, ce n'est pas les banques françaises qui ont été responsables de la crise
financière, c'est les banques américaines alors attention aux déformations et à la desinformation à but électoral.



       

 

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