13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:25

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Les députés européens avaient dénoncé les négociations et l’accord des chefs d’Etat au sein du Conseil européen autour du budget de l'Union Européenne pour 2014-2020 à Bruxelles. Aujourd’hui, ils ont enfoncé le clou en rejetant tout bonnement ce budget.


C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie européenne. Les députés européens n’ont pas accepté le budget au rabais, en recul pour la première fois dans l’histoire de l’UE, et l’ont fait savoir. Le Parlement européen a ainsi montré son poids politique en adoptant massivement une résolution très critique du compromis des chefs d’Etat. Cette résolution, adoptée par 506 voix contre 161, indique que le Parlement, auquel le traité de Lisbonne de 2009 confère un droit de veto sur le sujet, "rejette sous sa forme actuelle" le projet de budget concocté par le Conseil européen.


guy verhofstadtLes parlementaires n’ont pas hésité à employer des mots très durs pour exprimer leur désaccord total dans la volonté des chefs d’Etat de réduire le poids de l’Europe. Ils déplorent en effet le "fossé entre les engagements politiques de l'Union européenne et ses moyens budgétaires". Ils accusent le Conseil d'avoir manqué de "transparence", et même d'avoir outrepassé son rôle en décidant de l'attribution de certains fonds pour obtenir l'assentiment de tel ou tel Etat membre – d'avoir organisé des "négociations de marchands de tapis".


Ce vote remet en cause la façon dont c’est réalisé l’élaboration du budget de l’Europe. On peut espérer qu’il poussera à une modification en profondeur de la façon dont le budget sera établi à l'avenir.


Guy Verhofstadt,  chef de file du groupe ADLE dont les eurodéputés MoDem font partis, a estimé que "de toutes les grandes batailles que le Parlement a menées, celle-ci est sans doute la plus importante. A la fois pour obtenir un budget plus efficace dans la crise et pour changer en profondeur la nature de l'Union."

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:32

Les Jeunes Démocrates ont initié ce weekend une campagne de communication pour promouvoir la mise en place d’un budget européen conséquent, au service d’une ambition durable pour les Européens.


Thomas Friang, Président des JDem et son équipe, ont rédigé une tribune pour lancer cette campagne afin de se position contre l’austérité du budget de l’Union européenne qui coupe dans les investissements d’avenir pour l’Europe et les Européens.


Austérité: aucune ambition pour servir le peuple européen!

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A la veille du deuxième tour des négociations sur le budget de l'Union européenne, cette fois-ci au Parlement européen, comment François Hollande peut-il prétendre que le Conseil ait trouvé un "bon accord" sur le budget communautaire?


Un "bon accord" serait né d'un consensus spontané entre tous les négociateurs. Il se serait imposé comme une évidence, symbole d'un intérêt général européen. Au lieu de cela, l'accord obtenu le 8 février dernier assombrit encore l'avenir des peuples européens.


Cet accord prolonge en effet l'austérité là où elle n'a pas lieu d'être


L'Europe est déjà particulièrement attentive à l'utilisation de l'argent public, grâce à une gestion pluriannuelle et très rigoureuse de ses moyens, là où certains Etats membres enregistrent chaque année un déficit supérieur à 3% du PIB depuis une décennie. La rigueur budgétaire ne saurait s'appliquer sans une certaine justice. Or cet accord n'est pas le fruit d'une ambition politique juste, au service des Européens; bien au contraire, il est né d'une position politicienne, en Allemagne et au Royaume-Uni, pour montrer que la rigueur s'applique même à ceux qui la prônent.


C'est bien au contraire au niveau européen qu'une ambition budgétaire doit naître!


Tous ceux qui prétendent faire progresser les politiques européennes sans s'en donner les moyens sont des naufrageurs. Et pour cause... Comment donner du sens à l'Union bancaire, qui a tant besoin de ressources pour pouvoir organiser son mécanisme unique de résolution des faillites, sans un budget adapté? Comment amorcer une véritable politique de croissance, solidaire et durable, sans des moyens économiques à la hauteur des enjeux?


Un "bon accord" n'existe pas en ces termes... Pire, outre céder à la lâcheté politicienne, cet accord refuse toute modernité.


Complice ou contrainte par les exigences britanniques et allemandes, la France s'est rétractée sur l'archaïque Politique agricole commune (PAC), au détriment des politiques d'avenir. Ces dernières auraient dû être massifiées, pour mieux contribuer à la compétitivité et à la capacité d'innovation du système productif européen.


Le Parlement doit reprendre la main et réécrire un budget fondateur d'une Europe protectrice


Face à la malhonnêteté de cet accord budgétaire et à notre situation exsangue, le Parlement européen a la responsabilité de faire preuve d'une vraie ambition économique. Il s'agit d'engager une vraie politique de croissance européenne, seule voie durable pour sortir de la crise, et de rationaliser efficacement la dépense publique pour éloigner définitivement le spectre du surendettement.


Nous connaissons le chemin qui doit nous guider hors de ces temps désastreux où plus de 10% des Européens n'a pas d'emploi, et où plus de 17% de la population totale est en situation de pauvreté.


C'est le chemin de la production durable. Il nécessite de repenser nos circuits de production et de consommation, grâce à des investissements massifs dans le déploiement, au niveau de toute l'Union européenne, de nombreuses innovations au service de notre qualité de vie.


Le Parlement européen, sanctuaire de cette intelligence budgétaire que nous appelons de nos vœux, devra donc préserver les moyens de cette politique, et mieux, demander de les accroitre. De même, il devra préserver les fonds structurels, au service de la stratégie d'innovation "Europe 2020". Mieux, nous espérons qu'il exigera des Etats membres une plus grande implication dans le cofinancement d'infrastructures que ces fonds favorisent.


Le chemin du redressement nécessite également que le Parlement européen ouvre, dès que possible, un grand débat européen sur la politique budgétaire et fiscale des 27.


Des économies sont clairement nécessaires, car trop longtemps la hausse des dépenses publiques a été érigée en panacée pour répondre à tous nos maux.


Mais ces économies doivent se faire dans le bon sens, pour sortir de la crise par le haut. Au lieu de tailler aveuglément dans 27 budgets nationaux quitte à se priver des moyens nécessaires pour améliorer le quotidien des Européens, pourquoi ne pas nous concerter afin de coordonner nos efforts?


Quand 27 agences nationales du médicament existent, alors que l'industrie pharmaceutique se développe dans le cadre du marché unique, pourquoi ne pas réunir tous ces efforts au sein de l'Agence européenne du médicament? Quand 27 Ministres de la Défense se serrent la ceinture pour ne pas décimer les avantages stratégiques de leurs armées, pourquoi ne pas développer les moyens de l'Agence européenne de défense, pour enfin aboutir à une base industrielle et technologique réellement soutenue par la commande publique?


Au-delà de cette Union budgétaire remplaçant la débandade de l'austérité non-concertée, le Parlement devra aussi réaffirmer sa volonté de laisser les Européens afficher leur solidarité dans la dette: si les Etats se soutiennent mutuellement, pourquoi les 27 peuples ne pourraient pas exprimer leur souveraineté collective dès l'origine, en émettant une dette commune comme ils produisent une monnaie commune?


Cette convergence des politiques budgétaires, seul moyen de maintenir le rang de puissance mondiale de l'UE en évitant le surendettement, nécessite également d'organiser une réflexion sur la fiscalité au Parlement européen.


Si les Eurodéputés restent pour l'heure privés de cette compétence, ils doivent s'en saisir au cours des élections de 2014 pour enfin mettre un terme au dumping social et fiscal entre pays européens, qui lézardent nos relations et notre cohérence économique, mais aussi jeter les bases de nouvelles ressources pour l'UE.


A nouveau, le Parlement européen saura faire preuve de toute l'intelligence budgétaire dont les Européens ont besoin pour défendre leur modèle de société durable unique au monde, par la création d'une taxe sur les transactions financières européennes et d'une taxe carbone européenne. Ces ressources propres, complétées par un éventuel impôt européen, pourront progressivement remplacer les contributions nationales qui sont aujourd'hui prises en otage.


Budget européen: la voie d'une politique durable


Laissons de côté ceux qui rejettent ce débat derrière la muraille de la technocratie bruxelloise. Car au cœur de ce problème se niche notre vision même de l'avenir: souhaitons-nous doter d'un budget minuscule la seule instance politique qui peut réellement changer nos vies? Souhaitons-nous appliquer à notre bouclier supranational ce que nous admettons difficilement pour nous-mêmes, c'est-à-dire un futur gris, où l'austérité jette son ombre sur toute sortie de crise possible?


Le Parlement prendra, en premier, sa responsabilité pour les millions d'Européens qui attendent une voie démocratique vers un monde plus heureux. Mais, nous devons, tous, nous saisir de ce budget qui détermine notre futur!


C'est pourquoi, nous, les Jeunes Démocrates, lançons aujourd'hui notre campagne sur l'Europe pour Tous.


Thomas Friang, Président des Jeunes Démocrates et le pôle projet des Jeunes Démocrates, auteur de la campagne #EuropePourTous : John Colorado, François Marani, Marie-Sixte Imbert et Charles Coudoré.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:00

Parlement européenLes négociations et l’accord des chefs d’Etat au sein du Conseil européen autour du budget de l'Union Européenne pour 2014-2020 à Bruxelles, ont agité les médias cette semaine. Pour la première fois dans l’histoire de l’UE, les dirigeants européens ont décidé d’une baisse du budget pluriannuel illustrant le regain d'euroscepticisme sur le continent et la préservation des intérêts nationaux.


Dans ce contexte, les journalistes se sont intéressés aux réactions des députés européens, convaincu par le fabuleux projet que dessine l’Union Européenne. Cette séquence médiatique a donc eu le mérite de mettre sous la lumière des projecteurs le Parlement européen qui est désormais co-décisionnaire sur l’adoption du budget. Les députés européens vont donc pouvoir recadrer les chefs d’Etat qui semblent défendre uniquement les intérêts de leur propre pays plutôt que celui de l’Europe.


J’espère en tout cas qu’on se dirige dans cette direction. L’annonce des quatre principaux groupes du Parlement européen va pour le moment dans ce sens. Dans un communiqué commun, Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (PSE, socialistes), Guy Verhofstadt (ADLE, démocrates et libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (Verts) ont estimé que le Parlement européen ne pouvait accepter en l'état l'accord trouvé vendredi au Conseil européen car celui-ci ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne mais l’affaiblira. Ils ont ainsi affirmé qu’ils maintiendraient les priorités clairement indiquées à plusieurs reprises.


Durant cette première séquence médiatique, la deuxième étant celle à venir des négociations au Parlement européen, j’ai également apprécié la mobilisation des députés européens du Mouvement Démocrate comme Marielle de Sarnez et Robert Rochefort. Ils ont défendu avec force dans la presse, notre volonté de bâtir une Europe politique et économique intégrée avec une ressource propre pour préparer l’avenir.


Marielle de Sarnez a rappelé que 95% des dépenses de l'Union Européenne portent sur l'investissement et sont donc des investissements pour les emplois et la croissance de demain. Ça n’a donc aucun sens de réduire le budget européen et de couper dans les dépenses de recherche et d'infrastructures.


On a aujourd’hui l’impression que l’intérêt commun a totalement disparu autour de la table des négociations. Chacun campe sur ses acquis et essaye de récupérer la plus grande partie de l’enveloppe… Pourtant, nous avons plus que jamais besoin d’une Europe fédérale et dynamique.


A la veille des élections européennes de 2014, les parlementaires européens vont avoir l’occasion de montrer que l’Europe ne se résume pas aux décisions des Chefs d’Etat. Cette possibilité est une occasion unique d’intéresser les citoyens à l’approche de ce scrutin. J’espère qu’ils s’en saisiront et qu’ils ne laisseront pas l’austérité s’installer dans le budget d’investissement de l’Europe.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:15

Taxe sur les transactions financièresBruxelles a rompu mardi dernier, le principe de l'unanimité fiscale qui empêchait jusqu’à présent l’Europe de se doter de la taxe Tobin sur les transactions financières. Les pays qui le veulent vont donc pouvoir créer une taxe sur les transactions financières (TTF).

 

Onze Etats candidats : la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, la Belgique, la Slovaquie, la Grèce, l'Estonie et la Slovénie, devraient ainsi créer prochainement cette taxe. Ensemble, ces onze Etats comptent pour environ les deux tiers du PIB européen, et la TTF, selon la façon dont elle est définie, pourrait rapporter plus de 10 milliards d'euros. Le secteur financier va enfin participer aux coûts de la crise financière.

 

On peut tout de même regretter que tous les pays n’aient pas accepté de mettre en place cette mesure, ce qui risque d’en réduire l’impact. Le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque, le Luxembourg et Malte ont à nouveau affirmé leur opposition à ce projet.

 

La Commission espère en tout cas que la TTF entrera en vigueur en 2014.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:43

Université d'hiver de l'ADLELe groupe ADLE (Alliance des Démocrates pour l’Europe), présidé par le Député européen Guy Verhofstadt et dont le MoDem est membre par l’intermédiaire du Parti Démocrate Européen (PDE), organise aujourd’hui et demain son Université d’hiver au Parlement européen à Bruxelles. Les discussions de cet évènement vont tourner autour du processus de démocratisation des régions de la Méditerranée après le Printemps arabe.  


Le PDE a tenu à profiter de ce rendez-vous pour organiser son propre Congrès jeudi 6 décembre. On pourra y retrouver les membres du PDE dont François Bayrou, Francesco Rutelli ou encore Marielle de Sarnez. Cette dernière nous avait justement indiqué dans sa lettre d’information n°31 de Députée européenne, que les axes majeurs de ce Congrès traiteraient des solutions à apporter face à la crise économique et politique en Europe ainsi que de l’exacerbation des tensions identitaires.


Ces rencontres s’inscrivent dans la volonté exprimée par le Mouvement Démocrate de s’appuyer sur l’Europe et l’international pour renforcer son implantation locale. Ces deux évènements, à l’échelle européenne, méritent en tout cas d’être portés par les démocrates et médiatisés, car ils symbolisent une vraie volonté de partage et de travail en commun pour l’Europe. 


Parti Démocrate Européen

 

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