21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:00

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Je profite du
rendez-vous de Bretagne Prospective qui aura lieu ce soir pour rebondir sur un sujet dont je n’ai pas encore parlé, la réforme de la taxe professionnelle. Cette taxe que le gouvernement Fillon et Nicolas Sarkozy veulent supprimer apporte de gros moyens financés au communes françaises. Cette future suppression est justifiée par la majorité comme un moyen d’augmenter la compétitivité de nos entreprises dans la mondialisation.

Il y a pourtant quelque chose de triste à constater dans cette réforme qui est significative de la politique de Nicolas Sarkozy : les réformes de la majorité nous tirent tous vers le bas.

Il suffit de pousser l’argumentation du gouvernement vers l’absurde pour le comprendre. Supprimons les charges sociales, les congés payés, les normes environnementales et nous pouvons être sûr que nous augmenterons significativement notre compétitivité dans la mondialisation.

Je ne pense pas que nous puissions être d’accord avec cette mentalité néolibérale poussée à son paroxysme car ces acquis sociaux sont bons pour le développement de notre société et le bonheur humain.

Nicolas Sarkozy n’aurait pas dû proposer la suppression de la taxe professionnelle qui supprimera des entrées d’argent et donc un moyen de financer un service public de qualité. Que l’on se le dise, plus les impôts seront réduits et moins le service public sera complet et efficace car l’un ne va pas sans l’autre.

La mondialisation est une bonne chose à la seule condition qu’elle nous tire tous vers le haut. C'est-à-dire que les normes sociales et environnementales se démocratisent dans les pays du monde entier. La proposition qui aurait été juste et efficace pour aller dans ce sens est simple et défendue par de nombreuses personnalités.

Ainsi, les moyens les plus efficaces pour que nos emplois restent sur nos territoires et soient porteurs de liens auraient été une taxe sociale et une taxe environnementale aux frontières de l’Union Européenne. Ce principe, défendu par Emmanuel Todd fait de jour en jour un peu plus de chemin. Cependant, celui-ci est semé d’embuches et les lobbyings qui désirent supprimer les frontières sont efficaces.

Un protectionnisme européen par une taxe sociale et une taxe environnementale permettrait pourtant de faire avancer la mondialisation dans le bon sens. Les pays émergents ne seraient plus des concurrents déloyaux car sans normes sociales et environnementales aussi poussées que les nôtres. Ces taxes pourraient être modulées selon les pays et obligeraient les grands pays commerçants à mettre en place des droits sociaux importants dans leur pays et une protection plus importante de l’environnement.

L’amélioration des conditions de travail dans nos sociétés, de la prise en compte de notre impact sur l’environnement sont une forme de patrimoine à défendre, on ne peut pas tous sacrifier sur l’autel de la mondialisation. Celle-ci doit améliorer la vie de tous et pas d’une minorité profitant de la mondialisation pour s’en mettre plein les poches au détriment des hommes et de la planète.

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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