25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 12:00

 

fotolia_g-.jpgLa réforme des retraites est un sujet qui concerne tout le monde et qui mérite de la transparence. Alors qu’il y avait entre 800.000 (police) et 2 millions (syndicats) de manifestants hier dans les rues, à droite comme à gauche ont n’hésite pas à être démago pour mobiliser ses troupes.


Pourtant, le problème des retraites, car contrairement à ce qu’affirme la gauche, il y a un problème sur les retraites, ne pourra être régler que si chacun est capable de venir autour de la table avec transparence et sincérité.


La sacralisation des 60 ans comme base de départ à la retraites est une énormité et une preuve du peu de responsabilité que le PS montre vis-à-vis de l’avenir. Michel Rocard a lui-même critiqué la position des socialistes et particulièrement de Martine Aubry qui se trompe de combat.


A l’UMP et au gouvernement, rien ne semble vouloir dire que la situation soit plus constructive. Le gouvernement veut réformer les retraites ce qui est une bonne chose et semble écouter un peu les manifestants d’hier. Pourtant, la réforme de la retraite ne pourra réussir que si l’Etat réforme le travail et le gouvernement ne semble pas décider à ça et c’est ici que le problème principal de la réforme se pose.

 

Il sera inutile de reculer l’âge de la retraites si l’Etat est incapable d’obliger les entreprises à réemployer les plus de 55 ans qui sont déjà sur le carreau. Reculer l’âge de la retraite sans réformer le travail, sans réintégrer les plus de 55 ans n’aura qu’une conséquence, la réduction des pensions des retraités ce qui sera contre-productif !


De plus, faire croire aux ouvriers qui sont sur les chantiers, dans des usines… qu’ils vont devoir travailler plus longtemps dans des métiers difficiles et usants comme le fait le PS n’est pas sérieux. La réforme des retraites doit passer par une refonte globale du travail. A l’avenir, il faudra envisager le travail différemment. Par exemple, quelqu’un qui commencera un travail physique et usant devrait pouvoir, à un moment de sa vie, changer de métier  et recevoir une formation pour faire un boulot plus calme et moins fatigant (travail de bureau, formation des jeunes, etc.)


Plusieurs éléments restent à définir dont la pénibilité des métiers qui doit bien sûr être prise en compte mais également la redéfinition d’une échelle des pensions moins grandes entre les privilégiés et les petites pensions. Dans cette réforme il aurait également fallu considérer la possibilité de départ progressif à la retraite. 


Cette réforme est loin de résoudre tous les problèmes liés à la retraites mais si la classe politique reste dans un positionnement idéologique et démago entre droite et gauche, nous n’y arriverons jamais.

 

Voici une vidéo de François Bayrou qui expose le point de vue du MoDem sur la réforme des retraites. Le Mouvement Démocrate me semble encore une fois avoir la position la plus globale et la plus constructive sur ce sujet:

 

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Publié par David Guillerm - dans France
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commentaires

judith 25/06/2010 14:39



c'est bien joli de supposer que chacun pourrait changer d'emploi selon son degré de pénibilité et d'usure précoce, mais ça n'est pas réaliste par exemple dans une TPE où chaque emploi a une
destination précise et pour la plupart unique, et non interchangeable..on en fait quoi des  gens fatigués dans ce cas, surtout dans le BTP?



David Guillerm 28/06/2010 11:35



Oui la situation n'est pas la même pour une TPE et une grande multinationale. Il faudrait imaginer par exemple une mutualisation des moyens pour mettre en place un gestion commune des ressources
humaines lors de changement de metier et pour la formation continue.


Ensuite, une réforme en profondeur du Pôle Emploi sera obligatoire à l'avenir si nous voulons que les choses puissent fonctionner. Il faudra que le Pôle Emploi améliore son efficacité qui est
loin d'être optimum aujourd'hui. Elle pourra ainsi consacrer une partie de ses ressources pour s'occuper de la formation continue, des changements d'emplois et de la réinsertion tout au long de
la vie.


Enfin, ceux ne sont que des idées, mais je pense que nous pouvons être imaginatifs et trouver des solutions efficaces pour l'avenir.



AQ 25/06/2010 13:42



Oui, je regrette comme toi que le gouvernement n'est centrée sa réforme qu'en répondant à une analyse démographique et comptable des finances publiques.


Non pas qu'il faille ignorer cet état de fait, mais la réforme des retraites doit se placer plus globalement dans une politique de l'emploi.


La réforme orientée par le gouvernement est basée optimistement sur la croissance et comme si le taux d'emploi des seniors était proche du plein emploi... Or, nous sommes loins de tout ça.


C'est vraiment dommage que l'on s'arrête sur des postures. Le recul de l'âge légal à 62 ans ne fait figure que d'un pansement très mince, face à l'hémorragie des finances sociales ! Surtout que
la réalité s'efface derrière ce chiffre : la plupart des retraités partent plsu tard qu'à 60 ans. Il n'y a guère que ceux qui ont cotisé suffisamment qui peuvent se permettre de partir à la
retraite. Quid dans ce cas des personnes qui ont cumulé des périodes sans emploi (chômage), études, travail partiel, éducation des enfants, ou encore ont parfois travaillé au noir ?


Ce que je reproche à la réforme gouvernementale, c'est de ne pas se poser les vrais problèmes : que fait-on de la situation de l'emploi en France ? L'emploi des seniors ? Et en contrepartie,
qu'en est-il de l'emploi des jeunes ?



       

 

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