6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 21:57
Hollande : bienvenue en Sarkozy

La première année de présidence de François Hollande s’est bouclée aujourd’hui. La journée a donc été l’occasion pour toute la classe politique de faire un bilan de cette première période de gouvernance socialiste.

 

Les socialistes ont défendu le bilan du gouvernement même si la courbe de confiance du président de la République est historiquement basse par rapport à ses prédécesseurs. Main dans la main, les ténors de l’UMP, du FN et du Front de Gauche n’ont pas hésité à parler d’une année ratée pour François Hollande.

 

Si ce premier anniversaire a un arrière-goût amer pour tous les Français, c’est bien parce que François Hollande, le Président qui se voulait « normal » a omis de dire la vérité aux électeurs durant la campagne présidentielle de 2012. Il a voulu croire que son élection apporterait un changement sur le plan social, le plan économique et sur le plan politique, mais il ne suffit pas d’être élu pour ça. Cette déception doit également être l’occasion pour chaque citoyen de prendre conscience qu’on ne sortira pas de la crise de société que connait la France sans faire des efforts et qu’il y a une leçon à retenir, c’est qu’un candidat qui promet la facilité n’est pas forcément le meilleur.

 

En tout cas, le nouveau gouvernement avait une occasion unique d’impulser un nouveau mouvement et de changer en profondeur la société française en apportant les réformes structurelles dont l’Etat a besoin mais face à des choix difficiles, les socialistes se sont pour le moment, contentés de rafistoler les murs pour contenir la dette… Pire, pour faire face à un manque de réactivité évidente, François Hollande a décidé de faire du Sarkozy.

 

Le PS a dénoncé durant tout le mandat de Nicolas Sarkozy, ses manières et ses coups d’éclats pour occuper les champs médiatiques, mais François Hollande a maintenant décidé de faire la même chose en multipliant les effets d’annonce et les jolies formules « choc de simplification », « plan d'investissement sur 10 ans » mais le concret n’apparait pas encore et beaucoup de promesses ont été purement abandonnées. D’ailleurs, je rigole doucement quand je vois que certains Français seraient prêts à réélire Nicolas Sarkozy à la tête du pays alors que personne ne le supportait durant son mandat.

 

La grande réforme de cette première année pour Hollande restera donc la loi sur le mariage pour tous qui symbolise une avancée sociale majeure mais ne répond pas à l’urgence économique dans laquelle se trouve le pays.

 

Le début du mandat de François Hollande aura en tout cas montré que François Bayrou, le Président du MoDem, avait raison lorsqu’il affirmait que tout l’effort du pays devait se focaliser sur l’activité, sur l’économie, l’entreprenariat et la réussite industriel de la France.

 

Il reste 4 ans à François Hollande pour changer de méthode et pour réunir autour de la table un gouvernement resserré qui se concentrera sur l’essentiel pour apporter un projet nouveau à la France. En attendant, les Français auront l’occasion en 2014 de donner une direction en votant pour une ligne politique clair et planifier, celle du Mouvement démocrate, afin de donner du poids à François Bayrou et ses idées pour la France autour de la relance de la production, du rééquilibrage des finances publiques et de la moralisation de la vie politique.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 14:37

Le MoDem s'est exprimé, par la voix de Robert Rochefort, sur les décisions du gouvernement concernant la réforme des retraites:

 

ROCHEFORT

 

Retraites : "Cette réforme n'est pas vraiment juste", selon Robert Rochefort

 

Après les annonces du gouvernement sur son projet de réforme des retraites mercredi matin, Robert Rochefort, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi sur France Info aux propositions annoncées :


« Le gouvernement avait le choix entre quelque chose de mesuré, d'équilibré et d'efficace mais il a malheureusement fait le choix d'une réforme dure, rapide et qui comportent ainsi certains éléments d'injustice

J'en citerai un en particulier : le déplacement de l'âge sans décote (appelé aussi âge filet de protection) de 65 à 67 ans, qui pénalisera spécifiquement les personnes qui n'avaient travaillé complètement, qui ont eu des accidents de vie professionnelle ou qui sont rentrés tard dans la vie active.


Enfin je souligne le cynisme de l’approche retenue sur la pénibilité du travail. En ne reconnaissant celle-ci qu’à partir du moment où la maladie est déclarée, le gouvernement retient une réparation, c’est comme si à l’époque on avait dit aux mineurs qui étaient encore en bonne santé de travailler plus longtemps dans la mine que leurs collègues déjà malades !

La seule réponse humaniste et sincère aurait été en matière de pénibilité de refuser que certains salariés occupent des postes pénibles pendant l’intégralité de leur carrière et de proposer à tous ceux en situation professionnelle pénible une requalification vers des postes moins pénibles et moins fatigants pour leur fin de carrière.

Enfin à l’image des accidents du travail, il aurait fallu considérer la possibilité de moduler les cotisations des entreprises en fonction de la pénibilité subie par leurs salariés.

Cette réforme ne saurait par ailleurs être complète sans un plan important en faveur de l’emploi. Un plan qui devra à la fois : Créer plus d’activité, plus d’emplois et plus de production industrielle en France et en maintenant offrir à 55 ans des emplois moins fatigants, plus équilibrants et plus épanouissants.

La réforme qui est devant nous, et qui est donc d’autant plus nécessaire que la réforme annoncée aujourd’hui est dure, devra donc être la réforme du travail. »

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 10:00

Le nombre de conseillers des cabinets ministériels a augmenté de 17,2% entre 2008 et 2009. Les salaires des personnels contractuels de ces cabinets ont crû de 12,8% pour atteindre 7 157 euros brut. Les effectifs globaux ont enregistré une croissance de 11,1%...  voilà le type de données révélées jeudi par le député apparenté socialiste René Dosière.

L'homme est un habitué des dépenses de l'Elysée, des documents budgétaires ardus qu'il faut décortiquer et analyser... Un travail fastidieux auquel l'élu de l'Aisne s'attèle chaque année et qui prend, en ces temps de crise, une couleur toute particulière. Après avoir pointé l'envol des dépenses de l'Elysée en juin, puis fustigé la facture de la présidence française de l'union européenne en octobre, le député a passé au peigne fin le train de vie des ministères. Il livre ses résultats dans un communiqué intitulé «Le gouvernement ne connaît pas la crise».

Des «augmentations démesurées», «incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français», note le député qui s'insurge : «Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie.»


«Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais»


Ces chiffres, le poil à gratter des grands dépensiers les a obtenus en analysant le document budgétaire « jaune » consacré aux «personnels affectés dans les cabinets ministériels», que le ministère du Budget a envoyé cette semaine au Parlement dans le cadre de l'examen du budget 2010. «Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est : Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ?» interroge M. Dosière.


Dans le détail :


- Le nombre de conseillers ministériels est passé de 534 à 626 en un an (+17,2%).
- Le personnel d'intendance (cuisines...) est celui qui a le plus augmenté, passant de 257 à 303 en une année (+17,8%).
- Les effectifs globaux des cabinets (conseillers, chauffeurs, cuisiniers, secrétaires, gardes du corps...) ont progressé de + 11,1% (3 277 personnes).
- La rémunération mensuelle moyenne des membres contractuels (non fonctionnaires) de ces cabinets a augmenté de + 12,8% sur la même période pour s'établir à 7 157 euros brut.
- Le montant global des indemnités de sujétion particulière (primes de cabinet) s'élève à 31,7 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2009, soit une progression de + 20,6%. Des primes qui ont bénéficié à 3 465 personnes, pour un montant moyen de 9 155 euros.
- L'ensemble des rémunérations et traitement des effectifs des ministères ont dès lors augmenté de + 38,1 % passant de 50, 9 millions d'euros en 2008 à 70,3 millions d'euros en 2009.


Palmarès des ministères : 


René Dosière a également effectué un «palmarès» des ministres selon différents critères. Se classent ainsi premiers Jean-Louis Borloo (Ecologie) pour le nombre de conseillers (39), mais aussi de chauffeurs (48); Brice Hortefeux (Intérieur) pour le nombre de membres de son cabinet, hors conseillers (232) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères) pour le personnel d'intendance (40) et les agents de sécurité (59).


Par ailleurs, le cabinet ministériel le plus féminin est celui d'Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) avec 45% de femmes. Les cabinets les moins féminins sont ceux de Brice Hortefeux et de Christine Lagarde (Economie) avec seulement 16%. Les cabinets les plus féminins des secrétaires d'Etat sont ceux de Valérie Létard (Technologie vertes;  66%), Fadela Amara (Politique de la ville; 58%) et Nadine Morano (Famille et de la Solidarité; 57%)


Leparisien.fr avec l'AFP

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 13:00

C’est étonnant de constater que c’est un ancien membre du Parti Socialiste qui puisse défendre l’idée d’un grand débat sur l’Identité National ; ressortant par la même occasion un grand thème de Nicolas Sarkozy lors des Présidentielles de 2007.

 

On dit pour les centristes qui rejoignent l’UMP qu’ils deviennent ensuite plus à droite que la droite mais pour les membres du PS, c’est encore pire !

 

Forcément l’idée lancée par Eric Besson a suscité un tollé mais c’est sûrement le but recherché car ça fait gagner des voix… D’ailleurs l’UMP en a bien besoin après les polémiques sur le Prince Jean et sur les 3 Afghans.

 

Mais réfléchissons un peu, sur le long terme, l’UMP se flingue le pied et pire, il est en train de planter la société. Dans l’idée d’identité nationale, il y a un relent de racisme et de stigmatisation des musulmans. Stigmatiser l’Islam pousse à la confrontation des cultures et à l’extrémisme.

 

Le port de la burqua est sans aucun doute la réponse à ce rejet par pure stratégie politique. Le mieux vivre ensemble dans la compréhension attenue les extrémismes et nous devons le prôner.

 

L’identité nationale, comme le dit François Bayrou, n’appartient pas aux politiques. On ne peut pas lui donner une forme concrète car c’est un élément en perpétuel évolution. La France se base sur La Liberté, L’égalité, La Fraternité et la Laïcité alors appliquons c’est déjà ces valeurs et nous verrons ensuite…

 

Pour rappel, en Turquie, pays musulmans et laïque, le port du voile est interdit dans les Universités et les écoles. La France est un pays qui se veut laïque, elle a qu’à appliquer les mêmes principes en toute transparence plutôt que lancer des concepts nauséabonds.

 

 La France n’est pas menacée par les musulmans, elle est menacée par l’extrémisme et le racisme. Lancer l’idée d’une Identité Nationale c’est imposer une dictature de la masse à notre société.

 

Nous devons faire attention aux dérives. Vouloir cadrer une identité n’est pas s’en rappeler les pires moments de notre histoire et la société peut très facilement tomber dans un délire de la majorité.

 

Interdirons-nous les séropositifs comme aux USA ? L’homosexualité redeviendra-t-elle un péché ? Les minorités visibles seront-elles rejeter ?

 

Je crois qu’avec ce débat nous marchons sur des œufs et l’UMP risque de se voir imposer des choix dangereux avec l’opinion publique à qui on agite à longueur de temps des foulards rouges.

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:00

C’est demain, juste avant le conseil des ministres, que Nicolas Sarkozy annoncera la composition du nouveau gouvernement. Après le bon score des listes écologistes aux européennes, le nom de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, avait circulé. Ce matin, l’intéressée dément : pas question pour elle d’entrer dans ce gouvernement...

Reprendre un portefeuille ? Corinne Lepage n’est pas intéressée. A la veille du remaniement tant attendu, la vice-présidente du Modem dément : elle n’a pas été contactée, et même si cela avait été le cas, “ce serait non”. Et de se justifier : hier à Versailles, il n’y a eu “aucun changement de cap”.


Corinne Lepage est en effet restée sur sa faim. Après le discours de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires réunis en congrès, la présidente de Cap 21 dénonce “l’absence de vision” et souligne les “contradictions”.


L’annonce d’une taxe carbone n’a pas suffi à la convaincre
. Le manque de choix stratégiques sur les grands secteurs d’avenir sont donc à ses yeux des raisons suffisantes pour refuser un ministère.

Retrouvez sa réponse audio sur
France Info.

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