1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 16:40


Il y a des choses pour lesquelles nous pouvons nous féliciter et d’autres pas. L’organisation des JO en Chine est une chose dont nous ne pouvons pas nous féliciter de part la tournure qu’elle a prit.

On nous la signalé, le lendemain des Jeux Olympiques risque de sonner comme un mauvais réveil pour la Chine mais ces JO et leur organisation sont déjà un cauchemar pour les défenseurs des droits de l’Homme et de l’environnement.

Si la Chine avait joué le jeu que lui proposé les organisateurs, celle-ci aurait pu avancer en termes de droit de l’Homme et du citoyen mais également en liberté d’expression et en protection de l’environnement. Mais la Chine ne s’est pas abaissé à obéir à des directives occidentales car elle est devenu une grande puissance et c’est elle qui, bientôt, imposera ses choix.

Nous pouvons d’ailleurs nous inquiéter d’avoir permis à ce grand pays gouverné par une dictature d’être devenu une des plus importantes puissances du monde et bientôt la première.

Les organisateurs des JO avaient pensé que ceux-ci obligeraient la Chine à s’ouvrir au reste du monde et à évoluer dans un sens humaniste. Les dirigeants du monde et les économistes pensaient que l’accès à la Chine de richesses et de la forme développé l’amènerait à une évolution importante dans la citoyenneté mais ils avaient torts.

Ainsi, la construction des infrastructures olympiques auraient pu être l’évènement qui aurait apporté de nouveaux droits aux travailleurs mais au lieu de ceci, se sont des milliers de gens exploités qui construisirent l’ensemble olympique. Ces travailleurs sans protection sociale ni même physique, venu des campagnes à la recherche d’emplois, qui logèrent dans des taudis et que les autorités chinoises invitèrent à retourner expressément dans leur campagne une fois les travaux terminés.

Mais que pouvions-nous espérer de mieux d’un pays qui laisse les industriels du monde entier embaucher des enfants pour leur usine ?

Vint ensuite cette grande mascarade mise en place par autorités chinoises qui se dirent « Il faut faire bonne impression ! », le paraître primant sur le réel. Le Pékin noyé par la pollution n’existera plus lors des JO Chinois, se sera un Pékin propre et moderne qui sera visible pour le monde entier. Cette mise en place se fera de façon très simple, les autorités chinoises ont fait arrêter toutes les usines polluantes de la ville et le parc automobile a été réduit de manière drastique. Mais, dès le lendemain des JO, c’est toutes ces usines et ces voitures qui recommenceront à vomir leur rejet dans l’atmosphère comme si la période des JO avait été un simple rêve, une courte trêve.

Enfin, la censure a explosé dans le pays et c’est internet, l’audiovisuel, la littérature et les médias qui subissent de plein fouet ces retours en arrière tandis que les médias occidentaux auront de nombreux sites internet boycottés (Reporters sans frontière, Amnesty international ) et que de multiples artistes et personnalités seront privés de séjour chinois pour avoir « porté atteinte à la souveraineté nationale » telle que la chanteuse Björk qui fit pourtant l’ouverture des JO d’Athènes en 2004.

Les JO chinois resteront certainement dans les annales comme l’échec des organisateurs face à une Chine toute puissante dans sa vision du monde.

Rendez-vous lors de l'ouverture des JO.

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 16:18

Article publié dans "Le Monde"

N
ombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée, qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.

Ainsi le député des Pyrénées-Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contribuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie !"

"ACTIVISME DÉMOCRATE"

Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent plus aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalité, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."

Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent, et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.

Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15 % des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques d'une UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique". Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les droits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activisme démocrate".

M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier Edvige, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. Edvige recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs de 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?, s'indigne le président du MoDem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"

"Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui
, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain." Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.

La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".

Les votes et interventions du député des Pyrénées-Atlantiques

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 13:14



La privatisation partielle de La Poste, tout le monde l’a bien compris, introduit sa future privatisation totale. En effet, l’ouverture du marché français à la concurrence va obliger l’Etat à faire de ce service public une simple entreprise avide de croissance et de profit comme il le fit pour France Telecom.

Cette future privatisation pose néanmoins de nombreuses questions. Aujourd’hui déjà, de nombreux bureaux de postes ferment tous les ans pour manque de rendements et de rentabilités. Qu’en sera-t-il lorsque la poste sera une entreprise qui cherchera avant tout à faire du profit ? Le risque est de voir tous les bureaux de poste des petites communes fermer. C’est pourquoi de nombreux élus de tous les bords politiques s’intéressent à cette privatisation.

De plus, les privatisations se sont très souvent, si ce n’est toujours, traduit par des suppressions d’emplois, des restructurations…car la loi du marché l’oblige et une entreprise publique n’a pas les mêmes objectifs qu’une entreprise privée. Ainsi, les effets néfastes de la bourse obligeront l’entreprise à augmenter le rendement des employés et à réduire le nombre de ceux-ci pour que les profits grimpent et de cette façon les plus values des actionnaires.

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 17:23


On peut enfin se féliciter d’une importante avancée en termes de politique environnementale française. Depuis des années, de nombreux pays européens ont accepté l’idée que les pollueurs doivent payer plus que de simples indemnités pour les dégâts qu’ils provoquent sur l’environnement. La France, qui est toujours à la traine en termes d’environnement, a enfin fait un grand pas pour celui-ci.

En effet, les municipalités, les départements, les régions…vont pouvoir enfin porter plaintes contre les entreprises qui polluent sur leur territoire afin d’être payer pour les préjudices causés. Cette argent, on peut l’espérer, servira à des programmes en direction de l’environnement, des énergies renouvelables et de l’innovation écologique.

Ainsi, le principe pollueur-payeur, s’il est bien appliqué, devrait nous permettre d’intégrer un cercle vertueux car l’entreprise qui doit payer beaucoup, parce qu’elle pollue, tentera de moins polluer. Ce principe devrait donc signifier la fin de la pollution facile et pas cher ce qui est une avancée notable.

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 17:22

François Bayrou a décidé, dans l’affaire Tapie, de partir en guerre contre une décision qui relève d’avantage de politique que de justice car celle-ci illustre selon lui la « collusion » Tapie-Sarkozy.

Ainsi, dans son rôle de premier opposant, François Bayrou fustige une gestion de l’Etat élitiste où l’on demande aux français d’accepter une politique de rigueur tandis que l’argent public sert, entre autres, à rembourser les dettes d’un particulier. Les petits arrangements entre amis semblent toujours et bien plus encore d’actualité aujourd’hui au sommet de l’Etat.

285 millions d’euros, c’est la somme que Bernard Tapie devrait toucher de la part de l’Etat, l’équivalent du salaire annuel de 11 000 postes d’enseignants. Nicolas Sarkozy et le gouvernement avaient pourtant affiché leur volonté de réduire les dépenses de l’Etat, or ces réductions semblent exclusivement toucher les services qui concernent la majorité des français tandis qu’un cercle restreint en profite : distribution de 15 milliards d’euros au plus riche, mise en place des franchises médicales, suppression des postes de fonctionnaires, un budget de l’Elysée qui a explosé, un budget communication qui va dans le même sens et l’affaire Tapie sont des éléments symptomatiques d’une politique de l’Etat qui s’affiche toujours plus élitiste.

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