22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:52

parite1.jpgLes dernières élections législatives n’auront pas été un exemple en matière de parité. 6603 candidats se sont présentés au premier tour dont seulement 40 % de femmes. L'UMP a été le plus mauvais élève avec 28 % de ses candidats qui étaient des femmes.

 

Pour imposer la parité aux partis politiques à chaque élection, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem a confirmé lundi dernier, la future suppression des subventions publiques aux partis politiques qui ne présentent pas autant de femmes que d'hommes aux élections.

 

Ainsi, la Ministre confirme "Comme le président de la République s'y est engagé, la parité sera rendue plus contraignante dans toutes les sphères de l'action publique", "En particulier, s'agissant des élections législatives, des mesures seront adoptées pour que, à l'avenir, les dotations de l'État aux partis politiques qui ne contribueront pas à la parité dans l'investiture de leurs candidats soient purement et simplement supprimées".

 

Cependant, nous aurions tort de croire que cette mesure suffira à augmenter rapidement le nombre de femmes élues.

 

Pour obtenir la parité chez les élus, il faudra un changement de mode de scrutin


La composition de l’Assemblée nationale après ces élections législatives nous montre la limite du scrutin uninominal majoritaire à deux tours en termes de parité. Alors que 40% des candidats étaient des femmes, ce chiffre tombe à seulement 27% chez les députés élus. Cette réalité s’ajoute aux innombrables critiques que l’on peut faire sur ce scrutin qui n’est pas représentatif des Français car il empêche certaines sensibilités d’être représentées à l’Assemblée et pousse au bipartisme.

 

Avec près de 27 % de femmes élues députées (contre 18,5 % dans l'Assemblée sortante), la nouvelle Assemblée sera la plus féminine de l'histoire française. Elle restera pourtant loin du partage à 50-50 entre les hommes et les femmes.

 

Seul un véritable changement de mode de scrutin imposera une parité exemplaire. On l’observe dans les pays européens où la proportionnelle et le scrutin de liste sont en place. Plus proche de nous, les conseillers régionaux s’approchent des 50-50 grâce au scrutin proportionnel. Il faudra casser un équilibre en place si nous voulons la parité en France. J’y suis prêt, et vous ?

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Publié par David Guillerm - dans France
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AQ 23/06/2012 09:03


Le scrutin majoritaire et la représentation proportionnelle ont chacun leurs lots d'atouts et d'inconvénients.


Concernant le scrutin majoritaire, il permet de dégager des majorités claires, permet la représentation "directe" d'un territoire et permet aux électeurs d'identifier leurs élus et d'entretenir
un lien direct avec eux. Mais il ne permet à tous les courants d'opinion d'être représenté, sauf à constituer des alliances à l'occasion des élections.


Concernant la représentation proportionnelle, elle permet une représentation fidèle de tous les courants d'opinion qui s'expriment. Mais elle ne permet pas de discerner une nette majorité pour
exercer le pouvoir. AU mieux, elle oblige au consensus entre plusieurs forces. AU pire, elle crée une instabilité et conduit à une crise politique.


C'est la raison pour laquelle il me semble nécessaire de combiner les deux. Soit en copiant sur le scrutin mixte connu pour les élections municipales et régionales (représentation proportionnelle
avec prime majoritaire). Soit en désignant une part des députés au scrutin majoritaire, et une autre à la représentation proportionnelle... Mais cela aura pour conséquence de complexifier l'enjeu
de l'élection...


Mais concernant la parité, rien ne sera possible sans la réelle volonté des partis politiques. Tu noteras que le Finistère envoie une parité parfaite de députés à l'Assemblée nationale. C'était
également le cas en 2007 (4 femmes, 4 hommes), et plus encore en 2002 (5 femmes, 3 hommes).

David Guillerm 28/06/2012 12:31



C'est vria qu'il y a des lieux où la parité est respecté chez les élus, mais le chemin est encore tellement laborieux qu'il faudrait un electrochoc. Je crois qu'une parité exemplaire en serait
un. Je prenais l'exemple extrême c'est vrai, un équilibre entre scrutin majoritaire et proportionnel est intéressant.



       

 

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