20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:03

 

 

 

On entend aujourd’hui parler des apéros géants dans les plus hautes sphères de la vie politique française. Pourtant, faut-il parler autant de ces évènements ?

Les apéros géants ont commencé à vivre sur la toile et sur Facebook de façon assez « intime » avec des premiers rendez-vous de 4000 personnes ce qui est très similaire aux soirées étudiantes qui existent depuis bien longtemps.

 

C’est en fait lorsque les médias se sont appropriés le sujet que ces évènements ont pris de l’ampleur. J’ai d’ailleurs été frappé de voir à quel point l’apéro géant de Brest était le résultat d’une « pub caché » des médias locaux. Lors de celui-ci 7000 personnes se sont retrouvés sur la Place de la Liberté dont beaucoup comme moi sont surtout venus pour battre le record de Rennes et sans objectif de boire.

Ensuite, se sont les télévisions nationales qui ont pris le sujet en main et l’ampleur de ces rendez-vous sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui avec par exemple 10 000 personnes à Montpellier. C’est le décès d’un jeune à Nantes qui a transformé ces évènements en faits de société mais lorsque l’on y regarde de plus prés, sont-ils si nouveaux dans le paysage français ?

Alors, c’est nouveau les rassemblements géants ?

La nouveauté ici, c’est l’utilisation d’Internet et de Facebook pour se donner rendez-vous. Les grands rassemblements existent depuis des décennies et s’est souvent des milliers de personnes qui se retrouvent pour les soirées étudiantes, les concerts ou encore les festivals où beaucoup ne sont pas vraiment là pour écouter de la musique.

Le problème ici, c’est le manque de responsabilité. Que les gens fassent la fête, ok, mais qu’ils laissent les lieux propres seraient le minimum syndical. Enfin, comme certains me disent, quand tu as une bouteille de vodka ou de whisky dans le bide, c’est dur de savoir ce que tu fais…

Le problème est bien là. Beaucoup sont incapables de s’arrêter de boire et finissent dans des états inquiétants. La faute est certainement partagée entre un problème pédagogique avec la connaissance de ces propres limites et un problème de société.

Avant, les gens allaient au bar et le meilleur contrôleur du taux d’alcoolisation des clients était le barman lui-même qui stoppait la distribution s’il le fallait. L’Etat a tout fait pour faire partir les consommateurs des bars et il se retrouve aujourd’hui dans la rue sans aucune limite.

Plus grave, les gens se sentent tellement contraints et coincés par la société qu’ils pensent que le seul moyen de faire le con sans être ridicule est de boire comme un trou. L’alcool est un peu une excuse pour se lâcher. Mais le ridicule ne tue pas et les gens devraient être un peu plus « peace and love » dans la vie de tous les jours. ;-)

Que peut-on faire face à ces évènements ?

L’ensemble des politiques semblent d’accord sur le fait qu’interdire ces apéros géants semblent difficile et ils parlent aujourd’hui de les réguler. Il faudrait effectivement les encadrer. Le plus grand festival de France, les Vieilles Charrues, n’est-il pas une beuverie géante organisé et encadré ? Pour beaucoup, c’est effectivement le cas.

Un autre élément sur lequel jouer est sans aucun doute la pédagogie. La pédagogie sur les plus vieux qui participent aux apéros géants sera peu efficace je pense et je l’avais déjà dit par rapport à l’interdiction des soirées étudiantes sur Brest. C’est avec les plus jeunes que la pédagogie pourra donner des résultats et c’est dès les plus jeunes âges qu’il faudra commencer afin de faire comprendre qu’on peut se lâcher autrement, que l’alcool comporte des risques et qu’il y a d’autres moyens de faire la fête. (Il me semble que les statistiques donnent un alcoolique en moyenne sur une classe de 25 personnes).

Enfin, il faudra qu’un jour les politiques, intellectuels et autres faiseurs de société se rendent compte que c’est celle-ci qui pousse certainement à ces dérives et ainsi qu’ils essayent d’améliorer ce qui pourra l’être.

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Publié par David Guillerm - dans France
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commentaires

Fanal Safran 24/05/2010 19:47



Bonjour David,


A Rochefort sur mer (Charente-Maritime), petite ville tranquille... les élèves de plusieurs collèges se sont donné rendez-vous pour un affrontement, genre guerre des boutons en plus violent, au
centre de la ville. Par le même biais que ces apéros. Il vaut mieux des apéros, non ?


 



David Guillerm 24/05/2010 19:49



oui c'est clair ^^



       

 

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