25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 17:00

C’est marrant de voir à quel point dans notre mouvement chaque démission est l’occasion d’avoir son quart d’heure de gloire. Les médias qui raffolent de ce genre de péripéties en parlent régulièrement sur leur papier et très souvent les principaux concernés inondent la toile de leur départ.

En fin de compte, on s’en fout.

Savoir qu’un tel a un égo surdimensionné et qu’il s’en va en remuant ciel et terre, on s’en fout. La seule chose qu’ils gagnent à nous raconter leur vie c’est de passer pour des opportunistes qui partent dès les premières difficultés et même ça, on s’en fout.

Que des gens lâchent un mouvement, ok, chacun est libre de ses mouvements, mais qu’ils le fassent de manière noble sans raconter l’histoire systématique du complot. Ils feraient mieux de parler de leurs nouveaux engagements et de laisser les gens qui ont des idées proches travailler dans les meilleures conditions possibles pour faire avancer nos valeurs.

J’en ai marre de voir la place médiatique du MoDem occupée par des gens en recherche d’un quart d’heure de gloire bien éphémère alors qu’ils nous foutent la paix et nous laisse bosser !

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 14:15

3892410070_65c7e32ce6_o.jpgBeaucoup d’articles et de commentaires me font réagir sur la situation actuelle. De nombreux militants accusent François Bayrou de tous les maux et des difficultés du MoDem. Il a bien sûr sa part de responsabilité en tant que Président de notre mouvement mais tous nos ennuis ne lui reviennent pas.

Après tout, François Bayrou n’est qu’un homme et il ne peut pas être parfait. J’ai moi-même critiqué plusieurs fois la capacité de management du Président du MoDem mais la question est de savoir s'il doit porter toutes les casquettes ?

Au fil de nos difficultés

En 2007, un espoir a été créé lors des Elections Présidentielles et le MoDem est né. De nombreux militants sont arrivés là, sans expérience et plein d’espoir. Je faisais parti de cette nouvelle génération politique. L’espoir est retombé pour beaucoup à cause des réalités politiques et certains militants ont rejeté toutes les fautes sur François Bayrou.

Oui, François Bayrou et son entourage n’ont sans doute pas su voir l’ampleur de l’enjeu, de nombreux élus UDF ont accepté ces nouveaux arrivants à reculons et le MoDem a eu des gros problèmes structurels mais avouons-le, la création du Mouvement Démocrate a aussi été la porte ouverte à tous les opportunistes, tous les individualismes et les ambitions personnelles. C’est beaucoup de ces « égocentristes » qui ont été à l’origine de nos difficultés.

Les problèmes de structuration sont venus d’en haut mais aussi de la base et le MoDem a mis trop de temps à se charpenter et se mettre en place.

Les fautes de Bayrou

Pour autant, la responsabilité est partagée. Je reste persuadé que François Bayrou est l’homme qui a le mieux analysé la société et qui a la vision la plus juste de l’avenir. Son excellente interview de ce weekend dans le Monde en est une nouvelle preuve. Cependant, ce n’est pas un homme d’appareil et il a jusqu’à présent négligé la gestion du mouvement et l’enjeu des différents scrutins.

François Bayrou n’a pas su trancher dans la gestion du mouvement entre les espoirs et la réalité politique, le dialogue n’a pas été assez clair et les stratégies et explications assez fournies. La question de la démocratie interne en est un bon exemple. Cette démocratie est une bonne chose mais elle ne doit pas être mise en place à tout bout de champ. Ceci aurait dû être expliqué et détaillé car les militants n’ont pas compris et se sont sentis trahis.

François Bayrou n’aurait pas dû avoir à gérer toutes les casquettes et nous n’aurions pas dû les lui laisser. A être sur tous les fronts, on se prend tout dans la gueule et on devient le bouc-émissaire. Aujourd’hui, je crois que François Bayrou a compris ces différentes choses. Ce discernement arrive tard mais la faute revient également à son entourage et à un certain nombre de militants qui ont pu créer à une époque une mentalité de cour au 133 bis rue de l’Université.

Des changements bienvenus

Aujourd’hui, François Bayrou va se consacrer a présenter son analyse et à défendre son projet de société pour l’avenir de la France et de l’Europe. Il va commencer à travailler pour 2012 et à rassembler au-delà des étiquettes. Il devrait logiquement former une équipe autour de lui et c’est tant mieux car s’était un élément manquant jusqu’à présent.

A son niveau, un Président doit insuffler une dynamique et proposer des directions tandis qu’un manageur va s’appliquer à mettre en place ces pistes avec une équipe. Si Bayrou s’entoure d’une équipe, on peut espérer voir les choses avancer et voir son image changer. D’ailleurs, n’était-il pas le premier opposant à Sarkozy il y a 1 an ? Ceci est bien la preuve qu’une image, construite en partie par les médias, est importante et mobile.

photo_1.jpgConcernant l’interne, Marc Fesneau a été nommé Secrétaire Général de notre mouvement et il va avoir à porter la casquette du gestionnaire. J’ai été impressionné lors de sa venue dans le Finistère pour notre Assemblée Générale par ses qualités et sa sympathie. Il semble être la bonne personne pour gérer notre mouvement et être là où il y a eu des manques afin de renouer le dialogue et de recréer une dynamique.

Les buts sont d’ailleurs clairs. La formation des militants et plus particulièrement d’un millier d’entre-deux permettra de redonner une parole claire et construite à notre mouvement. La formation d’une équipe pour gérer le mouvement sera le moyen de nous relancer. La nouvelle méthode de travail initié sur les dossiers d’actualité comme sur celui des retraites nous permettra de nous redonner une parole médiatique.

Enfin, la constitution d’une équipe de référents par thème, de porte-paroles et de représentants constituera l’élément majeur pour faire sortir médiatiquement une nouvelle génération afin de donner des visages divers et variés à notre mouvement. Déjà, des personnalités comme Robert Rochefort commence à être mis en avant médiatiquement et je pense que l’on peut s’en féliciter vu son expertise.

Redémarrer sur de bonne base

Je pense que nous pouvons nous accorder sur l’idée que le MoDem repart sur de bonnes bases et que notre mouvement resserré pourra redevenir efficace pour porter la parole des démocrates et du Centre en France.

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:03

 

 

 

On entend aujourd’hui parler des apéros géants dans les plus hautes sphères de la vie politique française. Pourtant, faut-il parler autant de ces évènements ?

Les apéros géants ont commencé à vivre sur la toile et sur Facebook de façon assez « intime » avec des premiers rendez-vous de 4000 personnes ce qui est très similaire aux soirées étudiantes qui existent depuis bien longtemps.

 

C’est en fait lorsque les médias se sont appropriés le sujet que ces évènements ont pris de l’ampleur. J’ai d’ailleurs été frappé de voir à quel point l’apéro géant de Brest était le résultat d’une « pub caché » des médias locaux. Lors de celui-ci 7000 personnes se sont retrouvés sur la Place de la Liberté dont beaucoup comme moi sont surtout venus pour battre le record de Rennes et sans objectif de boire.

Ensuite, se sont les télévisions nationales qui ont pris le sujet en main et l’ampleur de ces rendez-vous sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui avec par exemple 10 000 personnes à Montpellier. C’est le décès d’un jeune à Nantes qui a transformé ces évènements en faits de société mais lorsque l’on y regarde de plus prés, sont-ils si nouveaux dans le paysage français ?

Alors, c’est nouveau les rassemblements géants ?

La nouveauté ici, c’est l’utilisation d’Internet et de Facebook pour se donner rendez-vous. Les grands rassemblements existent depuis des décennies et s’est souvent des milliers de personnes qui se retrouvent pour les soirées étudiantes, les concerts ou encore les festivals où beaucoup ne sont pas vraiment là pour écouter de la musique.

Le problème ici, c’est le manque de responsabilité. Que les gens fassent la fête, ok, mais qu’ils laissent les lieux propres seraient le minimum syndical. Enfin, comme certains me disent, quand tu as une bouteille de vodka ou de whisky dans le bide, c’est dur de savoir ce que tu fais…

Le problème est bien là. Beaucoup sont incapables de s’arrêter de boire et finissent dans des états inquiétants. La faute est certainement partagée entre un problème pédagogique avec la connaissance de ces propres limites et un problème de société.

Avant, les gens allaient au bar et le meilleur contrôleur du taux d’alcoolisation des clients était le barman lui-même qui stoppait la distribution s’il le fallait. L’Etat a tout fait pour faire partir les consommateurs des bars et il se retrouve aujourd’hui dans la rue sans aucune limite.

Plus grave, les gens se sentent tellement contraints et coincés par la société qu’ils pensent que le seul moyen de faire le con sans être ridicule est de boire comme un trou. L’alcool est un peu une excuse pour se lâcher. Mais le ridicule ne tue pas et les gens devraient être un peu plus « peace and love » dans la vie de tous les jours. ;-)

Que peut-on faire face à ces évènements ?

L’ensemble des politiques semblent d’accord sur le fait qu’interdire ces apéros géants semblent difficile et ils parlent aujourd’hui de les réguler. Il faudrait effectivement les encadrer. Le plus grand festival de France, les Vieilles Charrues, n’est-il pas une beuverie géante organisé et encadré ? Pour beaucoup, c’est effectivement le cas.

Un autre élément sur lequel jouer est sans aucun doute la pédagogie. La pédagogie sur les plus vieux qui participent aux apéros géants sera peu efficace je pense et je l’avais déjà dit par rapport à l’interdiction des soirées étudiantes sur Brest. C’est avec les plus jeunes que la pédagogie pourra donner des résultats et c’est dès les plus jeunes âges qu’il faudra commencer afin de faire comprendre qu’on peut se lâcher autrement, que l’alcool comporte des risques et qu’il y a d’autres moyens de faire la fête. (Il me semble que les statistiques donnent un alcoolique en moyenne sur une classe de 25 personnes).

Enfin, il faudra qu’un jour les politiques, intellectuels et autres faiseurs de société se rendent compte que c’est celle-ci qui pousse certainement à ces dérives et ainsi qu’ils essayent d’améliorer ce qui pourra l’être.

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Publié par David Guillerm - dans France
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:52

917136 7428532-fin506-3col-h101aLa Terre les sépare mais le monde des Inuits et celui des Aborigènes se confondent sur les chemins de l'art. L'exposition «Grand nord, grand sud», à l'abbaye de Daoulas, en propose une captivante démonstration.

«Il faut arrêter de dissocier art primitif et art contemporain. C'est un faux débat. Sans le moindre intérêt scientifique», s'emporte Michel Côté. Contre le courant des grands manitous de l'art qui décrètent les époques et les styles à la mode, le directeur du bien nommé musée des Confluences, de Lyon, trouve de l'eau à son moulin à l'abbaye de Daoulas: «Ici, nous retrouvons des oeuvres de personnes qui expriment leur tradition de manière contemporaine. De l'art avant tout».

Combat contre l'assimilation

De fait, il est difficile de donner un âge à la plupart des160oeuvres exposées jusqu'au 28novembre à Daoulas. Ni même, parfois, de déterminer s'il s'agit d'une pièce inuit ou aborigène. À quoi bon, finalement? Pourquoi vouloir absolument tout classer, tout séparer? «Gardons-nous de comparer les cultures et voyons plutôt ce qui les rapproche», conseille plutôt Michel Côté. D'autant qu'entre un peuple des glaces et un autre du désert, il existe bien plus de points communs que l'on imagine. Notamment: «Il s'agit de deux communautés confrontées à la problématique de la conservation d'une culture dans un Monde mondialisé où elles sont très minoritaires. Comment rester soi-même dans une culture internationale? Pour les sociétés inuits et aborigènes, l'art sert à raconter leur Histoire, à s'affirmer politiquement et socialementdans un combat contre l'assimilation». Voilà qui trouve une résonance particulière dans la culture bretonne.

Créations d'artistes du XXIesiècle

Les oeuvres rassemblées par l'expo «Grand nord, grand sud», débordent toutefois de la simple fonction d'exercice de la mémoire collective:«Elles mettent en lumière les travaux de véritables créateurs qui ont réinterprété les formes et les matériaux». Avec le brio d'artistes aborigènes du XXIesiècle s'exprimant dans des poteaux funéraires, des tapis géométriques où s'entrecroisent les mondes réel et imaginaire, des tableaux aux pointes mouvantes. Même réappropriation de la tradition chez leurs homologues inuits dont certaines pièces comme La création du Monde (agglomérat de visages et d'animaux d'inspirations chamaniques dans un os de baleine) et autres sculptures dans des crânes de morse ou des dents de narval possèdent une valeur exceptionnelle. Pratique «Grand nord grand sud», à l'abbaye de Daoulas, jusqu'au 28 novembre. Exposition visible tous les jours (sauf fermetures le samedi et le lundi) de 13h30 à 18h30 (de 10h30 à 18h30 en juillet et août).

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Publié par David Guillerm - dans Daoulas
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:40

untitled.jpgVoilà le genre d’article qui ne rend pas ses lettres de noblesse au monde médiatique. Le 12 Mai 2010, le Canard Enchainé a publié un article qui est relayé aujourd’hui par politique.net. Vous pouvez retrouver cet article ici « Les caisses du MoDem sont vides : licenciements et doutes sur les capacités d'emprunt de Bayrou pour 2012 ».

Cet article est mauvais car très approximatif. Tout d’abord, Michel Mercier n’est plus le trésorier du MoDem comme l’affirme le Canard Enchainé : « Et, malgré sa rupture avec Bayou, il reste son ami et surtout le trésorier du MoDem ». Le trésorier du MoDem est aujourd’hui, et suite à l’entrée de Michel Mercier dans la majorité, Jean-Jacques Jegou. Je suis étonné de voir que le Canard Enchainé qui a habituellement de bonne source, réalise une faute aussi grossière.

De plus, l’article voudrait faire croire que le financement d’un parti se fait uniquement sur le nombre de député or une grande partie des financements publics se fait sur le nombre de voix obtenus aux élections législatives.

Le MoDem a ainsi un budget annuel d’environ 5 millions d’euros qui se répartit en 3 sources.

Il obtient en effet avec les voix des législatives de 2007 pour l’année 2009 suivant les sources officielles  2 777 012.51€ (1 920 304 voix prises en compte) pour environ 13 millions pour l’UMP et 10 millions pour le PS. Le MoDem est le 3e grand parti à ce niveau là.

Cette somme peut donc être considérée comme une base annuelle qui ne bougera pas jusqu’au prochaine législative de 2012.

A cela s’ajoute les aides financières allouées aux partis ayant des élus. Le MoDem a en 2009, 3 députés rattachés à son nom et 19 sénateurs ce qui lui assure un groupe de 22 parlementaires et une aide de 968 101,41€ (20 millions pour l’UMP et 13 pour le PS)  (en 2010, 1 228 089€ pour le MoDem car 25 parlementaires s'y sont associés - cf info dans les commentaires)

On atteint ainsi la somme de 3 745 113€ d’aides publiques qui est complétée par les cotisations des adhérents qui s’élèvent à environ 1 millions d’euros. Le MoDem en 2009 a donc eu un financement à hauteur d’environ 5 millions d’euros et cette somme devrait être similaire en 2010.

Le remboursement des candidats n’ayant pas atteint 5% aux régionales devrait être de l’ordre de 1 à 1,5 million d’euros ce qui est important mais pas catastrophique quand on sait que le MoDem n’a aucun emprunt en cours.

Les caisses du MoDem sont donc loin d’être vides et malgré notre échec aux régionales, le mouvement peut continuer à travailler et avancer sans devoir faire avec des bouts de ficelles. Quand à la Présidentielle, on peut se douter que François Bayrou et les autres responsables du MoDem sont prévoyant et mettent depuis 2007 de l’argent de côté en prévision de ces élections.

Je ne vois pas bien l'interêt de cet article du Canard Enchainé. Peut être que la volonté de faire croire que le MoDem est au fond du trou est grande mais cette explication ne me semble pas suffisante. La volonté de faire polémique du Canard a peut être tendance à vouloir faire des raccourcis ou tout simplement à aller trop vite en besogne.

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Publié par David Guillerm - dans Mouvement Démocrate
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