23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:29
Le plan de la future zone de Reun ar Moal, à cheval sur les communes de Daoulas et d’Irvillac.

Le plan de la future zone de Reun ar Moal, à cheval sur les communes de Daoulas et d’Irvillac.

La commission nationale d’aménagement commercial (Cnac) a dévoilé les arguments qui ont justifié le 17 avril dernier son rejet  sur le transfert de deux enseignes Mr Bricolage et Super U du bourg vers la future zone communautaire de Reun ar Moal suite au recours formulé par Bretagne vivante et Adel (Association de défense de l’environnement, du cadre de vie et du littoral du Pays de Daoulas).

 

Pour les deux dossiers, les arguments de la Cnac sont les mêmes et montre effectivement que le projet actuel n’est plus de notre temps et doit être repensé dans son ensemble :

 

- le devenir du site délaissé par la présente opération n’a pas fait l’objet d’engagements fermes ; qu’ainsi le projet risque de nuire à l’animation de la vie urbaine.

 

- le projet prendra place sur des terrains vierges de toute construction ; que sa réalisation marquera forment l’environnement en termes de consommation du foncier et ne participera pas à une gestion équilibrée de l’espace.

 

-  les transports collectifs et les modes de déplacement doux pour accéder au site d’implantation du projet sont quasi-inexistants.

 

- les efforts du demandeur en termes d’insertion paysagère ne seront pas de nature à atténuer l’impact du projet sur son environnement.

 

La question n’est pas d’abandonner tout projet économique sur Daoulas mais bien d’innover et de proposer des solutions nouvelles et cohérentes avec les problématiques environnementales et d’urbanisation moderne. Daoulas peut se démarquer si la commune décide de soutenir des projets durables sur le plan économique, social, environnemental et architectural.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:29

La CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) a décidé d’annuler l’autorisation d’implantation de Super U et de Mr Bricolage sur la ZAC de Reun-ar-Moal suite au recours déposé par l’Adel, Association de défense de l’environnement et du littoral du pays de Daoulas, et Bretagne Vivante. La Commission a ainsi jugé recevables les arguments des opposants à ce projet qui reprochent une consommation importante des terres agricoles, une mauvaise intégration des enseignes dans le paysage et émettent des doutes sur la régularité de la procédure.

 

C'est une bonne nouvelle pour la commune de Daoulas car le projet était mal engagé et n'avait pas pris en compte l'avis de la population.

 

Nous devons continuer à réfléchir au développement économique du territoire mais cette réflexion doit prendre en compte les enjeux socio-économiques, environnementaux et les perspectives d’avenir. Ce projet s’inscrivait clairement à contretemps. Les zones commerciales ont dénaturé nos communes et nos villes et réaliser un projet classique n’a aucun sens pour Daoulas.

 

Nous devons apporter un nouveau regard sur le développement économique de notre territoire et avant toute chose, faire un état des lieux des zones commerciales et artisanales déjà disponibles car elles sont nombreuses dans le pays de Landerneau-Daoulas. Il faut stopper le phénomène d’urbanisation et le grignotage  permanent des terres agricoles. On est dans la même logique que pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

Pour autant, les projets économiques ne doivent pas être bloqués systématiquement. Il faut réussir à faire émerger collectivement, avec toutes les parties prenantes, des projets durables dont l’impact sur l’environnement sera réduit. Il faut imaginer l’entreprise et le bâtiment de demain. Sur Daoulas, tout le monde peut se rendre compte que le projet de ZAC n’est ni bien placé, ni bien imaginé. Il doit être abandonné et les élus locaux doivent cogiter sur autre chose pour penser globalement le développement de la commune.

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