13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 12:14

L'Etat - via son agence en charge des investissements étrangers et l'Inpi - a réalisé une campagne qui sort des sentiers battus pour promouvoir l'Hexagone et attirer les investisseurs étrangers. C'est l'image de marque du pays qui est développée dans cette vidéo.


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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:00

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Le feuilleton Europe-Ecologie-Les Verts (EE-LV) au sein du gouvernement socialiste n’en finit plus de péripéties et retournements ubuesques. La phrase de Noël Mamère, député EELV est démonstrative de cette situation « Je ne me vois pas tenir cinq ans à avaler des couleuvres une fois par semaine. ». L'éviction en juin 2012 de Nicole Bricq du ministère de l'Ecologie, les déclarations d’Arnaud Montebourg sur le gaz de schiste, le nucléaire, la publication du rapport Gallois sur la compétitivité et d’autres éléments ont créé de fortes tensions entre la majorité PS et l’allié EE-LV à tel point que Jean-Vincent Placé, patron des sénateurs EE-LV a pensé qu’il était bon de déclarer vendredi 9 novembre, «Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement. […] Je suis de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale.»

 

Le réveil des Verts semble effectivement légitime mais, à mon avis, bien trop tardif. Je ne vois comment un parti qui s’est placé sous perfusion pour exister, pourrait prendre son indépendance. D’ailleurs, les cadres et les élus du mouvement écolo connaissent leur talon d’Achille, et continueront sans doute pendant un moment à avaler des couleuvres.

 

On observe ainsi dans le système politique actuel, une certaine schizophrénie des représentants écologistes qui valident la politique de la majorité en participant au gouvernement et qui tiennent un discours radicalement opposé sur le terrain. L’exemple parfait est celui du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes en Bretagne. Les responsables EE-LV continuent à s’opposer pour la forme sans toutefois remettre en cause la solidarité gouvernementale.

 

Fin septembre, le conseil fédéral d’Europe-Ecologie-Les Verts a décidé de ne pas voter la ratification du traité budgétaire européen. Daniel Cohn-Bendit, européen convaincu a commenté cette décision par une phrase "Ce n'est plus Europe Ecologie-Les Verts, c'est les Verts" signifiant ainsi que le mouvement pro-européen, progressiste et ouvert qu’il avait initié en France était mort. Je pense que nous pouvons même aller plus loin. Le jeu de dupe des écologistes, qui ont abandonné leurs idées pour des postes, indique la quasi-disparition du projet EE-LV dans le paysage français.

 

L’enjeu du rapport Jospin

Europe-Ecologie-Les Verts est en fait un exemple du mal politique français. La conséquence de la satellisation des « petits » partis (EE-LV, le Parti Radical Valoisien et celui de gauche, le Nouveau Centre, etc.) par l’UMP et le PS, a été un amoindrissement des projets et idées politiques qu’ils portaient. Le débat a perdu en émulation et effervescence intellectuelle.

 

C’est pour moi avec cette réalité qu’il faut aborder le rapport Jospin sur la Rénovation de la vie publique et qu’il faut réussir à répondre à la question suivante : comment allons-nous faire pour redonner une place à la diversité dans le paysage politique français ?

 

Si la question essentielle est celle-ci alors on sait que l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives à hauteur de 10% des sièges ne sera pas suffisante. En revanche, la fin du cumul d'un mandat de député ou sénateur avec un mandat "d'exécutif local" (maire, président de conseil général, etc.) est une proposition qui va dans le bon sens.

 

Le gouvernement peut réconcilier les Français avec la politique grâce à cette rénovation de la vie publique mais pour cela, il faudra avoir le courage de prendre des décisions à contre-courant d’une majorité PS qui, tout comme l’UMP, se complait dans son rôle de parti phagocyteur.

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 12:14

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Le rapport Gallois sur la compétitivité a été l’occasion de rappeler que François Bayrou avait porté en premier  le « produire en France » durant l’élection présidentielle. Les premières propositions de Jean-Marc Ayrault concernant  la compétitivité vont dans le même sens que le programme du MoDem. On pourra dire que c’est une bonne chose, mais il y a également quelque chose d’extrêmement agaçant dans cette affaire. Durant la campagne présidentielle, le PS a accusé Bayrou d’être  un homme de droite, avec un programme de droite. Hollande a affirmé qu’il n’augmenterait pas la TVA… et le gouvernement nous ressort aujourd’hui un programme qui n’était pas le sien pendant la présidentielle.

 

Le Parti Socialiste a menti aux Français et a gagné les élections sur un programme infaisable. Si la fin justifie les moyens, alors on décide de mentir, on fait des promesses, on dit aux Français ce qu’ils veulent entendre mais  ce n’est pas honnête intellectuellement. Le PS a choisi cette stratégie pendant les élections et c’est pourquoi le retour de bâton dans l’opinion est très violent.

 

Avec le rapport Jospin, le gouvernement pioche une nouvelle fois dans le programme de Bayrou, et plus particulièrement dans son « Nouveau contrat démocratique ». Dans cette affaire, Hollande a été plus honnête car il a récupéré durant la campagne présidentielle, les propositions de François Bayrou, pour essayer de rassembler les démocrates.

 

Le rapport Jospin est ambitieux en proposant d’introduire une dose de proportionnelle aux législatives, de mettre fin au cumul d'un mandat de député ou sénateur avec un mandat "d'exécutif local" (maire, président de conseil général, etc.) et de rénover la vie publique en profondeur.  

 

Malheureusement, ces propositions ne sont pas encore votées et pourraient être déformées par les députés de la majorité. Ils s’étaient tous engagés, par exemple aux élections législatives, à ne pas cumuler les mandats s’ils étaient élus. Pourtant, de nombreux députés socialistes n’ont pas respecté cet engagement…  

 

Le rapport Jospin apporte de bonnes pistes de réflexion. Il faut espérer qu’il ne sera pas mis de côté. Les responsables du MoDem pourront, pour leur part, porter dans le débat, les propositions de la campagne de Bayrou pour rénover la vie publique française.  

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:36

Barack ObamaAvec plus de 303 grands électeurs, Barack Obama a remporté la quasi-totalité des Etats clés du scrutin, de l'Ohio à la Floride, en passant par la Virginie, le Colorado, l'Iowa et le Wisconsin. Il est réélu pour quatre ans à la Maison Blanche. C'est la deuxième fois, après Bill Clinton dans les années 1990, qu'un démocrate est réélu à la Maison Blanche depuis la Seconde Guerre Mondiale.


Cette élection est une belle victoire pour tous les démocrates à travers le monde. François Bayrou, président du MoDem et coprésident de l'Alliance Mondiale des Démocrates (AMD) fondée par le Parti démocrate européen (PDE) et la New Democrat Coalition du Parti démocrate américain, a tenu à féliciter Barack Obama pour sa réélection "les démocrates français et européens saluent le puissant courant démocrate américain. Cette victoire et cette vitalité sont un signe d'espoir pour le monde".


Face au conservateur Mitt Romney, la réélection de Barack Obama est en tout cas une bonne nouvelle pour le monde. Le programme de Mitt Romney aurait signé un retour vers la dérégulation de l’économie et des finances. Les  Américains ont su faire preuve de responsabilité face à la crise. 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:30

FRANCE-COMPETITIVITE.jpg

Découvrez mon nouvel édito pour le site mediavox.


Louis Gallois, commissaire général à l'investissement, remet aujourd’hui son rapport au président de la République sur la compétitivité française. Celui-ci a déjà fait couler beaucoup d’encre tant les questions qu’il aborde sont pour la plupart taboues en France... ces préconisations ouvrent en tout cas un débat essentiel pour notre pays. Le gouvernement doit impérativement s’en saisir et prendre un certain nombre de mesures qui s’imposent.


Les gouvernements successifs du pays, de droite comme de gauche, n’ont pas pris cette question à bras le corps et ont laissé la France s’envenimer dans une situation peu confortable. Le déficit du commerce extérieur souvent pointé du doigt par François Bayrou durant la présidentielle, est symbolique de ce phénomène. La balance commerciale du pays se dégrade continuellement depuis le début des années 2000. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de 73 milliards d'euros.


A l’heure où j’écris cet édito, je ne connais pas encore le contenu du rapport Gallois, et je ne saurais dire si toutes les préconisations du commissaire devront selon moi, être suivies mais une chose est certaine, elles devront toutes être examinées.


Pour ma part, je considère que le débat ouvre sur 3 parties : la mondialisation, la réforme de l’Etat, et le positionnement des entreprises.


La mondialisation

Sans pouvoir y répondre, ce rapport ouvre une nouvelle fois la question de la mondialisation car elle est le cadre dans lequel la compétitivité française s’insère. La mondialisation a changé les équilibres et les rapports de force dans le commerce international. Les Etats du monde, sous l’impulsion et le lobbying des entreprises, ont accepté le libre-échange sans concession et sans contrepartie. La déréglementation, la spéculation et l’ultra-libéralisation des marchés ont poussé à une concurrence du moins-disant social et salarial. Les droits du capital ont pris le dessus sur les droits des travailleurs et partout on a tiré vers le bas les salaires et la protection sociale.


Je n’accepte pas aujourd’hui d’entendre et de lire qu’il faut de la modération dans les salaires des travailleurs. Comment a-t-on pu croire qu’il pourrait y avoir une concurrence parfaite entre des pays possédant une forte protection sociale et les autres ? Les Etats ont trop souvent laissé faire les marchés et doivent maintenant reprendre la main. Ainsi, on remarque que les pays qui parviennent à la plus forte croissance telle que la Chine et les pays avec les plus hauts niveaux de vie comme les pays scandinaves, ont tous en commun des Etats forts et présents. De plus, les enjeux environnementaux ont souvent été pris en compte par les entreprises lorsque les Etats ont imposé des normes.


Réfléchir à la compétitivité en France, impose donc une réflexion globale sur la place de l’Etat et sur la mondialisation. Je n’ai jamais, par exemple, trouvé que le mot protectionnisme était un gros mot à condition que celui-ci soit entendu comme une protection d’acquis sociaux ou de normes environnementales.


L’Etat

Le laisser-faire dans le cadre de la mondialisation ne saurait pourtant éviter un certain nombre de réformes en France. Nous savons aujourd’hui que les ressources sont limitées et qu’un pays ne peut plus se baser uniquement sur une croissance perpétuelle pour réussir. La France a fait le choix d’un système social puissant et protecteur. Sans jamais sacrifier celui-ci sur l’autel de la compétitivité, notre pays peut aujourd’hui apporter des réformes structurelles pour répondre aux enjeux du XXIe siècle.


La France doit se réconcilier avec l’entreprenariat et la création. Avec une bureaucratie extrêmement lourde, créer, innover et entreprendre sont des vrais parcours du combattant dans notre pays. Pour améliorer sa compétitivité, l’Etat doit sans aucun doute, assouplir son système et alléger ses procédures administratives. Bien sûr, réduire la paperasse ne peut pas suffire à aider les entreprises, il faudrait également alléger leurs charges. Ceci semble être une nécessité qui pourrait être compensée par une taxe sur les transactions financières facilement justifiable.


Le gouvernement doit également focaliser ses efforts sur la protection de la propriété intellectuelle en poussant l’Europe à faciliter les dépôts de brevet. L’innovation doit permettre à notre économie de réussir dans la mondialisation. 


Les efforts du pays doivent également porter sur la rééducation des consommateurs pour amener les citoyens vers des achats proactifs et réfléchis. L’adage « Consommer moins et mieux » va devenir rapidement une réalité avec la limitation des ressources, l’augmentation des prix des matières premières et la problématique environnementale. Il faut redonner du sens à la consommation et je pense que cela peut passer par les territoires avec des labels nationaux ou régionaux à l’image du succès de « produit en Bretagne ».


Ces actions gouvernementales rapidement évoquée doivent être, selon moi, développées en parallèle d’une réflexion globale de la stratégie de positionnement des entreprises françaises.


L’entreprise

Comme je les notais plus haut, les coûts de production n’expliquent pas tout dans les difficultés des entreprises et celles-ci peuvent s’en détacher en partie. Des pays dits « riches » ont des entreprises qui connaissent un succès important malgré le niveau de vie élevé des travailleurs. Les entreprises peuvent réussir en prenant en compte ces différents paramètres. Je pense ainsi qu’elles doivent focaliser sur la compétitivité hors-prix et sur l’image de marque.


La compétitivité hors-prix est une forme de compétitivité moins visible. Elle repose sur la capacité d'innovation et l'amélioration constante de la productivité et de la qualité. Cette forme de compétitivité entraîne généralement une "montée en gamme"  et une amélioration du taux de marge des produits. Cette compétitivité par l'innovation permet à une entreprise de pratiquer des prix plus importants et surtout elle améliore l’image de marque de l’entreprise.


Si une entreprise travaille sur sa compétitivité hors-prix et sur son image de marque, elle peut justifier un prix plus élevé pour ses produits. Pléthore d’exemples vont dans ce sens à l’image de la ligne DS de Citroën qui connait un vrai succès et dont les voitures sont assemblées en France. François Bayrou affirmait durant la présidentielle que nous devions reconquérir la production en commençant par le haut de gamme, il avait raison. En tout cas, les entreprises doivent commencer par travailler l’image de leurs produits.


La France possède une image exceptionnelle dans de nombreux secteurs à l’étranger : gastronomie, beauté, luxe, cosmétique, culture mais également autour de l’innovation, l’ingénierie et la recherche. Je pense que les entreprises doivent se baser sur ces atouts pour partir à la conquête de la mondialisation.  


C’est donc dans un cadre français mais aussi européen que nos responsables politiques pourront répondre à ces différents enjeux pour améliorer notre compétitivité et surtout réfléchir au contexte dans laquelle celle-ci s’insère.  

 

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