30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 11:15

restauration_tva.JPG

Mes lecteurs assidus s’en souviennent sans doute encore, il y a un an, je m’étais lâché sur les restaurateurs qui, selon moi, n’avaient pas respecté le deal réalisé avec le gouvernement concernant la baisse de la TVA. Mon billet m’avait valu d’être contacté par de nombreux restaurateurs et même par un représentant communication du secteur. Ces péripéties m’avaient en tout cas confirmé le fait que la restauration est un lobbying puissant en France.

 

Client assidu des restaurants, j’ai toujours respecté les restaurateurs qui affirment avoir respecté les conditions de cette baisse de la TVA de 19.6% à 5.5%, pourtant, le rapport  remis par le député Thomas Thévenoud aujourd’hui à l’Assemblée National confirme que les engagements pris en 2009 n'ont pas été tenus par la majorité d’entre eux et que la mesure est coûteuse pour l'Etat.

 

Le rapport insiste ainsi sur le fait que seuls 6.504 emplois ont été créés chaque année du seul fait la baisse de la TVA, ce qui représente une subvention de plus de 153 000€ par emploi alors que les accords de 2009 prévoyaient 40.000 créations supplémentaires par rapport à la tendance naturelle, sur deux ans. Les prix à la carte, et sur cet élément, chacun est capable de s’en rendre compte, la baisse d’après l’INSEE, n’a été que de 2.5% alors que la profession avaient promis une baisse de 9%.

 

Il n’y a que sur le volet social que la profession s’en sort à peu prêt avec une hausse de la grille salariale de 5% et versement d'une prime annuelle pouvant aller jusqu'à 500 euros, soit environ 817 millions d'euros redistribués aux salariés, et création d'une mutuelle. Mais ce n'est pas à l'Etat de financer les avancées sociales par métier et par branches. D’ailleurs, la TVA sur la restauration en France est une des moins élevés d’Europe.

 

Cette mesure coûte aujourd’hui 3 milliards d’euros à l’Etat. La situation actuelle des finances publiques de la France exige un changement. La profession n’a pas, dans son ensemble, joué le jeu, il va falloir qu’elle assume. Je ne dis pas qu’il faut taper sauvagement sur celle-ci, mais que des mesures doivent être appliquées. Celles-ci pourront prendre en compte le cas particulier des petits restaurateurs mais c’est tout.  

Partager cet article

Publié par David Guillerm - dans France
commenter cet article

commentaires

       

 

Recherche

logos

logos

logos

 

Instagram