27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 13:53

 



 

Depuis le séisme japonais et la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, un couche de particules radioactives couvre lentement mais sûrement la planète. La plupart des autorités des pays du monde tiennent à affirmer les faibles risques de ces particules sur l’environnement et pour l’homme.

 

De nombreuses mesures sont effectuées tous les jours et les autorités nous pointent toujours du doigt des bilans extrêmement positif. La réalité est pourtant en train de rattraper les dirigeants qui ont peur d’une panique généralisée dans la population. Au Japon, le gouvernement commence enfin à dévoiler l’ampleur des dégâts, entre les productions agricoles polluées et l’eau radioactive des villes, la situation dans l’Archipel est plutôt critique.

 

Les premières analyses en France ont montré de faible concentration de particules radioactives dans l’atmosphère mais déjà ces mesures et leurs méthodes de prélèvements sont critiquées. La CRIIRAD, le laboratoire indépendant spécialisé dans les mesures de radioactivité, vient d’annoncer dans un communiqué que ces premières mesures sous-évaluent certainement les concentrations et que les méthodes sélectionnées ne sont pas les bonnes.

 

De plus,  ces premières arrivées de particules en Europe ne sont pas les dernières. Un bond de la radioactivité a été décelé aujourd’hui à Fukushima et celui-ci serait dû à la fonte du cœur d’un des réacteurs. Des rejets radioactifs important continuent donc à se déverser dans l’atmosphère et cette histoire de nuage n’est pas finie.

 

Nuage-radioactif-fukushima-IRSN---repris-Natures-paul-keirn.gifLes particules radioactives sont insidieuses car on ne les voit pas. Elles couvrent la planète lentement et auront des effets à retardement tout comme le nuage de Tchernobyl a été à l’origine de très nombreux cancers en Europe et sûrement ailleurs.


Plus que des critiques stériles, cette situation m’interpelle. Il faudra tirer les conséquences de cette catastrophe une fois la situation japonaise stabilisée mais déjà on peut s’interroger sur de nombreux points. Comment les politiques peuvent-ils avoir laissé se développer une technologie sans prendre les précautions nécessaires ? Pourquoi en France, pays avec 59 réacteurs nucléaires, toute la population n’est pas entrainer pour réagir convenablement à un accident nucléaire ? Comment se fait-il qu’il n’existe aujourd’hui aucune solution de crise si un réacteur explose ?

 

Je considère qu’une technologie ne devrait pouvoir être développées industriellement qu’à la seule condition que l’on ait une parfaite maitrise de celle-ci, de ses effets et de ses déchets. On laisse trop souvent dans notre société se développer des innovations pour satisfaire le profit. Le profit ne justifie pas tout lorsqu’on fait l’impasse sur la santé et l’environnement. Je ne suis pas contre la technologie nucléaire qui est une avancée intéressante mais je suis contre le développement d’une technologie dont on ne maitrise pas la chaine de vie de A à Z.

 

Les prochains mois devraient être alimentés par des débats nationaux à l’approche des élections présidentielles de 2012. J’espère que le débat sur la sécurité énergétique sera abordé en profondeur ainsi que celui sur la prise de décision et le contrôle des risques générés par l’innovation avec pour mots clés : expertise, maitrise et durabilité.

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commentaires

Dany de Fanal Safran 30/03/2011 17:52



Coucou David,


Tu as fait des études dans la biologie nucléaire ou dans la radioactivité ou c'est un article avec des idées fournies par d'autres sites ?


Voilà un article écrit pour le moDem17, celà date du 18. http://www.modem17.com/tribune-libre/les-suites-de-fukushima/


Je t'embrasse et belle soirée à toi


Dany


 



David Guillerm 30/03/2011 18:40



Merci pour l'article, il est intéressant!


J'ai fait quelques études de physique et sinon je me renseigne effectivement sur certains sites.



le journal de personne 27/03/2011 15:45



L'échappée belle

Je sais ce que vous pensez!... vous vous dîtes : "Au lieu de nous parler de l'atome,
pourquoi ne nous en montre-t-il pas un? ... Moi, je veux bien, mais si je vous en montre un,
c'est tellement petit... vous allez être déçu! Non !
alors vous avez les atomes lourds comme celui de l'uranium."



http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/echappe/



       

 

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