2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 11:14

J’ai régulièrement évoqué la nécessité pour la France d’adopter un dispositif permettant les actions de groupe face aux industriels pour rééquilibrer les pouvoirs au profit des consommateurs notamment en 2010 ou en 2012 après l’affaire des prothèses PIP. Comme Alain Bazot, président de l'UFC-Que choisir, je suis heureux de voir que le ministre délégué à la consommation, Benoît Hamon, présente aujourd’hui un projet de loi reprenant ce concept en conseil des ministres

 

Avec une telle loi, et grâce à l’émergence des outils numériques et le partage de l’information, les consommateurs pourront faire respecter demain leurs droits face aux entreprises qui s’avéreraient peu scrupuleuses mais financièrement puissantes. Plusieurs victimes d'un même dommage pourront ainsi demander collectivement réparation en justice.

 

L’objectif du gouvernement est de faire voter cette loi à l'automne. C’est un vrai bond en avant alors que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avaient promis cette loi mais ne l’avaient jamais mise en place. Cependant, on peut regretter que le projet actuel ne concerne que les contrats de consommation sur les biens et services (banques, assurances, télécommunications...) mais pas sur la santé (Médiator, prothèses PIP...) et l'environnement (marées noires...).

 

Sur la question des actions de groupe, je n’aime pas le discours du Medef qui dénonce « une mesure pénalisante pour le monde économique » car une entreprise qui fait bien son boulot, n’a rien à se reprocher. De plus, le projet de loi prévoit que les consommateurs devront se tourner vers l'une des seize associations de consommateurs agréées en France, qui se chargeront de porter les dossiers en justice afin d’éviter toute dérive possible. J’espère donc que les députés et sénateurs n’accorderont que peu de crédit aux arguments du Medef et adopteront rapidement cette loi qui est une véritable avancée pour les consommateurs.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:15

Le réseau Enercoop, fournisseur d’électricité renouvelable, possède désormais une déclinaison bretonne. Formellement, c’est le 23 mars dernier que l’entité est née sous forme d’une Scic (société coopérative d’intérêt collectif). Elle a été lancée avec le soutien du Conseil régional, des Conseils généraux d’Ille-et-Vilaine et du Finistère, de la fondation Macif, de Bretagne Active et Réso Solidaire Pays de Rennes.

 

Enercoop Bretagne est la sixième coopérative régionale après celles de Champagne-Ardenne, Rhône-Alpes, Picardie Nord-Pas de Calais, Languedoc Roussillon et PACA.

 

À l’image de la coopérative nationale fondée en 2005, Enercoop Bretagne se fixe pour objectifs : de promouvoir la maîtrise de l’énergie ; de sensibiliser la population à la transition énergétique ; de développer des moyens de production citoyens d’énergies renouvelables ; de fournir de l’électricité d’origine renouvelable aux particuliers, professionnels et collectivités.

 

Notre région est parmi les plus dynamiques dans le domaine des énergies renouvelables et possède un beau potentiel qu’il faut soutenir et développer.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 14:25
Lakshmi Mittal, PDG d’ArcelorMittal

Lakshmi Mittal, PDG d’ArcelorMittal

Avec son courrier provocant et polémique, Maurice Taylor, le PDG de Titan International a été l’un des premiers représentants d’une multinationale à évoquer une certaine forme de protectionnisme en Europe pour maintenir l’outil des usines sur le continent.

 

« Les Chinois livrent des pneus en France – en fait dans toute l’Europe – et vous ne faites rien. Le gouvernement chinois subventionne tous les producteurs de pneus »

 

Cette phrase piochée dans le courrier de Taylor est en effet un symbole de l’inaction européenne, où plutôt de la volonté des politiques de l’UE d’être les plus libéraux du monde, ce qui ne peut pas fonctionner dans un système où les autres ne respectent pas les mêmes règles. J’ai d’ailleurs rédigé une analyse des propos du PDG de Titan International il y a un petit moment.  

 

C’est maintenant au tour du PDG du sidérurgiste ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, de défendre un protectionnisme européen. Auditionné à l'Assemblée nationale, le PDG du sidérurgiste ArcelorMittal, a vivement conseillé que l'Europe prenne des mesures pour empêcher l'importation de produits à bas prix. Pour ce dernier il faut faire des choix, soit baisser le coût du travail en Europe, soit protéger le marché européen.

 

Ainsi, au cœur du discours libéral de Lakshmi Mittal, celui-ci a émis l’idée que l’Union Européenne prenne «des mesures pour empêcher l'importation d'aciers à prix bas, comme le font les États-Unis avec leur ‘Buy American Act’». Pour le PDG d’ArcelorMittal, il est impossible de concurrencer les productions russes et chinoises qui en plus sont soutenues par leur gouvernement et s’appuient sur un coût horaire très faible (3 dollars de l’heure en Chine).

 

Ce retournement assez inattendu de la part de représentants d’entreprises mondialisées m’interpelle. Il s’ajoute à la réflexion de nombreux économistes. Autant de réflexions qui doivent horrifier des libéraux comme Le Parisien Libéral ou Hashtable mais la question n’est pas, bien sûr, de fermer bêtement les frontières de l’Europe car notre économie vit aussi grâce à la mondialisation mais plutôt d’imposer des normes sociales et environnementales qui obligeront les entreprises produisant à l’étranger à améliorer leurs conditions de fabrication ou à payer des taxes supplémentaires pour entrer sur le marché européen.

 

Il existe trop de déséquilibres entre les pays pour que les échanges commerciaux soient libres et équitables. L’Europe doit s’en rendre compte et modifier sa politique.    

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:29

La CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) a décidé d’annuler l’autorisation d’implantation de Super U et de Mr Bricolage sur la ZAC de Reun-ar-Moal suite au recours déposé par l’Adel, Association de défense de l’environnement et du littoral du pays de Daoulas, et Bretagne Vivante. La Commission a ainsi jugé recevables les arguments des opposants à ce projet qui reprochent une consommation importante des terres agricoles, une mauvaise intégration des enseignes dans le paysage et émettent des doutes sur la régularité de la procédure.

 

C'est une bonne nouvelle pour la commune de Daoulas car le projet était mal engagé et n'avait pas pris en compte l'avis de la population.

 

Nous devons continuer à réfléchir au développement économique du territoire mais cette réflexion doit prendre en compte les enjeux socio-économiques, environnementaux et les perspectives d’avenir. Ce projet s’inscrivait clairement à contretemps. Les zones commerciales ont dénaturé nos communes et nos villes et réaliser un projet classique n’a aucun sens pour Daoulas.

 

Nous devons apporter un nouveau regard sur le développement économique de notre territoire et avant toute chose, faire un état des lieux des zones commerciales et artisanales déjà disponibles car elles sont nombreuses dans le pays de Landerneau-Daoulas. Il faut stopper le phénomène d’urbanisation et le grignotage  permanent des terres agricoles. On est dans la même logique que pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

Pour autant, les projets économiques ne doivent pas être bloqués systématiquement. Il faut réussir à faire émerger collectivement, avec toutes les parties prenantes, des projets durables dont l’impact sur l’environnement sera réduit. Il faut imaginer l’entreprise et le bâtiment de demain. Sur Daoulas, tout le monde peut se rendre compte que le projet de ZAC n’est ni bien placé, ni bien imaginé. Il doit être abandonné et les élus locaux doivent cogiter sur autre chose pour penser globalement le développement de la commune.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:36

François Bayrou, Président du MoDemUne nouvelle fois la prophétie n’aura pas eu lieu. Contrairement aux pronostics de nombreux journalistes, François Bayrou n’a pas été enterré par les Français après les élections présidentielles. Les hommes politiques qui espéraient prospérer sur la disparition du leader centriste et sur celle du MoDem en récupérant l’héritage et le vocabulaire des démocrates ont du mouron à se faire.


Un an après la présidentielle, Ifop a réalisé un sondage pour Europe 1. Ce dernier est riche d’enseignement. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, François Bayrou obtiendrait 10% d’intention de vote, contre 7% lors du précédent sondage "Six mois après la présidentielle".


Un autre chiffre est plus parlant encore, il arrive 5e au classement des personnalités politiques qui ont la plus forte côte d'avenir dans la vie politique française : 38% des Français veulent "qu'il joue un rôle important à l'avenir dans la vie politique".


Ces résultats sont, sans aucun doute, le fruit de la constance des positions de François Bayrou. De plus, les premiers mois du mandat de François Hollande ont révélé la justesse du programme du MoDem porté par François Bayrou durant la dernière campagne présidentielle : produire en France et ré-industrialisation du pays, moralisation de la vie publique après l’affaire Cahuzac, réforme structurelle de l’Etat et assainissement des finances publiques, refonte du système éducatif l’éducation, etc.


François Bayrou ne tient pas là une quelconque revanche, il est, comme le fait remarquer l’Hérétique, ce qu’il a toujours été.  


C’est maintenant aux Français, conscients que notre pays peut sortir de la crise dans laquelle il se trouve, de faire confiance à cet homme intègre, modéré et pragmatique, soucieux de l'intérêt commun ainsi qu’aux représentants du Mouvement Démocrate.


Plusieurs élections législatives partielles vont avoir lieu prochainement comme en Amérique du Nord pour représenter les Français de cette région suite à l'annulation du scrutin par le Conseil Constitutionnel ou encore à Villeneuve-sur-Lot après la démission de Jérôme Cahuzac.


Nicolas Druet va représenter le MoDem en Amérique du Nord et Patrick Beauvillard sera candidat à Villeneuve-sur-Lot. C’est deux évènements sont autant d’occasions pour les Français de donner du poids aux propositions portées par François Bayrou afin d’initier un début de changement dans le pays.

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Publié par David Guillerm - dans France
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