26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 11:39

François Hollande

 

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les socialistes se sont opposés haut et fort à la politique de l’UMP et à ses abus, notamment sur la politique menée envers les Roms. Durant ces années bloquées dans l’opposition et pendant la campagne présidentielle, le PS a promis monts et merveilles et a préféré avoir un discours simpliste et électoral face à la réalité. L’UMP lui a emboité le pas et les deux principaux partis français se sont toisés  dans une surenchère habituelle pour gagner les élections trompant par la même occasion les électeurs.


Les socialistes ont gagné la présidentielle. On peut reconnaitre que ce basculement a permis d’apaiser la société française après le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais pour le moment, où est le changement ?


Hollande et le gouvernement Ayrault ont été obligés de se rendre à l’évidence, la conjoncture liée à la crise (que tout le monde connaissait déjà durant la présidentielle) ne leur permettra pas de réaliser leur programme économique. Sur ce point, on peut se féliciter que les socialistes aient décidé de ne pas appliquer un programme qui aurait compliqué la situation du pays.


cumul.jpgCependant, cette situation effraie le gouvernement qui a donc préféré se plonger dans des réformes sociétales nécessaires, mais aucunement essentielles pour relancer le pays.


Pire, François Hollande va de reniements en reniements sur des parties de son programme faciles à mettre en œuvre et attendues par beaucoup donnant une nouvelle fois, une piètre image de la fonction politique en France. Après avoir abandonné l’idée de mettre rapidement fin au cumul des mandats et à un système féodale bien français, abandonné sa promesse de n’avoir aucun ministre ayant eu à faire de près ou de loin avec la justice, abandonné l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives pour faire vivre le pluralisme, le Président de la République semble prêt à abandonner la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.


Après les désillusions provoquées par l’UMP et Sarkozy, les Français peuvent être déçus par Hollande et les socialistes mais combien d’élections et de déceptions faudra-t-il avant qu’ils n’ouvrent les yeux et fassent enfin confiance à des hommes politiques sans promesses mirobolantes ?


Face aux promesses non tenues, la colère des Français montent avec des conséquences sur le vote.  Le FN de Marine Le Pen capte une grande partie de la colère et  l'extrême gauche  de Mélenchon aussi mais aucun des deux ne propose un avenir plus tangible.


Face à la crise, les Français doivent élire des femmes et des hommes politiques honnêtes et audacieux qui ont montré durant ces dernières années, une ligne directrice concrète et ont proposé des solutions face à la dégradation économique et sociale de la France. Plus que jamais, je crois que notre mouvement politique, le MoDem, a essayé de prévenir les Français de la situation du pays et a proposé des solutions.


en 2014, il faudra soutenir le courage et les femmes et hommes prêts à affronter frontalement la situation pour relever la France et l'Europe avec des propositions claires et réalistes.

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Publié par David Guillerm - dans France
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