14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:54

Georges Luc, président du MoDem en Morbihan, souhaite que les idées de son parti trouvent leur place dans la campagne des Régionales.


Alors que la bataille fait rage dans certains partis pour choisir un chef de file, le MoDem, lui, prend son temps.Il veut un programme d'abord. Le point avec Georges Luc, président du Morbihan.

Entretien

 


Le MoDem a choisi de mener sa propre liste aux Régionales ?


C'est la position qui a été définie au niveau national et confirmée lors de la convention du 26 septembre dernier à Pontivy. Et dans cette optique, des groupes de travail ont été créés afin de définir un programme. C'est une élection importante pour la Bretagne. Beaucoup de changements sont à venir et il faut réfléchir à des questions essentielles, sur les plans économiques, environnementaux, etc. Au MoDem, on veut penser à long terme.

Vous n'avez pas encore choisi les candidats pour conduire vos listes ?


Un appel à candidatures a été lancé. Il se terminera fin octobre. Au MoDem, tous les adhérents peuvent prétendre s'engager dans une élection. C'est l'une des particularités de notre parti. Les investitures n'interviendront pas avant fin novembre. Nous voulons prendre notre temps pour positionner d'abord notre ambition pour la Bretagne avant de penser aux candidats. Et nous comptons bien que les idées du Morbihan y trouvent toute leur place.


Pourquoi une liste MoDem ?


Notre parti, c'est le centre. On n'est ni à gauche, comme on a voulu le faire croire cet été, ni à droite. Le centre, c'est une valeur forte en Bretagne qui ne peut exister que dans la cohésion. Si une autre liste centriste voit le jour, ce ne sera pas très bon, car sur l'essentiel, nous ne sommes sans doute pas si éloignés. Une chose est sûre : cette liste sera MoDem avec un programme qui sera d'abord le sien car on veut amener des idées nouvelles et futuristes. Ceux qui s'y retrouveront pourront nous rejoindre afin que ce rassemblement soit le plus large possible.


Mais le centre n'a pas vocation à gouverner seul. Il faudra bien parler d'alliance dans un scrutin à deux tours...

Le deuxième tour n'a pas été abordé. Notre ambition est d'atteindre au minimum 10 % au premier tour. Pour cela, il va falloir qu'on s'unisse au-delà de nos différences. Ces derniers mois, beaucoup de choses ont été dites sur le MoDem. Certaines ont été corrigées depuis. Je comprends que nos adhérents aient pu être un peu perturbés. Beaucoup d'entre eux n'ont jamais fait de politique avant. Ils ont besoin de clarté.


Depuis la présidentielle, on a l'impression que le mouvement s'essouffle un peu...


Notre score aux Européennes a été décevant alors que nous avions de très bonnes idées et d'excellents candidats. C'était une élection pour le MoDem. Malgré tout, on continue à se structurer. On est sans doute à un tournant et on compte sur cette campagne très bretonne pour trouver notre place. On n'a pas envie d'avancer seul, car on est convaincu qu'il y a chez les autres de très bonnes idées aussi. Et comme le dit François Bayrou : « Parler ce n'est pas se rallier. »


En fonction de votre score, le MoDem risque néanmoins d'être courtisé...


On a des idées à défendre et on ne les bradera pas. Le centre n'est pas dans la majorité présidentielle, sinon on ferait liste commune. Après, c'est vrai qu'il nous arrive de gouverner avec des gens de droite ou de gauche. Nous restons l'oeil ouvert car la reconstruction du paysage politique n'est pas terminée. Ce qui importe, c'est de montrer notre savoir-faire et notre façon de faire de la politique autrement. Notre projet compte davantage que les personnes. À nous d'amener nos idées pour la Bretagne afin de mieux les vendre.


Serez-vous candidat pour conduire la liste départementale ?


Non. J'ai déjà bien à faire avec la présidence du mouvement dans le Morbihan. Et puis nous avons un conseiller régional sortant avec Fabrice Loher. Au niveau régional, Yvon Joncour, maire de Saint-Brieuc, est le leader naturel. Ce dernier défend parfaitement l'esprit du MoDem. Nous avons une carte à jouer. N'oublions pas que le centre dispose d'un groupe au conseil régional. Ce sont des élus qui ont prouvé leur savoir-faire. Il y a aussi dans les jeunes démocrates des talents en devenir. Le renouvellement est une bonne chose.

 


Propos recueillis parÉdouard REIS-CARONA.
Ouest-France

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