18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:58

Après un voyage présidentiel à Dijon fini en séquence de communication ratée et assez bien résumé par cette phrase lancé devant les caméras « M. Hollande, elles sont où vos promesses ? », François Hollande se retrouve aujourd’hui confronté au fossé qu’il a créé entre ses promesses de campagne basé sur des prévisions fausses et la réalité économique, sociale et politique du pays.

 

Le désamour des Français pour le Président socialiste est impressionnant mais facilement explicable. Durant la campagne présidentielle, tout le monde s’est rendu compte que les socialistes n’avaient pas de cap. Aujourd’hui, face à la crise, la France se focalise une nouvelle fois sur une politique de court terme, sans ambition pour l’avenir. François Hollande a voulu ré-enchanter le rêve français mais il a cru que son élection, ce fameux « le changement c’est maintenant » suffirait.

 

Les Français sont inquiets et ne savent plus vers qui ils peuvent se tourner pour l’avenir. Les signes d’avertissement pleuvent. Pire que les apostrophes du Président durant sa visite à Dijon, les résultats du premier tour de l’élection législative partielle qui s’est déroulé dimanche 17 mars dans l’Oise sont symboliques.  Arrivé en 3e position avec 21,37%, le Parti Socialiste est tout simplement éliminé du deuxième tour et laisse sa place à l’UMP et au FN.

 

François Hollande a affirmé, il y a quelques jours, qu’un Président avait toujours des périodes d’impopularité, mais ça n’aurait pas été le cas s’il avait dit la vérité aux Français plutôt que de les embobiner dans de belles promesses.

 

La situation politique est inquiétante pour tous les républicains. Le Front National fait croire qu’il est une alternative et rassemble tous les mécontents, les électeurs exaspérés, déçus ou désespérés. Les partis républicains semblent aujourd’hui incapables de faire entendre des lignes directrices fortes et des projets différents.

 

Les Français et les citoyens européens attendent aujourd’hui des perspectives pour l’avenir. Rien n’est impossible. La poussée des nationalismes en Europe n’est pas une fatalité. Si nous sommes capables de proposer une perspective cohérente et crédible pour les prochaines années, les citoyens seront prêts à nous écouter.

 

Le MoDem a eu, jusqu’à présent, du mal à expliquer clairement son projet aux Français. Tout le monde est aujourd’hui capable de se rendre compte que si on avait écouté et élu Français Bayrou, il y a 10 ans, le pays n’en serait pas là maintenant. Pourtant, à chaque élection, notre mouvement n’arrive pas à synthétiser sa pensée.

 

C’est justement sur cet objectif que nous travaillons avec le blogueur l'Hérétique et un groupe de militants pour préparer les prochaines échéances européennes. Les Français ont besoin d’entendre la vérité mais ils ont avant tout besoin de comprendre où nous voulons les mener. Ce travail de longue haleine demande du temps. Nous rassemblons donc toutes les bonnes volontés.

 

Plus que jamais, nous avons le devoir de proposer collectivement des solutions aux Français.   

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Publié par David Guillerm - dans France
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