27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:30

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Face à la proposition de loi de Jean Louis Masson sur la fin de l’anonymat des blogueurs éditant à titre non professionnel, le web et particulièrement la blogosphère a vivement réagit depuis quelques jours et s’est fait entendre médiatiquement hier. Un appel pour la défense du droit à l’anonymat sur Internet a d’ailleurs été lancé le 25 mai. Les premiers signataires de cet appel sont d’ailleurs des acteurs important dans le domaine du web :

Pierre Chappaz, Pdg Wikio

Jean-Baptiste Clot, Pdg Canalblog

Olivier Creiche, PDG d'EZ Embassy (distributeur du service TypePad)

Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières

Frédéric Montagnon, Pdg Over-blog

Tristan Nitot, Président, Mozilla Europe

Philippe Pinault, Pdg Blogspirit

Jeremie Zimmermann et Philippe Aigrain, La Quadrature du Net

 

Comme ils l’expliquent, le web est actuellement très bien géré et les législations en place sont déjà suffisantes, « Rappelons que la loi LCEN fait obligation aux hébergeurs de blogs de supprimer immédiatement les publications litigieuses sur simple demande, et de communiquer le cas échéant à la justice les coordonnées de l’auteur. » (Je me demande ce que le MoDem attend concernant certains blogueurs ^^).

La signature de l’appel se fait par commentaire comme le veut la tradition des blogs alors laissez vous aussi un commentaire sur l’appel !

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Publié par David Guillerm - dans France
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 12:15

Essor-Internet.jpgLe sénateur Jean-Louis Masson a rédigé un projet de loi qui obligerait les blogueurs à dévoiler leur identité (pour ceux qui sont sous pseudo) afin d’assumer leur écrit. L’hérétique a rédigé un article sur le sujet où il affirme son désaccord avec cette proposition de loi.

Je suis assez d’accord avec lui lorsqu’il affirme que  c’est  les « sentiments de toute puissance et d'impunité qui favorisent les dérapages. » et qu’un des principaux problèmes aujourd’hui est de voir les médias reprendre des infos sans vérifier l’identité du producteur.

La toile est un élément assez incontrôlable mais qui tend très efficacement vers l’autorégulation et vouloir y instaurer des barrières n’a jusqu’à présent jamais fonctionner. Le droit à l’anonymat et à la protection de la vie privée est extrêmement défendu sur le net et l’exemple actuel sur cette question peut être représenté par le cas Facebook. D'ailleurs quand l'on voit des salariés virés à cause de leurs blogs, on peut trouver légitime le droit à l'anonymat.

Pourtant, il existe un certain type d’info qui circule très bien sur Internet avec des rumeurs entretenus par des anonymes. Nous, démocrates, en avons fait la douloureuse expérience avec des blogs comme Echos et Rumeurs ou encore Le Chevalier Orange dont le seul objectif semble être la destruction du MoDem. Mais, nous ne sommes pas les seuls à subir une certaine désinformation et de la remise en doute du 11 Septembre à d’invraisemblables théories du complot les fantasmes les plus fous ont pu être exposés et entretenus sur la toile.

La toile a ainsi cette capacité à décuplé les histoires les plus folles et peut donc légitimement poser des questions à certains surtout s’ils l’observent de l’extérieur.

Personnellement, je ne suis pas pour une obligation a informé de son identité car Internet s’est construit sur ce droit à l’anonymat et il n’y a pas aujourd’hui de danger apocalyptique qui  oblige à revenir sur ce droit. Cependant, nous devons rester vigilant et continuer à assurer cette autorégulation qui fonctionne si bien aujourd’hui. Mais sur ce point, c’est de la responsabilité de chacun de ne pas croire toutes les informations et d’aller voir plus loin pour les vérifier. Comme on dit, un bon article est un article avec de bonnes sources.

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Publié par David Guillerm - dans France
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 17:00

C’est marrant de voir à quel point dans notre mouvement chaque démission est l’occasion d’avoir son quart d’heure de gloire. Les médias qui raffolent de ce genre de péripéties en parlent régulièrement sur leur papier et très souvent les principaux concernés inondent la toile de leur départ.

En fin de compte, on s’en fout.

Savoir qu’un tel a un égo surdimensionné et qu’il s’en va en remuant ciel et terre, on s’en fout. La seule chose qu’ils gagnent à nous raconter leur vie c’est de passer pour des opportunistes qui partent dès les premières difficultés et même ça, on s’en fout.

Que des gens lâchent un mouvement, ok, chacun est libre de ses mouvements, mais qu’ils le fassent de manière noble sans raconter l’histoire systématique du complot. Ils feraient mieux de parler de leurs nouveaux engagements et de laisser les gens qui ont des idées proches travailler dans les meilleures conditions possibles pour faire avancer nos valeurs.

J’en ai marre de voir la place médiatique du MoDem occupée par des gens en recherche d’un quart d’heure de gloire bien éphémère alors qu’ils nous foutent la paix et nous laisse bosser !

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 14:15

3892410070_65c7e32ce6_o.jpgBeaucoup d’articles et de commentaires me font réagir sur la situation actuelle. De nombreux militants accusent François Bayrou de tous les maux et des difficultés du MoDem. Il a bien sûr sa part de responsabilité en tant que Président de notre mouvement mais tous nos ennuis ne lui reviennent pas.

Après tout, François Bayrou n’est qu’un homme et il ne peut pas être parfait. J’ai moi-même critiqué plusieurs fois la capacité de management du Président du MoDem mais la question est de savoir s'il doit porter toutes les casquettes ?

Au fil de nos difficultés

En 2007, un espoir a été créé lors des Elections Présidentielles et le MoDem est né. De nombreux militants sont arrivés là, sans expérience et plein d’espoir. Je faisais parti de cette nouvelle génération politique. L’espoir est retombé pour beaucoup à cause des réalités politiques et certains militants ont rejeté toutes les fautes sur François Bayrou.

Oui, François Bayrou et son entourage n’ont sans doute pas su voir l’ampleur de l’enjeu, de nombreux élus UDF ont accepté ces nouveaux arrivants à reculons et le MoDem a eu des gros problèmes structurels mais avouons-le, la création du Mouvement Démocrate a aussi été la porte ouverte à tous les opportunistes, tous les individualismes et les ambitions personnelles. C’est beaucoup de ces « égocentristes » qui ont été à l’origine de nos difficultés.

Les problèmes de structuration sont venus d’en haut mais aussi de la base et le MoDem a mis trop de temps à se charpenter et se mettre en place.

Les fautes de Bayrou

Pour autant, la responsabilité est partagée. Je reste persuadé que François Bayrou est l’homme qui a le mieux analysé la société et qui a la vision la plus juste de l’avenir. Son excellente interview de ce weekend dans le Monde en est une nouvelle preuve. Cependant, ce n’est pas un homme d’appareil et il a jusqu’à présent négligé la gestion du mouvement et l’enjeu des différents scrutins.

François Bayrou n’a pas su trancher dans la gestion du mouvement entre les espoirs et la réalité politique, le dialogue n’a pas été assez clair et les stratégies et explications assez fournies. La question de la démocratie interne en est un bon exemple. Cette démocratie est une bonne chose mais elle ne doit pas être mise en place à tout bout de champ. Ceci aurait dû être expliqué et détaillé car les militants n’ont pas compris et se sont sentis trahis.

François Bayrou n’aurait pas dû avoir à gérer toutes les casquettes et nous n’aurions pas dû les lui laisser. A être sur tous les fronts, on se prend tout dans la gueule et on devient le bouc-émissaire. Aujourd’hui, je crois que François Bayrou a compris ces différentes choses. Ce discernement arrive tard mais la faute revient également à son entourage et à un certain nombre de militants qui ont pu créer à une époque une mentalité de cour au 133 bis rue de l’Université.

Des changements bienvenus

Aujourd’hui, François Bayrou va se consacrer a présenter son analyse et à défendre son projet de société pour l’avenir de la France et de l’Europe. Il va commencer à travailler pour 2012 et à rassembler au-delà des étiquettes. Il devrait logiquement former une équipe autour de lui et c’est tant mieux car s’était un élément manquant jusqu’à présent.

A son niveau, un Président doit insuffler une dynamique et proposer des directions tandis qu’un manageur va s’appliquer à mettre en place ces pistes avec une équipe. Si Bayrou s’entoure d’une équipe, on peut espérer voir les choses avancer et voir son image changer. D’ailleurs, n’était-il pas le premier opposant à Sarkozy il y a 1 an ? Ceci est bien la preuve qu’une image, construite en partie par les médias, est importante et mobile.

photo_1.jpgConcernant l’interne, Marc Fesneau a été nommé Secrétaire Général de notre mouvement et il va avoir à porter la casquette du gestionnaire. J’ai été impressionné lors de sa venue dans le Finistère pour notre Assemblée Générale par ses qualités et sa sympathie. Il semble être la bonne personne pour gérer notre mouvement et être là où il y a eu des manques afin de renouer le dialogue et de recréer une dynamique.

Les buts sont d’ailleurs clairs. La formation des militants et plus particulièrement d’un millier d’entre-deux permettra de redonner une parole claire et construite à notre mouvement. La formation d’une équipe pour gérer le mouvement sera le moyen de nous relancer. La nouvelle méthode de travail initié sur les dossiers d’actualité comme sur celui des retraites nous permettra de nous redonner une parole médiatique.

Enfin, la constitution d’une équipe de référents par thème, de porte-paroles et de représentants constituera l’élément majeur pour faire sortir médiatiquement une nouvelle génération afin de donner des visages divers et variés à notre mouvement. Déjà, des personnalités comme Robert Rochefort commence à être mis en avant médiatiquement et je pense que l’on peut s’en féliciter vu son expertise.

Redémarrer sur de bonne base

Je pense que nous pouvons nous accorder sur l’idée que le MoDem repart sur de bonnes bases et que notre mouvement resserré pourra redevenir efficace pour porter la parole des démocrates et du Centre en France.

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:03

 

 

 

On entend aujourd’hui parler des apéros géants dans les plus hautes sphères de la vie politique française. Pourtant, faut-il parler autant de ces évènements ?

Les apéros géants ont commencé à vivre sur la toile et sur Facebook de façon assez « intime » avec des premiers rendez-vous de 4000 personnes ce qui est très similaire aux soirées étudiantes qui existent depuis bien longtemps.

 

C’est en fait lorsque les médias se sont appropriés le sujet que ces évènements ont pris de l’ampleur. J’ai d’ailleurs été frappé de voir à quel point l’apéro géant de Brest était le résultat d’une « pub caché » des médias locaux. Lors de celui-ci 7000 personnes se sont retrouvés sur la Place de la Liberté dont beaucoup comme moi sont surtout venus pour battre le record de Rennes et sans objectif de boire.

Ensuite, se sont les télévisions nationales qui ont pris le sujet en main et l’ampleur de ces rendez-vous sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui avec par exemple 10 000 personnes à Montpellier. C’est le décès d’un jeune à Nantes qui a transformé ces évènements en faits de société mais lorsque l’on y regarde de plus prés, sont-ils si nouveaux dans le paysage français ?

Alors, c’est nouveau les rassemblements géants ?

La nouveauté ici, c’est l’utilisation d’Internet et de Facebook pour se donner rendez-vous. Les grands rassemblements existent depuis des décennies et s’est souvent des milliers de personnes qui se retrouvent pour les soirées étudiantes, les concerts ou encore les festivals où beaucoup ne sont pas vraiment là pour écouter de la musique.

Le problème ici, c’est le manque de responsabilité. Que les gens fassent la fête, ok, mais qu’ils laissent les lieux propres seraient le minimum syndical. Enfin, comme certains me disent, quand tu as une bouteille de vodka ou de whisky dans le bide, c’est dur de savoir ce que tu fais…

Le problème est bien là. Beaucoup sont incapables de s’arrêter de boire et finissent dans des états inquiétants. La faute est certainement partagée entre un problème pédagogique avec la connaissance de ces propres limites et un problème de société.

Avant, les gens allaient au bar et le meilleur contrôleur du taux d’alcoolisation des clients était le barman lui-même qui stoppait la distribution s’il le fallait. L’Etat a tout fait pour faire partir les consommateurs des bars et il se retrouve aujourd’hui dans la rue sans aucune limite.

Plus grave, les gens se sentent tellement contraints et coincés par la société qu’ils pensent que le seul moyen de faire le con sans être ridicule est de boire comme un trou. L’alcool est un peu une excuse pour se lâcher. Mais le ridicule ne tue pas et les gens devraient être un peu plus « peace and love » dans la vie de tous les jours. ;-)

Que peut-on faire face à ces évènements ?

L’ensemble des politiques semblent d’accord sur le fait qu’interdire ces apéros géants semblent difficile et ils parlent aujourd’hui de les réguler. Il faudrait effectivement les encadrer. Le plus grand festival de France, les Vieilles Charrues, n’est-il pas une beuverie géante organisé et encadré ? Pour beaucoup, c’est effectivement le cas.

Un autre élément sur lequel jouer est sans aucun doute la pédagogie. La pédagogie sur les plus vieux qui participent aux apéros géants sera peu efficace je pense et je l’avais déjà dit par rapport à l’interdiction des soirées étudiantes sur Brest. C’est avec les plus jeunes que la pédagogie pourra donner des résultats et c’est dès les plus jeunes âges qu’il faudra commencer afin de faire comprendre qu’on peut se lâcher autrement, que l’alcool comporte des risques et qu’il y a d’autres moyens de faire la fête. (Il me semble que les statistiques donnent un alcoolique en moyenne sur une classe de 25 personnes).

Enfin, il faudra qu’un jour les politiques, intellectuels et autres faiseurs de société se rendent compte que c’est celle-ci qui pousse certainement à ces dérives et ainsi qu’ils essayent d’améliorer ce qui pourra l’être.

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Publié par David Guillerm - dans France
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