22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:00

Barack Obama et Mitt Romney

 

Découvrez mon nouveau billet pour le site mediavox.

 

Le dernier débat qui opposera Barack Obama et Mitt Romney dans le cadre des élections présidentielles américaines aura lieu ce soir (durant la nuit sur la base de notre créneau horaire). Cette année, je trouve que les médias ont peu parlé de ces élections en France. Pourtant, les Etats-Unis continuent d’être incontournables sur la scène internationale et un changement de président aurait des conséquences pour l’Union européenne et la France.

 

Avec Barack Obama et Mitt Romney, ce sont deux visions des USA qui s’affrontent. La vision progressiste, moderne et réaliste du démocrate Obama s’oppose frontalement aux réflexes conservateurs et à l’ultralibéralisme de Mitt Romney.

 

Mitt Romney n'est pas crédible

 

Les conservateurs américains, une nouvelle fois aidés par les extrémistes du Tea Party, ont choisi pour ce scrutin un candidat au profil insensé. Ca devient presque une habitude avec les George Bush, Sarah Palin… Je suis atterré d’observer que des militants d’un parti puissent choisir un multimillionnaire déconnecté de la réalité qui a fait fortune en délocalisant en Chine, considère que 47% des électeurs américains sont des assistés ou encore que les hublots d’avion devraient pouvoir s’ouvrir… Bien sûr, il faut ajouter à cette personnalité farfelue toutes les positions idéologiques très conservatrices de son parti : favorable à la peine de mort, opposition à l’avortement, au mariage gay, etc. et on ne s’arrête pas là. L’ultralibéralisme des USA a provoqué une crise financière mondiale sans précédent en 2008 dont nous subissons encore les résidus. Qu’à cela ne tienne, Paul Ryan, le colistier de Mitt Romney, veut libéraliser à nouveau l’ensemble de l’économie pour la laisser s’autoréguler d’elle-même…

 

Je suis d’autant plus effaré lorsque je lis des sondages affirmant que les américains pourraient élire Mitt Romney face à Barack Obama. Les électeurs américains se désintéressent-ils totalement de la politique, au point d’élire un type comme Romney ?

 

Mon choix se porte sur Barack Obama

 

Vous l’aurez compris, si j’étais un électeur américain, je voterais sans nul doute pour Barack Obama, un homme élu en affichant sa volonté de gouverner au centre durant sa campagne de 2008. C’est vrai qu’avec une croissance faible et un taux de chômage supérieur à 8% de la population active, le président sortant n’a pas su relancer les Etats-Unis comme il le voulait mais il a apporté un souffle nouveau après les deux mandats de George Bush. Sa première campagne aura créé un véritable engouement et aura placé la barre trop haut, son mandat ne pouvait que décevoir même s’il aura marqué un renouveau et des changements.

 

Son bilan est honnête. Son équipe a réformé partiellement le système de santé américain, a réalisé un plan de relance de l'activité qui a évité une vraie dépression du pays, a sauvé l’industrie automobile… sur la scène internationale, le premier président noir des Etats-Unis a aussi crée un nouveau dialogue avec ses partenaires et redorer l’image de son pays dans le monde. Le premier mandat de Barack Obama légitime sa réélection.

 

La campagne américaine va continuer jusqu’au mardi 6 novembre, jour des élections. J’espère que d’ici-là, les électeurs ouvriront les yeux et creuseront l’écart entre Barack Obama et son rival que j’estime néfaste pour son pays et le monde, Mitt Romney.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 14:18

The Airfood Project a été mis en place pour obtenir le maintien de l’aide alimentaire européenne, un fond européen d’urgence pour lutter contre la faim en Europe, menacé de suppression, ce qui mettrait en danger la survie de ses millions de bénéficiaires.

 

Pour alerter l’opinion, 4 associations françaises : La Banque Alimentaire, la Croix-Rouge, les Restos du Cœur et leSecours Populaire, ont repris le principe du jeu Air Guitar qui consiste à faire semblant de jouer de la guitare comme un pro, mais sans guitare. Ainsi, l’idée est de manger… avec une assiette vide, histoire de symboliser ce qui risque d’arriver à de nombreux européens en grande difficulté s’ils perdent l’aide alimentaire européenne.

 

La vidéo de la campagne est très parlante.

 

L’aide alimentaire européenne permet, depuis 25 ans, de répondre aux besoins alimentaires les plus urgents de plus de 18 millions d’européens précaires – grâce à la distribution de denrées agricoles en surplus, via les ONG. Il permet à la fois de fournir de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin, de lutter contre le gaspillage et d’offrir à ses bénéficiaires un moment d’écoute et de solidarité indispensable. Ce projet humanitaire peu coûteux et pragmatique est efficace et mérite d’être maintenu. 

 

Pour soutenir cette campagne, plusieurs actions son possible. Dans un premier temps, vous pouvez signer l’appel sur le site www.theairfoodproject.com. Il y a également la possibilité de se filmer en plein « Airfood » et de partager sa vidéo mais aussi d’interpeller les décideurs européens via Twitter.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 09:00

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Le Mondial de lAuto 2012 à Paris a fermé ses portes dimanche dernier, le 14 octobre, après avoir attiré 1,23 million de visiteurs. Le salon aura été l’occasion cette année, de remettre en avant les voitures électriques. Sans pouvoir être considérées comme des voitures écologiques, ces voitures proposent néanmoins une alternative face à la raréfaction  et à l’augmentation des prix du carburant.


La France est pour l’instant, le premier marché de la voiture électrique avec 2630 voitures vendues en 2011 et 3825 pour l’instant en 2012. C’est un chiffre modeste qui affiche pourtant de grandes ambitions. Les marques françaises ont fait le pari du tout électrique et proposent aujourd’hui de nombreux modèles.

marche-voiture-electrique.png

Je vous propose un tour d’horizon des modèles de marques françaises qui sont ou seront prochainement commercialisés :


Bluecar de Bolloré

bluecar.jpg

 

En premier lieu, on retrouve la Bluecar, la voiture du groupe breton Bolloré, dessinée par Pininfarina. Numéro 1 des immatriculations de voitures en 2011, ce modèle doit son succès au service Autolib parisien. Bolloré, dont l’une des usines de batteries se situe à Quimper, croit au potentiel de sa voiture et compte faire entrer son activité en bourse d’ici un an pour apporter les investissements nécessaires à son déploiement.


Renault Z.E.

Renault-Twizy.jpgOn retrouve ensuite la série Renault Z.E. qui regroupe l’ensemble des voitures électriques du groupe français. Le modèle le plus marquant est sans doute la Twizy, modèle microscopique qui a créé une avalanche médiatique lors de sa sortie et qui devient aujourd’hui un support tendance pour de nombreuses entreprises.

 

Dans les modèles plus classiques, Renault propose également un Kangoo utilitaire Z.E., la berline Fluence Z.E. et prochainement la Zoé Z.E. dont Renault promet un lancement marketing équivalent à ses modèles classiques (Clio, Mégane, Twingo…).

 

Groupe PSA

Le groupe Peugeot-Citroën n’affiche pas les mêmes ambitions que Renault dans le tout électrique et s’est contenté pour le moment de développer avec Mitsubishi deux modèles : la Citroen C-zero et la Peugeot Ion. L’entreprise a récemment cassé les prix de ses modèles pour écouler des stocks trop importants. Du coup, ces deux modèles se hissent en 2012 à la 2ème et 3ème au classement des immatriculations avec respectivement 1163 modèles de la Citroën C-Zero et 991 modèles de la Peugeot iOn vendus depuis le début de l’année.


On retrouve également un Berlingo First électrique développé par Venturi chez PSA et des modèles hybrides comme la DS5 hybrid4 et la Peugeot 3008 Hybrid.


mia electric

voiture_mia_electric.jpgCréée en juillet 2010 et portée par Edwin Kohl et le Conseil régional du Poitou-Charentes, mia electric s’appuie sur l’expérience d’un groupe français dans l’automobile de plus de quatre-vingts ans. Son usine est située à Cerizay dans les Deux-Sèvres.


L’entreprise propose pour le moment 3 modèles de voitures électriques :  La mia qui est une petite citadine de 3 places idéale pour se déplacer dans les centres villes ; La mia L, un modèle plus grand avec 4 places et la mia U qui est un petit utilitaire.


Société Lumeneo

voiture_lumeneo_smera.jpgLumeneo est une autre jeune société française créée en 2006. Son but est de concevoir, produire et commercialiser des voitures électriques innovantes. L’entreprise propose pour le moment deux modèles de voitures : la Smera et la Nomea. La Smera est un petit modèle que l’on pourrait rapprocher de la Twizy de Renault. Elle peut transporter deux passagers. La Nomea est un modèle proche du Smart Fortwo en volume mais elle peut accueillir jusque 4 personnes. Le Mondial de l’Auto a été l’occasion pour Lumeneo de présenter une version décapotable appelée Nomea Roadster.

 

Exagon motors

Pour le plaisir des yeux, on pourra également s’attarder sur le modèle sport et électrique de la société Exagon motors, la Furtive-eGT. Cette voiture veut être la première voiture sportive à motorisation électrique haut de gamme. Ce coupé sportif électrique n’a rien à envier aux autres constructeurs comme Aston Martin, Audi, Bentley, BMW, Bugatti, Ferrari… Avec une puissance de 340 chevaux, cette voiture concilie la puissance, la fiabilité et l’autonomie. Elle peut passer du 0 à 100 km en seulement 3,5 secondes pour atteindre une vitesse de pointe de 287 km/h.

voiture_Furtive-eGT.jpg

Les Français mettent le cap sur l’électrique

Les constructeurs automobiles français semblent donc remettre le cap sur les voitures électriques après les avoir délaissé durant quelques années. Les modèles présentés au Mondial de l’Auto ont su attirer les visiteurs. Il reste maintenant aux constructeurs de convaincre les Français et les automobilistes du monde de passer au tout électrique.


La mise en place de flottes électriques par La Poste, DHL, la police, etc. ainsi que les services comme Autolib devraient en tout cas démocratiser cette technologie et peut être l’aider à se faire adopter par le grand public.   

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 15:35
 Retrouvez mon nouvel édito traitant du mariage pour tous, sujet d'actualité, pour le site Médiavox.fr.
 
mariage_pour_tous.png
 
Je rebondis cette semaine sur le billet de la blogueuse Elooooody portant sur le débat du mariage pour tous. Depuis l’élection de François Hollande, cette proposition du programme du candidat fait beaucoup réagir. On a d’ailleurs tendance à entendre tout et son contraire de la part des opposants au projet.
 
L’édito d’Elooooody explique très bien la situation « quand je lis ici ou là que le mariage homosexuel, c’est la porte ouverte à toutes sortes de dérives telles que l’inceste, la pédophilie ou la polygamie, je me dis que le débat touche le fond. Et j’ai du mal à ne pas y voir une dose d’homophobie. ».
 
Chacun le vit différemment.
 
Je suis moi-même scandalisé par ces arguments de responsables politiques de premier plan. Je ne comprends pas qu’ils puissent faire des raccourcis aussi idiots alors que les liens de causalité sont loin d’être logiques. Les opinions pour ou contre le mariage pour tous, sont légitimes car chacun peut ressentir les choses différemment. Il y a cependant une position non-acceptable, c’est la réfutation morale de l’homosexualité. Que ce soit au nom de la religion, de la norme sociale ou de la perpétuation de l’espèce, rien ne peut condamner moralement une préférence sexuelle exercée entre adultes consentants.
 
Cette semaine, on a également entendu des maires frondeurs qui ont annoncé qu’ils refuseront de célébrer des mariages de couples homosexuels, si la loi venait à être votée. Ils se sont empressés de signer une pétition initiée par le député-maire d'Orange, Jacques Bompard, du parti d’extrême droite Ligue du Sud… Ils ont juste oublié qu’être maire ne donnait pas tous les droits et qu’ils étaient avant tout des officiers ministériels, et devaient donc exercer une mission dévolue à l'Etat. Ils ne peuvent en aucun cas décider de ne pas exécuter leur mission.
 
Ce qui m’agace dans ce débat, c’est d’entendre le refrain perpétuel « on se marie pour fonder une famille ». Cette vision ne prend pas en compte les multiples formes de la famille moderne : divorce, famille recomposée, veuvage… les familles monoparentales et autres existent depuis longtemps. Les élus qui n’ont pas inscrit cette réalité sont en décalage avec la société et ses aspirations. Chacun vit le mariage différemment. C’est avant tout, le symbole d’une union célébrée entre deux personnes. On retrouve donc des éléments d’ordre symbolique mais aussi pécuniaire.
 
Vers une loi à minima ?
Face à l’argumentaire douteux des opposants au mariage pour tous, on aurait pu imaginer que celui-ci maintiendrait ses objectifs mais au sein du PS, beaucoup reproche aujourd’hui à l’exécutif de présenter un projet à minima. Denis Quinqueton, président d’HES est aujourd’hui déçu « François Hollande était libre pendant la campagne électorale. On n’a menacé personne, on n’a torturé personne, il n’était pas sous influence et il aurait pu dire non à nos revendications.» et Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, souhaite voir déposé un amendement sur la question de la procréation médicale assistée (PMA) au moment de l'examen du projet de loi.
 
Personnellement, je pense que le gouvernement devrait traiter la question entièrement pour éviter de créer indéfiniment des tensions dans la société française. Une fois le vote passé, les citoyens se rendront compte, comme en Belgique, ou en Espagne, qu’un couple de même sexe est tout aussi capable qu’un couple hétéro. En définitif, on trouve dans ce débat une fracture classique entre progressiste et conservateur mais la société penche vers le premier dans ce cas précis.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:56

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Le Comité Nobel norvégien a décidé d'attribuer le prix Nobel de la Paix 2012 à l'Union européenne pour féliciter le projet expérimental et novateur qu’a été la construction européenne. Le comité a justifié ce prix avec ses mots « elle et ses précurseurs, contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe ».


Le prix Nobel de la paix reconnait ainsi le  travail emmené par des hommes (Monnet, Schuman, Spaak, Spinelli, Adenauer, Veil et tant d’autres) qui ont su créer les germes d’une paix durable entre les peuples.


Pour ma part, j’ai été heureux d’apprendre cette nouvelle vendredi 12 octobre. Ce prix rappelle l’œuvre de l’Union européenne et doit-nous permettre de continuer à avancer pour que ce projet entre dans une deuxième phase plus avancée, celle de l’Europe fédérale.


Ce prix doit être un électrochoc pour rappeler à chaque européen qu’au-delà de la crise européenne, nous pouvons proposer un cap pour relancer l’UE.


Le projet de paix et de solidarité doit être poursuivi pour que l’Union puisse devenir un véritable Etat démocratique. Alors que les tensions entre Etats sont fortes au sein de la zone euro et que certains menacent de quitter l’UE, seul le projet fédéraliste sera capable de redonner espoir aux peuples et de construire la paix européenne du XXIème siècle.


Je n’avais pas encore eu l’occasion d’écrire un billet sur cette nouvelle. Je pense que ce projet formidable en méritait un. Les élections européennes de 2014 vont permettre à chaque citoyen de s’approprier le projet européen pour lui donner un nouvel élan. Le prix Nobel donne l’occasion de débuter le débat. 

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