30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 11:22

sarkozy-8.jpgLundi, Nicolas Sarkozy a fait savoir à François Fillon sa volonté de réduire le train de vie de l’Etat. En fait, c’est les ministres qui seront les premiers touchés par ses réductions  alors que le chef de l’Etat ne devrait pas être touché lui-même.

Une histoire d’avion

Ces mesures sont justes par rapport aux nombreux abus que l’on a pu compter ses derniers mois. Pourtant, elles restent de l’ordre du symbolique et alors que le Président demande à l’Etat de se serrer la ceinture, il va bientôt recevoir un nouvel avion présidentiel qui aura coûté la coquette somme de 180 millions d’euros.

Tout ceci donne l’impression que Nicolas Sarkozy sert les vis pour faire passer cet achat pour le moins luxueux. Je ne critiquerai pas le renouvellement de la flotte présidentielle car on voit qu’un manque peut avoir des résultats catastrophiques mais les choix qui ont été faits sont loin d’être stratégique.

Le Président a choisi de renouveler ses deux moyens-courriers par un long-courrier. Or lorsque celui-ci sera en réparation, quel avion prendra-t-il pour ses déplacements ? Ceci montre bien la suite, le chef de l’Etat va être obligé de s’acheter un autre avion et si les prix sont identiques, le renouvellement de la flotte présidentielle coûtera quasiment 360 millions d’euros ce qui fait tout de même cher.

Le 14 juillet, un problème de méthode

D’un côté on nous parle donc de réduction lorsque de l’autre, les dépenses explosent. D’ailleurs, qui dit réduction ne devrait pas nécessairement dire suppression, baisse des heures de travail, etc. et c’est pourtant ce qui s’est passé pour la Garden-party du 14 juillet. C’est l’histoire d’un autre symbole qui est supprimé.

La Garden-party présidentielle du 14 juillet 2009 aurait accueilli pas moins de 7500 personnes pour un coût d’environ 750 000€. Cet évènement annuel  est un lieu de rencontre qui est de l’ordre du symbole. Pourtant, je pense que sa suppression est une erreur car s’est une journée entière de travail que l’on enlève à des centaines d’employés, de traiteurs, de serveurs, etc.

La méthode n’a pas été bonne et celle-ci n’est pas non plus bonne pour toutes les garden-parties organisaient dans les préfectures qui n’auront pas lieu et qui ne feront pas travailler plusieurs milliers de personnes.

J’aurais personnellement été pour un changement différent. Nicolas Sarkozy aurait du proposer la chose suivante : que chaque invité paye sa place aux garden-parties ce qui serait revenu à 100€ par tête pour la Garden-party présidentielle (750 000€ / 7 500 invités = 100€) et beaucoup moins pour celles qui devaient avoir lieu dans les préfectures.

Et puis, quand on sait qui est invité dans ce genre d’évènement, on sait que les invités auraient largement pu subvenir à cette contribution pour faire la fête, se faire voir et faire des rencontres professionnelles.

Salaires, primes et réductions

Enfin, sur la question des réductions, on nous annonçait récemment le gèle des augmentations des salaires des fonctionnaires, chose assez cynique quand on sait que le gouvernement justifie depuis trois ans la suppression d’un fonctionnaire sur deux pour revaloriser les salaires des postes maintenus.

Pire, on nous annonce dans le même temps des primes au résultat pour les préfets et les sous-préfets. Ces primes peuvent ainsi s’échelonner annuellement de 8.250 euros pour un sous-préfet à 28.164 euros pour un préfet. Elle est belle la République de l’égalité et de la fraternité… D’ailleurs, Marielle de Sarnez n’a pas hésité à ironiser sur ses primes financées par les PV des français.

Le gouvernement par des réductions symboliques voudrait nous faire croire à une participation de l’Etat dans l’effort d’économie que l’on demande aux français, mais la situation est là et montre bien à quel point on fait à nouveau plus de communication que de réel effort.

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