7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 15:00

Jeudi avait lieu à Brest une initiation au Marketing politique. Celle-ci, animé par Régis BERTHELE (St-Renan) avait pour but de nous présenter globalement les enjeux de ce nouveau domaine. Je pense que nous pouvons remercier Régis pour sa présentation qui aura suscité le débat.

Ainsi, nous avons vu que l’objectif de ce marketing est de faire adhérer à une personne plutôt que d’informer les électeurs sous la forme suivante si on reprend le concept de marketing sur un produit :

-produit : candidat

-maque : le parti politique

-prix du produit : le bulletin de vote

Beaucoup de militants et d’engagés sont gênés par cette idée de séduire l’électeur par l’émotion et la communication. Je les comprends car la limite entre publicité et politique se trouve très vite réduis à l’épaisseur d’une feuille de papier.

Pourtant, il existe des limites que l’on peut facilement définir pour ne pas sombrer dans la démagogie. La première est sans aucun doute le fait d’assumer un programme et un projet clair pour la société. Quand je vois l’Ump, le PS ou encore Europe-Ecologie lisser leurs programmes en apparences pour faire voter les électeurs plus facilement, je me dis qu’il y a un problème.

Le MoDem a encore du travail dans la matière

Je serais assez favorable d’introduire une dose de marketing politique dans les campagnes du Mouvement Démocrate. Cela ne devrait se faire qu’à la seule condition : que notre programme serait lisible, visible et assumer. Nos idées sont travaillées et réfléchies, nous n’aurions donc aucune honte de vouloir les emballer dans de beaux paquets.

Le MoDem a encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine. Par exemple, dans le principe du marketing, il y a l’image générale que l’on veut donner d’un produit. En politique, l’image que chacun veut avoir est celle du dynamisme, de la modernité et de la proximité.

Or, aujourd’hui, les supports de communication du MoDem n’ont rien d’innovant. Nous aurions pu être les initiateurs de nouvelles technologies et de nouvelles pratiques politiques mais nous avons préféré le confort du suivisme. Cela ne devrait pas spécialement nous pénaliser, mais l’innovation aurait pu contribuer au dynamisme d’une campagne qui s’annonce très courte.

Le MoDem, avec l’UDF, a été l’un des premiers mouvements Web 2.0 avec une blogosphère très active, le premier réseau social politique français.  On se rappelle encore très bien du site Sexy Centriste des Jeunes de l’UDF lors des Présidentielles de 2007. Nous avons encore la capacité d’être devant la mêlée dans ce domaine mais il faut que nous soyons capables de faire confiance aux entreprises innovantes françaises et aux compétences internes en leur laissant un grand pouvoir d’initiative et en les soutenant.

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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commentaires

Claudio Pirrone 08/02/2010 01:13


Assez d'accord avec toi dans l'ensemble.

La connaissance des techniques de markéting est utile, et surtout pour mettre en port-à-faux ses adversaires qui en abuseraient, mais cela doit rester un instrument au service d'une conviction,
sinon on plonge facilement dans le populisme le plus irresponsable (berlusconi/sarkozy en sont des bons exemples).

en tout cas, bonne initiative, que de se pencher sur le sujet.


Christine 07/02/2010 21:29


C'est vrai qu'on fait pas beaucoup parler de nous...
Il y a peut-être un savoir-faire mais il manque le faire savoir.


David Guillerm 07/02/2010 22:03


Effectivement, il faudrait un moyen pour donner plus de place et de confiance aux compétences. Gros travail de logistique en perspective!


       

 

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