9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:00

Parlement européenLes négociations et l’accord des chefs d’Etat au sein du Conseil européen autour du budget de l'Union Européenne pour 2014-2020 à Bruxelles, ont agité les médias cette semaine. Pour la première fois dans l’histoire de l’UE, les dirigeants européens ont décidé d’une baisse du budget pluriannuel illustrant le regain d'euroscepticisme sur le continent et la préservation des intérêts nationaux.


Dans ce contexte, les journalistes se sont intéressés aux réactions des députés européens, convaincu par le fabuleux projet que dessine l’Union Européenne. Cette séquence médiatique a donc eu le mérite de mettre sous la lumière des projecteurs le Parlement européen qui est désormais co-décisionnaire sur l’adoption du budget. Les députés européens vont donc pouvoir recadrer les chefs d’Etat qui semblent défendre uniquement les intérêts de leur propre pays plutôt que celui de l’Europe.


J’espère en tout cas qu’on se dirige dans cette direction. L’annonce des quatre principaux groupes du Parlement européen va pour le moment dans ce sens. Dans un communiqué commun, Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (PSE, socialistes), Guy Verhofstadt (ADLE, démocrates et libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (Verts) ont estimé que le Parlement européen ne pouvait accepter en l'état l'accord trouvé vendredi au Conseil européen car celui-ci ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne mais l’affaiblira. Ils ont ainsi affirmé qu’ils maintiendraient les priorités clairement indiquées à plusieurs reprises.


Durant cette première séquence médiatique, la deuxième étant celle à venir des négociations au Parlement européen, j’ai également apprécié la mobilisation des députés européens du Mouvement Démocrate comme Marielle de Sarnez et Robert Rochefort. Ils ont défendu avec force dans la presse, notre volonté de bâtir une Europe politique et économique intégrée avec une ressource propre pour préparer l’avenir.


Marielle de Sarnez a rappelé que 95% des dépenses de l'Union Européenne portent sur l'investissement et sont donc des investissements pour les emplois et la croissance de demain. Ça n’a donc aucun sens de réduire le budget européen et de couper dans les dépenses de recherche et d'infrastructures.


On a aujourd’hui l’impression que l’intérêt commun a totalement disparu autour de la table des négociations. Chacun campe sur ses acquis et essaye de récupérer la plus grande partie de l’enveloppe… Pourtant, nous avons plus que jamais besoin d’une Europe fédérale et dynamique.


A la veille des élections européennes de 2014, les parlementaires européens vont avoir l’occasion de montrer que l’Europe ne se résume pas aux décisions des Chefs d’Etat. Cette possibilité est une occasion unique d’intéresser les citoyens à l’approche de ce scrutin. J’espère qu’ils s’en saisiront et qu’ils ne laisseront pas l’austérité s’installer dans le budget d’investissement de l’Europe.

 

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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