10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 10:00

Le président tchèque continue à "jouer la montre" sur le traité de Lisbonne. Vaclav Klaus, qui rechigne toujours à signer un texte qui a été ratifié par le Parlement tchèque, a confirmé, vendredi 9 octobre, qu'il revendiquait une dérogation pour son pays concernant la Charte des droits fondamentaux incluse dans le traité.

"Une garantie nous sera ainsi donnée que le traité de Lisbonne ne pourra pas conduire à l'abolition des décrets Benes", a plaidé M. Klaus. Ces décrets, signés en 1945-1946 par le président tchécoslovaque d'alors, Edvard Benes, ont servi de base juridique à la confiscation des biens et à l'expulsion de Tchécoslovaquie, après la guerre, de trois millions d'Allemands des Sudètes.


Le président tchèque ne cache pas sa volonté de tout faire pour empêcher l'entrée en vigueur du traité. Il ne cache pas non plus son hostilité à l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui. Pour lui, l'Union européenne "est une supranationalité" et "elle introduit une forme de régulation, or il s'oppose à toute forme de régulation", explique Marion Van Renterghem, du service Europe du "Monde", qui décrit un personnage "provocateur, ultralibéraliste, nationaliste" : cliquez ici pour écouter

L'hostilité du président tchèque à l'Europe n'est pas véritablement partagée par les Tchèques, poursuit Marion Van Renterghem, qui souligne toutefois que "le côté fort en gueule" de M. Klaus "leur plaît" et que "son discours sur l'indépendance nationale" trouve un certain écho auprès d'eux : cliquez ici pour écouter

Le Monde

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Publié par David Guillerm - dans Europe
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