22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 17:02

Je participais hier soir à une réunion publique très intéressante de l’équipe de campagne de F.Bayrou à Quimper. Lors de ce rendez-vous, nous sommes bien sûr revenus sur l’actualité des derniers jours et notamment sur les tueries de Toulouse.

 

Ce sombre évènement vient de prendre fin aujourd’hui avec la mort de Mohamed Merah, l’homme qui a perpétré ces actes. Pendant près de 4 jours, de nombreuses questions ont été posées et vont continuer à être posées sur cet homme et cette affaire.

 

La politique de l’autruche


Dès lundi soir, François Bayrou a posé gravement des questions sur l’état de notre société où la classe politique passe sont temps à opposer les hommes les uns aux autres. Ces questions de société, dont le Grand Rabbin de France a reconnu la nécessité, ont pu choquer certains citoyens mais c’était malheureusement le seul moyen d’aborder ces interrogations.

 

Nous le voyons tous aujourd’hui, l’UMP, le PS et le FN ont feint d’arrêter leur campagne ces derniers jours mais la présence médiatique de leur candidat a significativement montré que ce n’était pas le cas. Le problème est plus profond. Ces responsables ont pratiqué la politique de l’autruche, en refusant le débat de fond et pour éviter celui-ci, ce débat qui montre la carrure d’une personnalité, ils ont passé ce jeudi 22 mars à s’insulter et se reprocher une incertaine récupération électorale de cet attentat.

 

L’expression de la folie reflète l’état d’une société


Ce débat mérite pourtant d’exister, les problèmes de la société doivent être débattus. Durant ma réunion d’hier, Nicole Jouan, la responsable de la campagne dans le Finistère, a eu une explication très juste « l’expression de la folie reflète l’état d’une société. La folie n’est pas la même partout, elle peut s’exprimer par la violence mais également par de nombreux autres moyens. Elle est souvent le reflet de ce qui s’exprime dans la société ».

 

Ce constat vient confirmer l’analyse de François Bayrou selon laquelle notre société est malade. Une position que la presse étrangère appuie également en estimant que Nicolas Sarkozy et d’autres poussent aux excès, aux extrêmes en pointant du doigt la politique sécuritaire, anti-immigration, les boucs-émissaires comme les Roms…

 

 

Je ne crois même que ce mal n’est pas cloisonné à la France. Depuis de nombreuses années, on voit fleurir partout en Europe et dans le monde, une montée des extrêmes. Le score de ces mouvements idéologiques augmentent et leur influence aussi à l’image du Tea Party américain.

 

L’affaire toulousaine était peut-être l’œuvre d’un homme embrigadé par des fondamentalistes religieux, mais que dire de cette jeune ado de 14 ans poignardée plus de 40 fois en Loire Atlantique, d’Anders Behring Breivik, ce fou, auteur, en juillet dernier, de deux attaques qui ont fait 77 morts en Norvège et des nombreux faits divers de l'actualité?

 

Ces affaires sont sans nul doute le reflet de quelque chose et il faut que le débat s’ouvre en profondeur sur ces questions. Pourtant, seul François Bayrou semble prêt à aborder ce sujet crucial pour le vivre ensemble et à y répondre.

Partager cet article

Publié par David Guillerm - dans France
commenter cet article

commentaires

       

 

Recherche

logos

logos

logos

 

Instagram