2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 15:30

405628_mod1.jpgLe Télégramme a posé six questions identiques à chacune des têtes de listes. Voici les réponses de Bruno Joncour.


La région doit-elle réclamer la maîtrise de la lutte contre les algues vertes?


La région doit s'engager davantage dans cette lutte aux côtés de l'État et d'autres acteurs concernés. C'est un problème de santé publique, de développement économique, d'environnement, d'image de marque et donc de responsabilité collective. Elle doit jouer un rôle dans l'action de prévention en amont, en contribuant à la mutation de notre modèle de production agricole. Elle pourrait le faire dans le cadre d'une compétence qui lui serait reconnue au titre du droit à l'expérimentation dans le domaine de l'eau.

Faut-il une centrale électrique en Bretagne. Si oui, de quel type?
Il faut une approche globale, responsable et cordonnée de la question de l'énergie en Bretagne. Selon trois axes principaux: un investissement massif sur les énergies renouvelables (hydrolien, éolien, biomasse, méthanisation...); une dynamique forte d'encouragement et d'incitation aux économies d'énergie; et une recherche concertée d'une unité de production maîtrisée qui puisse garantir durablement, à la Bretagne et à son économie, l'approvisionnement qui lui est nécessaire.

Êtes-vous favorable à la création de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes?
Dans le contexte de crise, de recul du trafic aérien, de suréquipement en France et dans l'Ouest, de Grenelle de l'environnement, de développement durable, et de concurrence ferroviaire, il apparaît réaliste de proposer un moratoire au cours duquel un complément d'études apporte des réponses aux nombreuses questions posées. Dans l'hypothèse d'une perspective à long terme de la réalisation de ce projet, on ne peut imaginer que cet aéroport ne soit pas international.

Êtes-vous favorable à la suppression des départements au profit de la région?
Nous sommes régionalistes. Donc, pour le renforcement de ce qui confirme le rôle stratégique de la Région (développement économique, formation, aménagement du territoire et transports, culture), mais conforte aussi sa dimension de proximité en organisant la cohérence avec les politiques départementales. La disparition des départements ne pouvant intervenir brutalement, ils doivent conserver leurs compétences de proximité dans le cadre d'un pôle déjà constitué des collectivités locales et des intercommunalités.

Êtes-vous favorable au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne?
Nous avons été parmi les premiers à souhaiter cette réunification. Elle se situe dans une perspective de cohérence et de développement tout à fait pertinente dans l'espace national et européen. Cela s'inscrit dans le cadre du renforcement de la régionalisation que nous appelons de nos voeux, et à l'appui d'une volonté populaire exprimée par l'ensemble de la population concernée.

Quel est, pour vous, le dossier prioritaire de la prochaine mandature?
Incontestablement le rééquilibrage territorial. La Bretagne se développe à grande vitesse à l'est et se vide à l'ouest. Il faut définir un nouveau modèle de développement qui repose sur le réseau des villes moyennes plutôt que sur la concentration de la population sur les métropoles rennaise ou nantaise. Nous proposerons de réserver des crédits d'aménagement aux territoires les plus en déshérence. C'est cela, la solidarité des territoires, c'est cela, l'aménagement au service des populations.

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