10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 13:21

sipa_00619924_000048.jpgLe 1e tour des primaires de la gauche (socialistes et radicaux de gauche) avait lieu hier, dimanche 9 octobre. Les résultats de ce 1e tour sont un peu différents de ceux annoncés par les sondages:


François Hollande recueille 39% des voix, Martine Aubry 31% et Arnaud Montebourg 17%. Ségolène Royal est loin derrière avec des 7% voix, Manuel Valls (6%) et Jean-Michel Baylet (1%) ferment la marche.

 

Montebourg est véritablement le gagnant de ces primaires. Il aura réussi son pari avec le virage idéologique de son discours. Il a ainsi marquer les esprits avec son rentre dedans, son dynamisme et son ton clairement différent des autres candidats. Personnellement, Montebourg et Mélenchon me semblent très proches : ils sont fort pour pointer ce qui ne va pas (comme sur le thème de la santé en France lors du 3e débat des primaires) mais apportent-t-ils de vrais solutions? Je ne crois pas.


Le bilan des primaires

 

Le bilan de l'UMP sur cet évènement me semble ridicule tout comme la position que ses responsables auront adopté durant toute sa mise en place (conservation des listings, fraudes, etc.). Ces cadres de la majorité sont tombés bien bas...


Les primaires de la gauche auront été une belle opération pour le PS mais elles auront également mis en avant l'improbable grand écart qui règne dans ce mouvement politique.


Il existe ainsi un fossé abyssal entre les positions défendues par Manuel Valls, François Hollande et les positions d'Arnaud Montebourg. Les résultats d'hier sont clairs et lorsqu’on les observe, on peut trouver normal que le PS n'ait pas gagné une présidentielle depuis bien longtemps. Les français doivent se demander à quelle sauce ils seront mangés avec la diversité impossible qui existe chez les socialistes.


Cette cohabitation des sociaux-démocrates et de l'extrême-gauche laisse songeuse. La fin justifie-t-elle les moyens? Peut-on réunir la carpe et le lapin pour essayer à tout prix de gagner une élection? Ce rassemblement apportera quel type de gouvernance?


On voit depuis hier les cadres de François Hollande draguer Montebourg et les siens, drôle de stratégie pour celui qui marchait dans les pas de DSK et des sociaux-démocrates. Jusqu'à présent, il semble que Martine Aubry soit la seule à avoir réussi à faire ce grand écart et rassembler les fragments du parti. Hollande aura rassemblé durant sa décennie à la tête du PS, mais jamais il n’aura su trancher et prendre des positions franches.


Pourtant, je crois que si le PS veut un jour être responsable, Il faudra qu’il apporte ses positions tranchés et donc qu'il fasse sa mue et choisisse son positionnement. Je ne crois pas possible un rassemblement de Bayrou à Mélenchon comme le voudrait Valls. Il faudra choisir entre la politique centrale ou la politique extrême.


Malheureusement, le PS, bloqué dans ses reflexes d'un autre âge, semble dans l'incapacité d'assurer cette nouvelle donne politique. Nous verrons ce que donnera dimanche prochain le deuxième tour de ces primaires mais jour après jour, il semble de plus en plus certain que la position centrale, rassemblant les sociaux-démocrates, les chrétiens démocrates et républicains, Ne puisse être incarné que par le MoDem et le candidat François Bayrou.

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