10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 14:10

Pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'écouter France Inter le matin, voici l'émission de jeudi dernier avec Luc Ferry, Philosophe et ancien Ministre de l'Education nationale, et Philippe Meirieu, Professeur à l'université Lumière-Lyon-II, vice-président de la région Rhône-Alpes (Europe Ecologie), chargé de la formation. C'est émission m'a semblé intéressante et a pour sujet les moyens de traiter la violence scolaire.

 

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commentaires

Ernest 11/04/2010 23:40



J'ai comme vous écouté récemment quelques émissions sur le thème à la mode de la violence à l'école.
Pourquoi en faites-vous un thème de votre blog ?
Il y a de la violence scolaire à Daoulas ? ou à Brest ? ou à Quimper ?
La violence scolaire n'est pas un phénomène lié à l'école, c'est un problème des banlieues françaises, un problème d'instabilité de l'emploi, d'instabilité géographique, d'immigration,
d'intégration, un problème d'urbanisme et de vie sociale.
Les spécialistes français de l'éducation, politisés, qui veulent réguler, mixiser, laïciser, qui font des états généraux, des conférences, des formations à la gestion des conflits puis des
formations à la pédagogie, des suspensions d'allocations pour absentéisme... ne connaissent pas la Bretagne.
La violence n'est pas une question de pacte républicain (la Bretagne n'en est pas le fer de lance) ni un problème de laïcité (les écoles bretonnes sont les moins laïques). Ce n'est pas une
question de qualité d'enseignement ou de conditions d'apprentissage (nos écoles comptent plus d'élèves par enseignant que la moyenne française, et comptent aussi leur nombre de cancres, mais des
cancres non violents et pourtant destinés à trouver leur place dans notre société). C'est plutôt une question de société qui passe par une cohésion sociale locale, et essentiellement familiale.
Pour les parents démunis, il n'y a pas de solution législative française, mais des solutions locales.
Il n'y a pas de problème scolaire, mais des problèmes de société beaucoup plus larges auxquels nous sommes moins soumis en Bretagne : cohésion sociale, stabilité géographique, existence d'une
cellule familiale, zones urbanisées (en Bretagne on appelle cela une ville ou un bourg) de dimensions raisonnables.
Maintenant, que ceci ne nous décourage pas d'apporter nos réponses politiques à un bon fonctionnement de nos écoles et un épanouissement de notre jeunesse, mais ne le faisons pas sur la base de
leurs critères, de leurs problèmes.
Allons-nous continuer à nous intégrer à leurs débats et envoyer nos jeunes enseignants qualifiés débuter dans les banlieues difficiles parisiennes pour tenter de régler des problèmes qui ne sont
pas de leur compétence, leur sont étrangers et inconnus, pour revenir en Bretagne au bout de 10 ans, fatigués et déconnectés de la vie de leurs nouveaux élèves, voire même déconnectés de la
discipline qu'ils enseignent ?
L'enseignement n'est-il pas une question sociétale, et donc locale ?
Le Mouvement Démocrate est-il fédéraliste ? Ou ne l'est-il plus ? Pourquoi ne pas intégrer le principe de subsidiarité jusque dans l'enseignement ?



David Guillerm 13/04/2010 19:54



J'en fais un thème de mon blog pour plusieurs raisons: tout d'abord, je suis un jeune et je me sens concerné par ces sujets. De plus, je suis dans le regret de dire que oui il y a des violences
scolaires dans nos établissements.


Nous n'atteignons bien sûr par le degrés de certains établissements en zone difficile mais oui chez nous aussi la violence a lieu. Violences verbales, violences physiques qui interpellent.


Les métiers de l'enseignement n'ont pas chez nous à faire à des criminels mais à une violence de certains élèves ou parents d'élèves. Je connais de nombreux professeurs qui sont usés par des
insultes régulières et un fliquage quotidien de leur cours pour pouvoir le tenir.


Je fais moi-même des cours de soutien dans le collège de Daoulas où certains gestes, certaines paroles ne devraient pas avoir lieu dans l'enceinte de l'ecole ou ailleurs.


La Bretagne connait peut être moins les écarts de certains car nous avons encore une forte cohésion sociale, un historique et une manière de penser un peu différente mais nous pouvons constater
tous les jours que le modèle majoritaire s'impose, que la réalité, la violence dans les médias, dans les films, dans les jeux, dans la vie, que les villes sont de plus en plus concentrer, les
cellules familiales sont de plus en plus éclatées et tous cela fait que les violences scolaires se multiplient chez nous aussi.


Je suis d'accord c'est effectivement un problème de société et le réduire à l'école serait trop court mais c'est un élèment essentiel à traiter aussi dans un ensemble plus général. Nous défendons
nous aussi au MoDem des villes plus raisonnables, plus humaines car c'est le modèle de société qui apporte avec le stress, le manque de stabilité et autres, la violence.


Justement, participer à ces débats peut être l'occasion d'affirmer que d'envoyer les professeurs à droite ou à gauche n'est pas une solution et c'est également le meilleur moment pour
faire ses propres propositions. 


Donc oui l'enseignement est une question sociétale et locale mais c'est également le lieu où doit se construire le citoyen. On ne peut donc pas le négliger et il faut lui donner toute sa place
dans le débat. Je vous invite d'ailleurs à voir ce que dit François Bayrou sur ces questions essentielles pour lui.


Le Mouvement Démocrate que je défend est un mouvement fédéraliste, européen et régionaliste.


Concernant l'enseignement, nous devons tout de même avoir une cohésion au minimum régional pour que tout ne parte pas dans tous les sens! ;-)


j'aurais plaisir à débattre de toutes ces questions avec vous.



       

 

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