5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 09:48

 

Google a officiellement débranché son site Google Reader le 1er juillet, et ses utilisateurs n'ont que jusqu'au 15 juillet pour télécharger leurs données ou les importer directement depuis l'un des nombreux services similaires.

 

Malgré de nombreuses alternatives comme Digg Reader, Feedly, The Old Reader, NewsBlur, etc. je n’ai pas trouvé une solution qui permet de construire un flux RSS à partager.

 

Nous avons donc développé, avec Antoine Carette, un flux RSS consacré au Lab Démocrate. Ce fux se présente sous la forme ci-dessous :

http://lelab.jeunes-democrates.org/flux-widgetbox.xml/rss

 

Les utilisateurs de la widgetbox n’ont donc rien à changer. Le flux a été mis à jour et le module peut rester en place. En revanche, les blogueurs de la plateforme lesdemocrates doivent mettre à jour le flux RSS et remplacer l’ancien par le nouveau.

 

Concernant les blogueurs qui avaient installé la widget de Google, ils devront changer cette dernière soit par le module widgetbox soit par une autre solution à partir du nouveau flux RSS.

 

Tous les articles sont maintenant disponibles sur une page : http://lelab.jeunes-democrates.org/aggregator.

Vous pouvez retrouver les infos sur le Lab Démocrate  en visitant la page consacrée à ce sujet en cliquant ici.

 

La liste des blogs sera prochainement mise à jour pour conserver uniquement les blogs actifs en 2013.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 09:00

Depuis le début de la négociation pour un accord de libre-échange entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, j’ai émis des doutes sur cette opération, mais jusqu’à présent je n’ai pas su m’exprimer concrètement dessus.

 

Jean Quatremer, le journaliste de Libération permanent à Bruxelles, a parlé du sujet durant une interview dimanche sur Canal+ et je dois dire qu’il a parfaitement formulé les craintes que l’on peut attendre d’une telle négociation avec les USA.

 

Je rapporte ici quelques-uns des propos tenus par ce fervent défenseur de l’Europe politique :

 

« C’est la pire idée qu’on n’ait jamais eu de faire ce grand marché. On va abandonner notre système social face aux américains et le pire c’est que les responsables politiques disent « c’est une mauvaise idée mais nos entreprises sont pour parce qu’on va peut-être gagner des parts de marché… ». En fait, on est ici dans une négociation de fort au faible. L’UE est divisée face à un bloc américain qui compte imposer sa conception du commerce et ses normes, son modèle de société. C’est le continent qui possède le plus de normes [nous] qui a le plus à perdre… »

 

L’Europe politique est actuellement en train de se faire vider de sa substance par la mise en place de supra-marché économique ouvert et c’est nos responsables politiques, les chefs de gouvernement comme Hollande, Merkel et compagnie qui avalisent cette décision pour que José Manuel Barroso applique cette politique ultra-libérale.

 

On pourra d’ailleurs rester attentif au discours du PS durant les élections de 2014 car François Hollande semble avoir un double discours entre Paris et Bruxelles tout comme de l’UMP car Nicolas Sarkozy a appliqué la même chose avant.

 

En fait, ce que je déplore depuis un certain temps, c’est la pensée unique qui s’est imposée au sein de l’Union Européenne. Economiquement, le seul discours accepté est l’ultra-libéralisme alors que les dernières crises économiques et la situation mondiale nous montrent que les déséquilibres entre les différentes parties du monde ne permettent pas cette philosophie économique. Les multinationales ont réussi à imposer l’abandon des frontières afin d’appliquer le schéma classique de délocalisation en prônant toujours plus d’échanges mais elles s’intéressent uniquement à leurs profits.

Il faut proposer un modèle qui oblige tout le monde à s’améliorer sur le plan social et environnemental car les entreprises ne le feront pas toutes seules. Il faut surtout obliger les multinationales à participer financièrement au fonctionnement du système plutôt que de laisser les charges écraser les travailleurs et les PME.

 

Le premier forum du PDE cofondé par François Bayrou et Francesco Rutelli, n’a pas vraiment abordé la philosophie économique que les démocrates entendent défendre en Europe mais j’espère qu’un forum entier se consacrera à cette question principale pour présenter notre modèle de l'économie sociale de marché.

 

Je pense que si nous voulons l’Europe politique, celle qui entend défendre un modèle de société durable et social, nous devons nous opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et les USA et nous focaliser sur la construction de l’Europe et une meilleure intégration des 28 (27 + Croatie) Etats membres pour que nous soyons capables de parler d’une voix unie. On doit défendre un modèle économique différent si nous voulons aller dans ce sens.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:52

Université de rentrée 2013 MoDem

Guidel - Université de rentrée 2013Après une excellent Université de rentrée 2012 en Bretagne, le Mouvement Démocrate a décidé de renouveler l'expérience. Du vendredi 27 au dimanche 29 septembre 2013, les cadres, militants et sympathisants du MoDem se retrouveront donc à Guidel pour marquer la rentrée politique des démocrates en France.

 

Cet évènement incontournable pour la rentrée de tous les partis politiques se déroulera au club Belambra de Guidel Plage « Les Portes de l'Océan » près de Lorient dans le Morbihan. Face à l’Île de Groix, dans un parc naturel de 5 hectares, ce lieu offre un cadre magnifique entre le Finistère et le Morbihan pour passer une Université de rentrée et je suis certain que le beau temps sera au rendez-vous comme en 2012.

 

Cette rentrée sera l'occasion de parler des élections municipales et européennes de 2014 où le MoDem compte s'exprimer pour apporter le changement nécessaire en Europe et dans nos villes.

 

Si vous voulez participer à cet évènement, rendez-vous sur le lien ci-dessous afin de vous inscrire.

 

Belambra Guidel

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:58
Aux Européennes, le MoDem ambitionne de refonder l’Europe

Le Mouvement Démocrate organise ce weekend, en partenariat avec le Parti Démocrate Européen (PDE-EDP), fondé par Romano Prodi, Francesco Rutelli et François Bayrou, le premier Forum du Renouveau européen à Paris.

 

A cette occasion, notre famille politique recevra Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, et Guy Verhofstadt, président de notre groupe ADLE au Parlement européen.

 

Au MoDem, nous travaillons sur le projet européen avec l’ambition d’arrêter d’opposer l’Union Européenne aux citoyens en proposant un nouveau projet pour l’UE. François Bayrou a ainsi appelé jeudi les partisans de la cause européenne à aborder "avec élan" le débat des prochaines élections, estimant que notre devoir "le plus impérieux, le plus urgent", était d'assumer notre rôle de "refondateurs".

 

Notre famille politique a toujours inscrit l’Europe dans son projet de société et compte l’assumer pleinement en 2014  en proposant un gouvernement économique européen, une harmonisation fiscale, une politique commune de l'énergie et de l'aménagement du territoire pour que l'activité et l’emploi se développent partout en Europe.

 

Il faut cesser d’opposer l’Europe et les citoyens. L’idéal européen est de construire une structure qui protège les européens et soit montré comme un exemple dans le monde.

 

Pour François Bayrou "l'idée de base est simple : nous, France, sommes un pays souverain, mais il y a des questions que nous ne pouvons pas régler seuls. Ni dans le cadre strictement national, ni dans le cadre de l'ONU. Si nous voulons une planète où le pouvoir soit équilibré, le seul projet qui vaille est donc de constituer une puissance politique autour de ce qui unit les pays européens: la continuité géographique, une communauté de civilisations, des intérêts convergents, et une identique volonté d'équilibre entre les puissances de la planète"

 

"Reconstruire la France et refonder l'Europe, je ne sépare pas l'un de l'autre", explique François Bayrou, pour qui "il n'y a aucune chance de vaincre nos difficultés, de faire reculer le chômage, de faire vivre notre économie et nos entreprises si nous ne construisons pas à la fois une volonté française et une volonté européenne".

 

Avec 8% d’intention de vote dans les premiers sondages publiés concernant les élections européennes de 2014, nous pouvons espérer initier une dynamique pour convaincre les citoyens de construire enfin l’Europe des peuples, l’Europe fédérale, celle qui pourra faire des choix stratégiques et industriels pour relancer l’emploi et sortir notre continent de la crise économique.

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 09:30

J’ai souvent été assez critique vis-à-vis d’Amazon, un groupe monstre dont la stratégie actuelle est de casser les prix pour éliminer la concurrence afin d’imposer par la suite sa politique tarifaire aux consommateurs. Les magasins Virgin et les librairies ont subi cette politique féroce et d’autres groupes, venant même du web comme Pixmania, supportent aujourd’hui la même pression.

 

Un journaliste s’est récemment infiltré chez Amazon pour décrire la politique managériale de l’entreprise et ses conclusions sont assez effrayantes. Ce reporter nommé Jean-Baptiste Malet, décrit des conditions de travail « orwelliennes ».

 

Le salarié n’est qu’une ressource

Depuis des années, on nous affirme que les travailleurs doivent devenir plus compétitifs par rapport aux pays émergeants. Cela s’accompagne par un glissement des acquis sociaux vers le bas. Nous retournons de plus en plus dans un système où le salarié devient une simple ressource mesurable, échangeable et malléable. Amazon s’appuie ainsi sur des bassins d’emploi sinistrés pour profiter d’une main-d’œuvre corvéable à merci à laquelle l’entreprise peut imposer ses conditions.

 

Le témoignage de Jean-Baptiste Malet est assez frappant.  

 

« Dans un entrepôt démesuré (36 000 m2), il me fallait parcourir plus de 20 kilomètres par « journée » de travail. Scan avec écran en main, je parcourais les immenses allées entre les murs de produits. Ma productivité, qui devait tout le temps augmenter, était surveillée en temps réel par les managers. Le but étant d’atteindre 120 à 130 articles à l’heure. En cas d’irrégularité dans mon rythme de travail, ils pouvaient me convoquer.

 

Jeff Bezos, le patron et fondateur d’Amazon, s’oppose à toute forme d’État (sans pour autant refuser les subventions…), mais il recrée dans son entreprise un nouveau collectivisme. Les centres de production sont verrouillés comme des bases militaires et les salariés évoluent dans un environnement liberticide, avec une surveillance généralisée (fouilles, interdiction de communiquer, clauses de confidentialité absurdes). Comme si un simple manutentionnaire allait dévoiler des secrets industriels !

 

La devise d’Amazon : « Work hard, have fun, make history » (« Travaille dur, éclate-toi, fais l’histoire ») est le comble du cynisme. On ne mesure pas de prime abord l’importance de cette conquête des cœurs et des esprits. C’est le paternalisme réinventé : on offre des parties de bowling en fin d’année et, au bout d’un temps, c’est tout le quotidien des employés qui tourne autour de l’entreprise. Si on vient contester cet ordre, on est exclu. »

 

Les subventions et la bienveillance des politiques

Notre société du tout marketing pousse nos politiques à séduire les grands noms du monde économique pour montrer à leurs électeurs qu’ils agissent. Chaque installation d’entrepôt d’Amazon s’accompagne de subventions abondamment déversé par nos collectivités et par l’Etat. Ce phénomène assez classique reste néanmoins déloyal, surtout dans le cas présent.

 

En effet,  Amazon se fait subventionner la mise en place de ses infrastructures. Le groupe peut donc casser les prix des produits, et tuer de cette manière la concurrence. Les politiques participent ainsi à la destruction progressive des emplois dans le pays. Jean-Baptiste Malet  nous explique ainsi qu’un emploi chez Amazon équivaut à 18 emplois en librairie indépendante… Je pense qu’une subvention peut se justifier dans certains cas, mais celui d’Amazon pose question…

 

La Fnac a d’ailleurs dénoncé plusieurs fois cette pratique car elle met en difficulté la pérennité de nombreuses entreprises.

 

Défiscalisation des bénéfices

Amazon ne se satisfait pas des salaires bas, des subventions et des loyers extrêmement bas de ses entrepôts pour faire des bénéfices. L’entreprise a mis en place un montage fiscal pour éviter de payer des impôts et planquer ses résultats dans les paradis fiscaux.

 

L’Etat et les politiques subventionnent donc un groupe qui cache ses résultats et ne participent pas à faire tourner le pays. C’est presque du vol. Les Français devraient demander des comptes à leurs élus mais pas seulement…

 

Un système économique qui devient la référence

Ce système développé par Amazon devient aujourd’hui la référence dans le monde. Les grands groupes dont Apple, Starbucks, mais aussi très souvent nos groupes du CAC40 défiscalisent un maximum depuis des années et laissent donc l’impôt écraser les TPE-PME plutôt que d’accepter une répartition équilibrée de celui-ci.

 

Les multinationales prennent en référence les employés des pays sous-développés pour affirmer que les salaires sont trop élevés ailleurs et les charges trop importantes et parallèlement, poussent les politiques à supprimer toutes les barrières tarifaires entre des pays qui n’ont absolument pas le même niveau de vie créant ainsi des déséquilibres graves qui ne profitent à personne, surtout pas aux salariés et aux comptes publics.

 

Heureusement, chaque citoyen peut agir à son niveau pour changer les choses. Tout d’abord, les sites d’information et de nombreuses ONG permettent aujourd’hui de connaître les pratiques de grands groupes. Le consommateur peut ainsi choisir avec toutes les informations utiles les sociétés avec lesquelles il veut traiter.

 

Après l’émission Cash investigation présentée par Elise Lucet et consacrée le mardi 11 juin au "scandale de l’évasion fiscale", beaucoup d’internautes ont appelé à boycotté les groupes qui pratiquent de manière intensive l’évasion fiscale et je pense qu’ils ont raison. Le conso-acteur doit appuyer l’émergence d’entreprises éthiques, par exemple, en privilégiant ses achats auprès de PME qui payent pour la très grande majorité, leurs impôts en France. On revient toujours aux concepts de « made in France » et « made local » qui permettront de rééquilibrer nos échanges et de relancer notre économie.

 

Il n’est plus temps de constater la situation, il faut maintenant agir pour changer le système.

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Publié par David Guillerm - dans Amazon économie France
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