2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:25
François Bayrou et Jean-Louis Borloo

François Bayrou et Jean-Louis Borloo

Je ne me suis pas exprimé jusqu’à présent sur le rapprochement MoDem-UDI initié par François Bayrou et Jean-Louis Borloo durant les dernières semaines car il m’a fallu beaucoup de temps pour assimiler ce changement politique. J’ai préféré attendre la fin de l’Université de rentrée du Mouvement Démocrate pour en parler.

 

Je ne suis pas d’accord avec François Bayrou lorsqu’il affirme qu’il n’y a aucune réticence au sein du MoDem vis-à-vis de cette nouvelle donne politique. Certains expliquent cette animosité par la méthode appliquée qui pose des problèmes. D’ailleurs, je ne vois pas comment on peut faire une telle affirmation sans une consultation régulière.

 

Le Modem s’est toujours positionné dans un rôle d’observateur attentif de l’action du gouvernement depuis l’élection de François Hollande mais le rapprochement avec l’UDI mérite que les militants du mouvement, ou leurs représentants au Conseil National votent sur le sujet afin d’avoir des résultats chiffrés. Nous sommes démocrates, prouvons-le et n’acceptons pas que les Conseillers Nationaux se soient contentés d’une simple discussion sur le sujet lors du CN du vendredi 27 septembre et qu’ils se laissent ainsi déposséder de leur pouvoir. Le MoDem doit accepter de consulter ses membres afin de respecter le choix d’une majorité.

 

En effet, pour le moment, on a pu lire dans la presse et ailleurs que les militants auraient l’occasion de débattre sur le rapprochement avec l’UDI mais tout semble déjà acté d’avance et aucune alternative n’a été proposée.

 

Personnellement, je suis assez dérangé qu’on assure que ce sont les idées qui permettent ce rassemblement mais que ces dernières n’ont toujours pas été posées sur la table. Actuellement, ça donne surtout l’impression désagréable de petits arrangements entre responsables pour être réélus. Des calculs électoraux qui nous éloignent pour l’instant d’une solution pour répondre à la lassitude des Français vis-à-vis de la politique. MoDem et UDI semblent donc partir sur la défensive pour les prochaines européennes alors qu’il y a urgence. Les citoyens attendent un discours fort et volontaire, des gens qui tapent des poings sur la table et apportent un nouveau modèle de société efficace, efficient et effectif.

 

Quant au rapprochement en lui-même, je suis pour ma part, assez circonspect. Je n’ai jamais voulu adhérer à l’UDF et quoiqu’on en dise, le nouvel ensemble MoDem-UDI risque de s’acheminer dans cette direction. Pour ne pas aller dans ce sens, les représentants et les militants du MoDem devront rester les garants de notre identité. Mes craintes proviennent également du fait que nous sommes prêts à donner un blanc-seing à des gens qui ont tout fait pour nous couler pendant 5 ans et qui n’ont pas hésité à s’asseoir sur leurs idées pour des postes. Heureusement, les structures devraient garder leur existence.

 

Je vais donc continuer à observer les tractations en cours et je ne m’interdis pas la possibilité de prendre du recul dans les prochains mois si la logique du MoDem et de François Bayrou s’éloigne de ma conception de la politique.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:58
Aux Européennes, le MoDem ambitionne de refonder l’Europe

Le Mouvement Démocrate organise ce weekend, en partenariat avec le Parti Démocrate Européen (PDE-EDP), fondé par Romano Prodi, Francesco Rutelli et François Bayrou, le premier Forum du Renouveau européen à Paris.

 

A cette occasion, notre famille politique recevra Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, et Guy Verhofstadt, président de notre groupe ADLE au Parlement européen.

 

Au MoDem, nous travaillons sur le projet européen avec l’ambition d’arrêter d’opposer l’Union Européenne aux citoyens en proposant un nouveau projet pour l’UE. François Bayrou a ainsi appelé jeudi les partisans de la cause européenne à aborder "avec élan" le débat des prochaines élections, estimant que notre devoir "le plus impérieux, le plus urgent", était d'assumer notre rôle de "refondateurs".

 

Notre famille politique a toujours inscrit l’Europe dans son projet de société et compte l’assumer pleinement en 2014  en proposant un gouvernement économique européen, une harmonisation fiscale, une politique commune de l'énergie et de l'aménagement du territoire pour que l'activité et l’emploi se développent partout en Europe.

 

Il faut cesser d’opposer l’Europe et les citoyens. L’idéal européen est de construire une structure qui protège les européens et soit montré comme un exemple dans le monde.

 

Pour François Bayrou "l'idée de base est simple : nous, France, sommes un pays souverain, mais il y a des questions que nous ne pouvons pas régler seuls. Ni dans le cadre strictement national, ni dans le cadre de l'ONU. Si nous voulons une planète où le pouvoir soit équilibré, le seul projet qui vaille est donc de constituer une puissance politique autour de ce qui unit les pays européens: la continuité géographique, une communauté de civilisations, des intérêts convergents, et une identique volonté d'équilibre entre les puissances de la planète"

 

"Reconstruire la France et refonder l'Europe, je ne sépare pas l'un de l'autre", explique François Bayrou, pour qui "il n'y a aucune chance de vaincre nos difficultés, de faire reculer le chômage, de faire vivre notre économie et nos entreprises si nous ne construisons pas à la fois une volonté française et une volonté européenne".

 

Avec 8% d’intention de vote dans les premiers sondages publiés concernant les élections européennes de 2014, nous pouvons espérer initier une dynamique pour convaincre les citoyens de construire enfin l’Europe des peuples, l’Europe fédérale, celle qui pourra faire des choix stratégiques et industriels pour relancer l’emploi et sortir notre continent de la crise économique.

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