27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:17

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Le Mouvement Démocrate n’a pas dit son dernier mot et compte bien faire entendre sa différence dans les prochains mois. En interne, la gestion du mouvement a évolué avec l’arrivée aux manettes d’une équipe rajeunie incarnée en premier lieu par Marc Fesneau et Christine Espert. La reconstruction prendra un certain temps avec des objectifs de formation, constitution d’une ligne politique solide et d’équipes pour les prochains scrutins européens, régionaux et municipaux.


La relance du MoDem passera aussi par du réseautage. Les démocrates français vont travailler plus étroitement avec leurs collègues en Europe et dans le monde afin de partager les expériences et de s’entraider politiquement.


PDE-EDPDenis Badré, membre honoraire du Sénat et Vice-président du Mouvement Européen France, a ainsi été chargé par le Parti Démocrate Européen, dont François Bayrou partage la présidence avec l'Italien Francesco Rutelli, de travailler au renforcement du réseau « Alliance mondiale des démocrates » fondé par le PDE-EDP et la New Democrat Coalition du Parti démocrate américain, et composé de nombreux démocrates à travers le monde.


En parallèle, Le Parti Démocrate Européen vient de refondre son site internet et affiche de vastes ambitions. Francesco Rutelli, Vice-président du mouvement, pense que le PDE doit « proposer une vision d’un centre politique qui lutte contre les populismes de gauche et de droite et qui prenne le leadership démocratique de l’Europe du XXIesiècle ».


Cette construction d’un réseau puissant de démocrates à travers l’Europe et le monde est une attente forte des militants et citoyens. Elle permettra d’autant plus de faire comprendre aux Français que le Mouvement Démocrate s’inscrit définitivement dans une démarche européenne et plus encore.


Pour ma part, j’attends avec impatience de voir avancer la constitution de ce réseau.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 10:30

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Découvrez mon nouvel édito pour le site mediavox.

 

Comme chacun le sait, les finances publiques de la France sont dans une situation compliquée comme dans de nombreux pays occidentaux. Le gouvernement se trouve dans l’obligation de trouver de nouvelles recettes afin de rééquilibrer l’ensemble de ses comptes.  

 

Plusieurs leviers de politique publique existent pour atteindre ces objectifs. Cependant, les politiques ont tous tendance à user des mêmes méthodes : augmentation des impôts et réduction de la dépense publique. Or, il y a un levier qui est délaissé depuis des années, c’est celui de l’immigration.  

 

Les derniers gouvernements au pouvoir ont appliqué une réduction drastique de l’immigration dans le pays. Les politiques ont largement profité de cette thématique pour répondre à des objectifs électoraux en voguant sur l’anxiété des Français vis-à-vis des étrangers. Par exemple, en 2011, Claude Guéant, alors Ministre de l’intérieur, voulait réduire de 20 000, le nombre d'étrangers admis chaque année en France. Pourtant, de plus en plus d’économistes dont des lauréats du Prix Nobel  comme Joseph Stiglitz ou Amartya Sen prônent une politique massive d’immigration à court et moyen termes pour augmenter le nombre de contribuables et donc une augmentation des recettes de l’Etat.  

 

En la matière, l’Australie est un exemple. En 2010, face à un déséquilibre dangereux de ses finances publiques, le pays, sous l’impulsion du gouvernement travailliste et le soutien de l’opposition, a mis en place une politique d’immigration massive dont l’objectif est d’accroître d'ici 2020 la population du pays de 18 à 30 millions d'habitants. Aujourd’hui, la population atteint 21 millions d’habitants et l'équilibre des finances est à nouveau atteint.  

 

Cette politique d’immigration se traduit par une amélioration de l’activité économique et une augmentation des recettes liées aux impôts directs et indirects. Une récente étude a en effet, montré que 80% des créations de nouvelles entreprises étaient le fait des populations immigrées.  

 

Ainsi, l’exemple australien, tout comme celui du Canada ou des Émirats Arabes Unis, montre que l’afflux d’immigrants ne génère pas une aggravation de la pauvreté et de la précarité, une précarisation du marché de l'emploi et une réduction des salaires si le système social du pays est solide et si le pays donne sa chance aux immigrés. Bien au contraire, l’apport de cette nouvelle population se réalise par la création d’entreprise, le paiement d’impôt supplémentaire, l’apport d’innovations… et diminue donc mécaniquement le taux de chômage.  

 

Un problème d’intégration  

 

Le problème en France n’est donc pas le nombre mais bien l’intégration des immigrés. Manuel Valls a récemment annoncé qu’il allait faciliter les procédures de naturalisation est c’est une bonne chose car ca va  permettre d’intégrer des travailleurs et des étudiants étrangers qualifiés qui créeront la richesse de demain.  

 

La France doit également changer sa politique d’intégration et donner les moyens de faire fonctionner celle-ci. Au Etats-Unis, la politique d’immigration est volontariste. Les nouveaux immigrants permanents reçoivent un guide d’intégration. Ils sont poussés à s’intéresser à l’Histoire du pays, au patriotisme américain, etc.  

 

Le problème en France et en Europe, c’est qu’on oublie que l’immigration doit être un investissement avant d’être une solution économique. Les valeurs européennes et françaises (laïcité, droit des femmes, démocratie, liberté d’expression) devraient être acceptées par tout nouveau résidant sur notre territoire. La France a eu tendance à être trop laxiste sur ces questions.  

 

Un élément est également assez frappant et mérite d’être apporté dans le débat. En France, les citoyens voudraient que les candidats à l’immigration respectent leurs valeurs et le pays d’accueil, ce qui est normal. Pourtant, beaucoup délaisse totalement ces éléments. Le patriotisme n’a pas bonne presse : accrocher un drapeau français à votre fenêtre et vous vous faites traiter de facho. C’est aux antipodes des pratiques américaines où le culte du drapeau est très important. La démocratie est délaissé : le désengagement des Français durant les scrutins est frappant, etc.  

 

Je pense que la question de l’intégration rejaillie nécessairement sur les Français. Chacun doit participer à l’effort et à la réussite de son pays. Pourquoi un immigré ferait-il l’effort d’aimer l’Histoire de la France si les citoyens français ne la connaissent pas ?   

 

Pour terminer cette édito, je dirais donc que l’immigration peut être une solution efficace pour sortir l’économie européenne du marasme dans laquelle elle se trouve. La seule condition est d’avoir le courage de mettre en place collectivement une telle politique et de donner les moyens à celle-ci de réussir.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 14:18

The Airfood Project a été mis en place pour obtenir le maintien de l’aide alimentaire européenne, un fond européen d’urgence pour lutter contre la faim en Europe, menacé de suppression, ce qui mettrait en danger la survie de ses millions de bénéficiaires.

 

Pour alerter l’opinion, 4 associations françaises : La Banque Alimentaire, la Croix-Rouge, les Restos du Cœur et leSecours Populaire, ont repris le principe du jeu Air Guitar qui consiste à faire semblant de jouer de la guitare comme un pro, mais sans guitare. Ainsi, l’idée est de manger… avec une assiette vide, histoire de symboliser ce qui risque d’arriver à de nombreux européens en grande difficulté s’ils perdent l’aide alimentaire européenne.

 

La vidéo de la campagne est très parlante.

 

L’aide alimentaire européenne permet, depuis 25 ans, de répondre aux besoins alimentaires les plus urgents de plus de 18 millions d’européens précaires – grâce à la distribution de denrées agricoles en surplus, via les ONG. Il permet à la fois de fournir de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin, de lutter contre le gaspillage et d’offrir à ses bénéficiaires un moment d’écoute et de solidarité indispensable. Ce projet humanitaire peu coûteux et pragmatique est efficace et mérite d’être maintenu. 

 

Pour soutenir cette campagne, plusieurs actions son possible. Dans un premier temps, vous pouvez signer l’appel sur le site www.theairfoodproject.com. Il y a également la possibilité de se filmer en plein « Airfood » et de partager sa vidéo mais aussi d’interpeller les décideurs européens via Twitter.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 13:56

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Le Comité Nobel norvégien a décidé d'attribuer le prix Nobel de la Paix 2012 à l'Union européenne pour féliciter le projet expérimental et novateur qu’a été la construction européenne. Le comité a justifié ce prix avec ses mots « elle et ses précurseurs, contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe ».


Le prix Nobel de la paix reconnait ainsi le  travail emmené par des hommes (Monnet, Schuman, Spaak, Spinelli, Adenauer, Veil et tant d’autres) qui ont su créer les germes d’une paix durable entre les peuples.


Pour ma part, j’ai été heureux d’apprendre cette nouvelle vendredi 12 octobre. Ce prix rappelle l’œuvre de l’Union européenne et doit-nous permettre de continuer à avancer pour que ce projet entre dans une deuxième phase plus avancée, celle de l’Europe fédérale.


Ce prix doit être un électrochoc pour rappeler à chaque européen qu’au-delà de la crise européenne, nous pouvons proposer un cap pour relancer l’UE.


Le projet de paix et de solidarité doit être poursuivi pour que l’Union puisse devenir un véritable Etat démocratique. Alors que les tensions entre Etats sont fortes au sein de la zone euro et que certains menacent de quitter l’UE, seul le projet fédéraliste sera capable de redonner espoir aux peuples et de construire la paix européenne du XXIème siècle.


Je n’avais pas encore eu l’occasion d’écrire un billet sur cette nouvelle. Je pense que ce projet formidable en méritait un. Les élections européennes de 2014 vont permettre à chaque citoyen de s’approprier le projet européen pour lui donner un nouvel élan. Le prix Nobel donne l’occasion de débuter le débat. 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:32

Projet européenDepuis quelque temps, la question de l’UDI est devenue un peu trop central au Mouvement Démocrate. Le courrier envoyé par François Bayrou hier sur sa « Proposition pour un rassemblement du centre » en est une nouvelle preuve. Rassembler les centristes, c’est bien, mais tirer les conséquences des derniers échecs électoraux pour préparer la suite, c’est mieux.


François Bayrou a défini durant l’Université de rentrée du MoDem, ce qu’était selon lui le centre. On retrouve une partie de sa vision dans son courrier :


« Qu’est ce que le centre ? Le centre, c’est une résistance, c’est une certaine idée de la politique, et c’est un projet.


C’est une résistance d’abord au bipartisme, à l’idée que, quelles que soient les positions de fond des uns et des autres, on est systématiquement, parce qu’on appartient à un camp, pour les uns et contre les autres. Cette bipolarisation de tous les instants, parce qu’elle caricature le débat politique et empêche de se poser les bonnes questions, joue contre l’intérêt même de notre pays. Et ces dernières années, il n’est qu’un mouvement qui ait réellement résisté à cette dérive, c’est le nôtre.


Le centre, c’est une certaine idée de la politique fondée sur des valeurs : pour qu’un pays avance, il faut premièrement lui dire la vérité ; et il faut ensuite, particulièrement en période de crise, que les forces politiques différentes acceptent, d’une manière ou d’une autre, de coopérer, et de prendre leur part de responsabilité dans le destin du pays. C’est donc une certaine idée de l’unité nationale.


Le centre, enfin, c’est un projet : la société doit se construire comme une unité, ce qui interdit les affrontements de race, de religion, de classe sociale. Pour nous, les nations doivent s’unir au sein de l’ensemble européen, les générations être solidaires, par exemple pour l’environnement, et les peuples se gouverner par la conscience et la responsabilité des citoyens. »


Cette ligne clairement définie, doit maintenant permettre au Mouvement Démocrate d’avancer, pour préparer les prochaines élections européennes et municipales. Notre mouvement doit se focaliser là-dessus. Je ne dis pas qu’il faut négliger le rassemblement du centre, mais celui-ci se fera sur la base d’un projet. Je pense que le projet européen est la solution.


Au sein de l’ADLE, le MoDem, membre du Parti Démocrate Européen, doit proposer un projet fort, innovant et fédéraliste pour relancer le projet européen. Nous avons les experts, nous avons les idées. Il nous faut maintenant proposer un projet qui permettra de rassembler et de donner un nouvel élan aux démocrates en France.


Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe vert au Parlement européen et Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE, viennent de cosigner un livre « Debout l’Europe » dans lequel ils appellent au réveil de l’Europe : « L’Europe doit une fois pour toutes se défaire du nombrilisme de ses Etats-Nations. Une révolution radicale s’impose ».


Ce livre est un symbole. Des possibilités de rassemblement large et sans aucun doute, au-delà de l’UDI, existe dans le cadre du projet européen. Notre mouvement doit se concentrer sur ces futurs échéances et lancer sa campagne le plus rapidement possible.  

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